--C'est égal... elle m'a dit un mensonge... Je ne le lui pardonnerai de

ma vie. C'est si vilain, les mensonges, n'est-ce pas?

--Rien n'est plus laid, dit Giguelillot.

Line réfléchissait, les lèvres serrées.

--Je vous aime encore plus que mon amie, dit-elle.

Ici, Giglio cessa de se contenir. Il prit la petite Line dans ses bras,

la porta sur le lit sans quitter ses lèvres, d'autant plus facilement

qu'elle lui disait:

--Oh! oui!... mettez-vous là... tout près... tout près...

Et une heure plus tard, la blanche Aline avouait dans ses bras très

émus:

--Mirabelle est une menteuse. Je vous aime plus qu'elle, beaucoup plus

qu'elle... Je vous aime... comme je n'ai jamais aimé personne au

monde... Oh! ne vous en allez pas! ne vous en allez pas!

--Il le faut...

--Mais pourquoi?

--Le Roi m'attend... Mirabelle va rentrer...

--Je ne veux plus la voir! Je n'aime que vous! que vous!... Restez là...

je voudrais vous toucher depuis les pieds jusqu'à la tête et rester

ainsi toujours, les doigts dans vos doigts, la bouche sous la vôtre...

Je ne veux pas que vous vous en alliez... Obéissez-moi, enfin!

Giglio brusqua les choses:

--Tout est perdu, dit-il, si nous restons ici. Mirabelle vous reprendra

dans une heure. Elle-même sera prise une heure après et nous ne pourrons

plus jamais, jamais nous revoir, car le Roi vous emprisonnera de nouveau

dans vos appartements du palais.

--Alors, emmenez-moi, partons... Est-ce qu'il n'y a pas d'autres pays où

nous pourrions vivre tranquilles, sans que personne puisse nous

tourmenter?

Giglio eut pitié de Pausole:

--Vous aimez votre père, ma petite Line. Vous l'aimez beaucoup. Si vous

allez où il n'est pas, vous le regretterez bientôt.

--Oui, j'aime papa, mais pourquoi m'enferme-t-il? Si je reviens au

palais, je ne pourrai pas vous revoir et je serai malheureuse comme

avant... Car je le sens bien maintenant... j'étais très malheureuse...

Je ne m'en doutais guère...

--Il y a un moyen qui arrangera tout. Vous vous rappelez la maison dont

je vous avais parlé hier? la maison de ces bons vieillards qui

recueillent les enfants maltraités et les soignent?

--Oui. 22, rue des Amandines. Je crois que je me rappelle encore

l'adresse.

--Parfaitement. Allez-y. Allez-y tout de suite. Et quand on vous aura

donné la chambre qui vous convient (demandez la section des filles), je

me charge de vous en faire sortir avec toute votre liberté.

--Pour toujours?

--Pour toujours.

CHAPITRE X

OÙ L'ON PRESSENT LA FIN.

[Grec: Dio dei êchthai pôs euthys ek neôn, hôs ho Platôn phêsin, hôste

chairein te kai lypeisthai hois dei; hê gar orthê paideia hautê

estin.]

ARISTOTE, _Éthique_, II, 2.

Il était quatre heures, le lendemain, quand Pausole et ses deux

ministres furent reçus rue des Amandines, où le bon Roi, si bon qu'il

fût, ne croyait pas entrer en père.

Giguelillot, depuis le matin, avait mis zèle et patience, d'abord à

persuader au Roi que cette visite serait pleine d'attraits; ensuite à

instruire secrètement ses hôtes, afin qu'ils lui parlassent comme il

convenait de le faire.

Le directeur de la Société mena Pausole jusqu'à un fauteuil, s'inclina

trois fois devant lui et lut enfin, d'une voix satisfaite et ponctuée,

l'allocution que voici:

«Sire,

«L'Union tryphémoise pour le Sauvetage de l'Enfance ne saurait être

comparée aux oeuvres similaires des pays limitrophes, pas plus que les

lois de Votre Majesté ne souffrent de rapprochement avec celles des

nations rivales. Ici, nous recueillons les enfants maltraités,

physiquement ou moralement, mais le danger moral que nous prétendons

combattre n'est pas du tout celui que redoutent nos meilleurs confrères

étrangers, lesquels n'entendent pas comme nous le bonheur des petits

enfants.»

--Je le crois sans peine, dit Pausole.

--«Nous estimons, avec vous-même, Sire, que le jeune être acquiert très

tôt quelque droit à la liberté. Nous estimons qu'en soumettant la

jeunesse à l'autorité paternelle pendant vingt et une années

d'existence, les vieilles lois européennes prolongent dans leur sein

l'une des nombreuses racines que l'esclavage antique y laisse encore

vivantes. Le droit du père sur le fils, comme celui du mari sur la

femme, c'est, au fond, sous un nom quelconque, la mainmise du plus fort

sur l'épaule du plus faible, et il emprunte à la tyrannie son arbitraire

sans limites, en même temps que son prétexte et son drapeau: la

protection. Le mobile qui entraîne un citoyen libre à enfermer son

enfant dans les horribles geôles qu'on nomme les internats n'est pas

différent de celui qui le pousse, pendant les vacances, à martyriser le

pauvre petit du revers de la main ou du bout de la règle. L'homme, qui

n'a plus de droits sur les libertés de l'homme et qui ne peut plus

impunément séquestrer ou frapper un esclave humain, conserve partout son

pouvoir sur la personne de l'enfant, et, comme il faut bien qu'il abuse

de tous les pouvoirs qu'on lui donne, il abuse de celui-là, pour se

dédommager d'avoir perdu les autres.»

--Très bien pensé, dit Giguelillot. N'est-ce pas, Sire?

--Très bien, dit Pausole.

--«Nous considérons comme abus de pouvoir paternel toute atteinte portée

à la libre expression comme au libre exercice des volontés de l'enfant,

si ces volontés n'engagent que lui seul. Nous offrons chez nous un asile

à tous les enfants malheureux sans leur demander pourquoi ils

souffraient dans leur famille, mais en constatant avec une légitime

fierté qu'ils sont heureux dans notre sein. Nous entretenons chez eux le

goût spontané de l'étude au lieu de leur faire haïr toute espèce de

travail en les emprisonnant dans la salle de classe. Leur émulation

n'est pas moindre et nous avons constaté bien des fois que, près d'un

maître aimé, l'espoir des récompenses vaut la crainte des punitions. Les

deux sexes élevés ensemble apprennent à se connaître l'un l'autre et

sont ainsi moins exposés à se tromper cruellement plus tard. Lorsqu'il

leur plaît d'aller au jeu, ils sont libres là comme ailleurs. Rien ne

leur est défendu, hormis de se disputer. Ils se groupent comme ils le

veulent, dans la cour comme au dortoir. Respectant les lois naturelles

plutôt que les principes des hommes, nous n'enfermons pas les sens de

nos élèves dans une contrainte artificielle où ils dévieraient

fatalement, pour le plus grand dommage de leur santé fragile. Nous

favorisons au contraire l'expansion des jeunesses précoces, convaincus

qu'à retarder l'amour on ne fait que le rendre plus redoutable, et qu'à

suppléer le plaisir par le rêve on accomplit de mauvaise besogne. Ce

n'est pas là de l'éducation, au sens vraiment élevé du mot...»

Pausjole interrompit le discours:

--Et quand ces enfants vous demandent conseil?

--Sire, nous leur déconseillons les amitiés particulières, mais c'est

pour leur présenter les amitiés multiples comme un meilleur emploi de

leurs jeunes tendances. L'amour, l'amour exclusif d'une personne

individuelle, l'amour enfin tel qu'on l'enseigne dans les classes de

littérature des lycées français ou allemands, est en effet une tragédie

qui aboutit le plus souvent à la folie furieuse d'Oreste, à la triste

fin de Marguerite ou au suicide lamentable de Roméo et de Juliette. Les

faits divers de tous les grands quotidiens sont remplis de pareilles

catastrophes. Pénétrés du devoir qui nous incombe et de l'influence

salutaire que nous pouvons exercer, nous enseignons à nos élèves les

dangers d'un amour unique; certes, nous apportons ici le tact et la

discrétion que de pareils sujets comportent, mais nous ne saurions

oublier devant nos petits orphelins qu'il y va de leur santé morale et

de leur avenir tout entier.

--Je vous approuve des deux mains, dit Pausole. Débauchez! monsieur,

débauchez! On voit assez par ce qui se passe au dehors de nos frontières

les effets parallèles des deux grands systèmes. D'une part, dans les

classes supérieures, la claustration à la chambre et la continence

obligatoire de la jeunesse, contre la nature et le bon sens, ont fait

croître la race efflanquée, débile, phtisique et frappée d'anémie en qui

s'étiole aujourd'hui l'aristocratie européenne. Au contraire, d'où

viennent les ouvriers forts, les manieurs de marteaux, les porteuses de

pain? De Charonne et de l'East End, de Whitechapel et de Ménilmontant,

des longs faubourgs de Hambourg et des cloaques de Marseille, de tous

les milieux enfin où l'enfance pousse en liberté, se mêle et s'unit

selon ses instincts, sans retenue et sans contrôle...

Pausole, fatigué d'avoir tant parlé, se reposa en interrogeant:

--Aboutissez-vous? dit-il.

--Pas toujours, répondit le vieillard. Nous sommes cependant satisfaits,

au moins par comparaison. Une Société d'un pays voisin (oeuvre dont je

parlerai d'ailleurs avec tout le respect que mérite _a priori_ une

institution charitable) s'est donné pour mission de ne libérer ses

filles que vierges ou mariées. On ne sait pas bien pourquoi. Mais voici

des chiffres: en treize ans, cette Société a recueilli près de deux

mille cent cinquante enfants...

Giguelillot glapit:

--«C'est beaucoup, dit Candide.»

Le président continua:

--Et sur ce nombre énorme de jeunes nubilités, savez-vous combien elle a

marié de filles?... Deux.

Giguelillot grommela:

--«C'est beaucoup, dit Martin.»

Mais le président restait grave:

--Nous, au contraire, depuis sept années, sur huit cent quarante six

filles, nous en avons débauché huit cent douze. J'ose dire qu'étant

donné le but respectif des deux Sociétés...

--Oh! la vôtre l'emporte, affirma Pausole. Cela n'est pas douteux.

--Votre Majesté daigne reconnaître nos efforts?

--Non seulement je vous approuve, mais je vous subventionne, dit

Pausole. J'inscris soixante mille francs pour vous à mon budget de

l'Intérieur. Si cette somme ne suffit pas aux bonnes oeuvres que vous

pourriez faire, dites-le à mes ministres: elle sera augmentée.

Le vieillard s'inclina profondément, puis d'une voix subitement altérée,

il balbutia:

--L'accueil si bienveillant... que Votre Majesté... l'approbation,

veux-je dire... si flatteuse... que reçoivent ici nos idées... nos

tentatives... nos essais de réalisation... m'encourage à...

--Mais parlez donc!

--Sire, la communication que j'ai à faire ici... est d'ordre si

confidentiel... que je ne me crois pas le droit de l'exposer en ce

moment...

--Retirez-vous, mes amis, dit Pausole à ses conseillers... Et maintenant

parlez, monsieur: nous sommes seuls.

--Hier soir, à sept heures... nous avons vu entrer ici... une auguste

visiteuse, Sire... Son Altesse la Princesse Aline.

Pausole bondit:

--Ici?... Ma fille est ici?... dans ce lieu de perdition et de

proxénétisme?

--Elle demande secours... murmura le vieillard presque défaillant.

--Et contre qui?

--Contre son destin, Sire, contre son destin... elle n'accuse personne.

--Elle est seule?

--Toute seule.

--Dites-lui donc que je l'attends! elle se jettera dans mes bras!

--Oui... mais auparavant... elle demande que nous lui assurions... les

libertés que vous trouviez à l'instant si équitables, Sire, et que vous

déclariez justement offertes à la jeunesse des deux sexes...

--Allons! qu'est-ce que cela signifie?... Où est ma fille?... J'entends

la voir à l'instant même.

On la pria d'entrer.

* * * * *

Comme pour affirmer par un signe extérieur toutes les libertés qu'elle

avait déjà prises, Line avait revêtu le costume national des

Tryphémoises: le mouchoir de couleur aux cheveux et les mules.

Elle fit quelques pas, très fière de sa nudité symbolique, mais un peu

timide aussi.

Pausole la prit dans ses bras.

--Ma petite fille! mon petit enfant! pourquoi es-tu partie?

--Parce que j'avais rencontré une très bonne amie, papa, et parce que

dans ton palais tu me défendais d'aimer personne.

--Avec qui donc es-tu partie?

--Avec une danseuse d'opéra.

--Une danseuse? mais cela n'a aucune importance, alors?

--Ah! dit Line.

Pausole l'embrassa de nouveau.

--Tu veux bien revenir avec moi, maintenant? Tu m'embrasses?

--Oui, papa. Je te dis: «Oui» tout de suite. Je sens que je vais te

suivre partout; mais je sens aussi que tu vas me dire, et tout de suite

comme moi, dans l'oreille, quelque chose de très gentil.

--Que je t'aime bien?

--Et que tu me laisses libre.

--Mais enfin pourquoi?

--Parce que tu m'aimes bien.

Pausole, très ému, regarda sa fille. Longtemps il resta silencieux,

comme si une lutte profonde et presque pénible se livrait sous sa

poitrine entre les divers conseils de son affection paternelle. Puis il

dit un peu tristement:

--Eh bien, nous verrons, mon enfant. Je t'aime assez pour te rendre plus

heureuse que moi.

ÉPILOGUE

_Sat prata biberunt_, comme dit le vieil Horace.

_Le Temps_, 20 novembre 1900.

Revenu au palais le soir même par une marche très fatigante qui dura

près d'une heure et quart, le Roi Pausole passa trois jours en

silencieuses méditations.

Tryphême après son départ reprit sa vie accoutumée. La jeune fille

primée par M. Lebirbe continua de donner chaque soir le recommandable

exemple qui lui avait valu les palmes. Mirabelle, déchirée par le

désespoir en apprenant que Pausole avait repris sa fille, se rendit

pourtant à la nuit sous le monument de Félicien Rops où elle savait

pouvoir rencontrer Galatée. Toutes deux s'unirent ce soir-là jusqu'aux

derniers vertiges de la sensation et elles ne savaient pas encore de

quel amour fidèle et tendre cette longue étreinte en larmes nouait le

premier souvenir.

Giguelillot avait parcouru le chemin du retour en quatre bonds de son

petit zèbre, car il se devinait également incapable de cacher à la

blanche Aline les sentiments nouveaux qu'elle lui inspirait, et

d'exprimer à la belle Diane ceux qu'elle ne lui inspirait plus.

Pendant les trois jours où le Roi, seul avec sa bonne conscience, agita

en lui des questions de morale, Line et son ami page se retrouvèrent

toutes les nuits devant le Miroir des Nymphes toujours plein d'eau

lunaire et de feuillages obscurs.

--C'est très mal, disait Line, songeant à Mirabelle.

--Non, disait Giguelillot, puisqu'elle n'en sait rien.

Et il savait se faire pardonner tout ce que cette parole avait

d'abominable par tout ce qu'elle avait d'absolutoire et de consolant.

* * * * *

Enfin Pausole, un matin de soleil où la Reine Alberte venait de recevoir

ses faveurs courtoises mais un peu distraites, sortit du palais en

couronne et demanda sa mule Macarie.

En même temps il fit annoncer que tous les habitants de la demeure

royale, Reines, écuyers et dames d'honneur, ministres, pages et

palefreniers, eussent à se réunir en grande assemblée devant le cerisier

de sa justice afin d'y entendre les discours qu'il jugerait bon d'y

prononcer.

* * * * *

Lorsqu'il fut assis là dans sa rouge robe flottante avec le sceptre et

le globe d'or:

--Mesdames, dit-il, et vous, Messieurs, il est dur d'appliquer à sa

propre personne les principes que le sage répand comme des bienfaits.

J'ai cru longtemps qu'il me serait permis de maintenir la liberté sur

mon peuple bien-aimé sans éprouver moi-même dans certains cas ardus, ce

que cette liberté a parfois de pénible; du moins pour celui qui la

donne. Il me semblait que sur un territoire où l'on compte cinq cent

mille foyers, je pourrais sans grand dommage, en excepter un, un seul,

où une certaine autorité serait encore vivante. Il était tout naturel

que ce foyer fût le mien et que le dispensateur des indépendances ne

souffrît pas le premier de leurs excès possibles.

Ici le Roi prit un temps, cueillit une cerise délicieuse ou plutôt en

cassa le fil qui l'attachait à portée de ses doigts, et tout en aspirant

doucement le suc du fruit juteux et tiède, il suivit d'un oeil un peu

mélancolique l'agitation passionnée de la multitude qui l'écoutait.

--Mais, reprit-il, le Roi lui-même s'instruit. Je viens de faire un

voyage secret pendant lequel j'ai beaucoup appris, tant sur le genre

humain que sur mes devoirs envers lui. J'ai vu des foules heureuses et

libres dont le bonheur tenait à la liberté par des racines déjà si

profondes que je ne puis plus douter d'avoir semé cette graine dans son

terrain d'élection. Il m'a paru qu'autour de moi, on était moins heureux

parce qu'on était moins libre et cela suffit pour me dicter une sorte

d'abdication...

De grands cris l'empêchèrent d'achever:

--Non! Vive le Roi! disaient les voix. Abdiquer? Nous ne le voulons pas!

Pausole étendit la main.

--Je resterai votre chef, ou du moins, l'arbitre choisi par votre

consentement général pour assurer le maintien des droits qui sont

l'apanage de tous, et je ne changerai rien, pour ma part, à mes

habitudes d'existence que j'ai reconnues nécessaires à ma tranquillité

d'esprit. Mais je lève désormais la contrainte relative qui pesait sur

mes familiers. Taxis, mon ami, retournez en France d'où vous êtes venu à

nous comme le corbeau dans le vent d'hiver. À l'avenir mes femmes et ma

fille se règleront selon leurs inclinations. J'émancipe leurs têtes

charmantes que la vôtre rendait plus charmantes encore par le contraste

de sa hideur.

À ces mots il y eut dans la foule moins de joie peut-être que

d'attendrissement et, comme des enfants qui reçoivent des cadeaux

prestigieux sans oser y toucher encore, les femmes se pressèrent autour

de celui qui était si bon pour elles, et vinrent avec la blanche Aline,

fidèlement, lui baiser les mains.

* * * * *

Ci finit l'aventure extraordinaire du Roi Pausole, qui, pour retrouver

sa fille, alla jusqu'à parcourir sept kilomètres à dos de mule, de son

palais à sa grand'ville.

On aura lu cette histoire ainsi qu'il convenait de la lire, si l'on a

su, de page en page, ne jamais prendre exactement la Fantaisie pour le

Rêve, ni Tryphême pour Utopie, ni le Roi Pausole pour l'Être parfait.

FIN

TABLE DES MATIÈRES

LIVRE PREMIER

CHAPITRE PREMIER.--Comment le Roi Pausole connut pour la première

fois les vicissitudes de l'existence 1

CHAPITRE II.--Où l'on présente le Roi Pausole, son harem, son

Grand-Eunuque et le palais du gouvernement 16

CHAPITRE III.--Où l'on décrit la blanche Aline de la tête aux

pieds, pour que le lecteur déplore sa fuite et la pardonne en

même temps 23

CHAPITRE IV.--Comment le Roi Pausole rentra dans son palais et ce

qu'il jugea bon d'y faire 29

CHAPITRE V.--Du conseil que tint le Roi chez les femmes de son

harem et du choix qu'il sut faire entre plusieurs avis 36

CHAPITRE VI.--Comment Diane à la Houppe et le Roi Pausole virent

entrer quelqu'un qu'ils n'attendaient pas 50

CHAPITRE VII.--Qui est considérablement écourté, eu égard aux lois

en vigueur 61

CHAPITRE VIII.--Où Pausole examine des révélations sur une lettre

dont l'importance n'échappera point au lecteur 64

CHAPITRE IX.--Où Pausole se détermine 79

LIVRE DEUXIÈME

CHAPITRE PREMIER.--Comment la blanche Aline vit danser un ballet,

et ce qui s'ensuivit 89

CHAPITRE II.--Où Pausole, non content d'avoir pris une

résolution, va jusqu'à l'exécuter 98

CHAPITRE III.--Comment le Miroir des nymphes devint celui des

jeunes filles 106

CHAPITRE IV.--Où Pausole et ses conseillers manifestent leurs

contrastes 115

CHAPITRE V.--Où Mirabelle dévoile sa petite âme malicieuse et

sentimentale 123

CHAPITRE VI.--Où Pausole et ses compagnons causent à bâtons

rompus et s'arrêtent sur une pointe d'épingle 135

CHAPITRE VII.--Comment Giguelillot, après plusieurs aventures

pendables, inventa un stratagème et retrouva la blanche Aline 148

CHAPITRE VIII.--Où la blanche Aline prend son tub vers quatre

heures de l'après-midi 168

CHAPITRE IX.--Où Pausole, ayant secoué la mélancolie de la

Règle, éprouve les déboires de la Fantaisie 176

CHAPITRE X.--Comment Giguelillot parvint jusqu'au chevet de la

blanche Aline, et ce qui s'ensuivit 182

LIVRE TROISIÈME

CHAPITRE PREMIER.--Comment le harem abandonné leva l'étendard

de la révolte 197

CHAPITRE II.--Où M. Lebirbe entre en scène et où Philis pousse

un petit cri 204

CHAPITRE III.--Où l'on découvre un crime horrible 209

CHAPITRE IV.--Comment Giguelillot se présenta chez le Roi et

quelles paroles furent prononcées pour et contre sa bonne cause 216

CHAPITRE V.--Où chacun est traité selon ses vertus 224

CHAPITRE VI.--Où M. Lebirbe et le Roi Pausole s'aperçoivent

avec surprise qu'ils ne s'entendent pas sur tous les points 228

CHAPITRE VII.--Où l'on fait des récits de voyage sur un pays

bien singulier 241

CHAPITRE VIII.--Comment Taxis prétendit suivre l'exemple de la

belle Thierrette 252

CHAPITRE IX.--Comment Giguelillot comprenait les devoirs de

l'hospitalité antique 260

CHAPITRE X.--Où Giguelillot reçoit de Mlle Lebirbe une

proposition qui lui sourit tout de suite 271

CHAPITRE XI.--Comment les projets de Pausole et les rêves de

Diane à la Houppe s'accordaient exactement 287

LIVRE QUATRIÈME

CHAPITRE PREMIER.--Comment Diane à la Houppe expliqua son rêve

et Thierrette ses ambitions 295

CHAPITRE II.--Comment Philis trouva un mari 307

CHAPITRE III.--Où Philis babille, écoute et s'instruit 309

CHAPITRE IV.--Comment Taxis apprit enfin la vérité sur toute

l'affaire 321

CHAPITRE V.--Comment le Roi Pausole fut reçu par le peuple de

Tryphême 326

CHAPITRE VI.--De la promenade que fit Pausole à travers sa

capitale 342

CHAPITRE VII.--Où le lecteur retrouve heureusement les héroïnes

de cette histoire 351

CHAPITRE VIII.--Où les événements se précipitent 360

CHAPITRE IX.--Où Giguelillot, lui aussi, devient amoureux 376

CHAPITRE X.--Où l'on pressent la fin 385

ÉPILOGUE 395

3403.--L.-Imprimeries réunies, 7, rue Saint-Benoît, Paris.

End of Project Gutenberg's Les aventures du roi Pausole, by Pierre Louÿs

Les aventures du roi Pausole · 第 16 / 16 段