[Note 1: Poignard.]
[Note 2: De ta conscience.]
[Note 3: Nous dénoncer.]
[Note 4: Le diable.]
[Note 5: On se souvient peut-être qu'on pouvait lire, il y a quelques
années, sur tous les murs et dans tous les quartiers de Paris le nom de
_Crédeville_, ainsi écrit par suite d'une _charge d'ateliers_.]
[Note 6: Deux danseuses de la Porte-Saint-Martin, amies de Cabrion, vêtues
de maillots et d'un costume de ballet.]
[Note 7: Le lecteur se souvient que, trompée par l'émissaire de Sarah, qui
lui avait dit que Fleur-de-Marie avait quitté Bouqueval par ordre du
prince, Mme Georges était sans inquiétude sur sa protégée, qu'elle
attendait de jour en jour.]
[Note 8: Louis Desnoyers.]
[Note 9: Salaire élevé, si l'on songe que, défrayé de tout, le condamné
peut gagner de 5 à 10 sous par jour. Combien est-il d'ouvriers qui
puissent économiser une telle somme?]
[Note 10: Du plomb volé.]
[Note 11: Le juge.]
[Note 12: Le bourreau.]
[Note 13: Des grands voleurs.]
[Note 14: Dénoncé. On se souvient que Germain, élevé pour le crime par un
ami de son père, le Maître d'école, ayant refusé de favoriser un vol que
l'on voulait commettre chez le banquier où il était employé à Nantes,
avait instruit son patron de ce qu'on tramait contre lui et s'était
réfugié à Paris. Quelques temps après, ayant rencontré dans cette ville
le misérable dont il avait refusé d'être le complice à Nantes, Germain,
épié par lui, avait manqué d'être victime d'un guet-apens nocturne.
C'était pour échapper à de nouveaux dangers qu'il avait quitté la rue du
Temple et tenu secret son nouveau domicile.]
[Note 15: Forcer à donner de l'argent en menaçant de faire certaines
révélations.]
[Note 16: On vient de trouver, assure-t-on, le moyen de préserver les
malheureux ouvriers voués à ces effroyables industries. (Voir le
_Mémoire descriptif d'un nouveau procédé de fabrication de blanc de
céruse,_ présenté à l'Académie des sciences, par M. J.-N. Gannal.)]
[Note 17: En chambre particulière. Les prévenus qui peuvent faire cette
dépense obtiennent cet avantage.]
[Note 18: Par une excellente mesure hygiénique d'ailleurs, chaque
prisonnier est, à son arrivée, et ensuite deux fois par mois, conduit à la
salle de bains de la prison; puis on soumet ses vêtements à une fumigation
sanitaire. Pour un artisan, un bain chaud est une recherche d'un luxe
inouï.]
[Note 19: À ce propos, nous éprouvons un scrupule. Cette année, un pauvre
diable, seulement coupable de vagabondage, et nommé Decure, a été
condamné à un mois de prison; il exerçait en effet, dans une foire, le
métier de _squelette ambulant_, vu son état d'incroyable et épouvantable
maigreur. Ce type nous a paru curieux, nous l'avons exploité; mais le
véritable squelette n'a _moralement_ aucun rapport avec notre personnage
fictif. Voici un fragment de l'histoire de l'interrogatoire de Decure:
Le président: Que faisiez-vous dans la commune de Maisons au moment de
votre arrestation?
R.: Je m'y livrais, suivant la profession que j'exerce de _squelette
ambulant,_ à toutes sortes d'exercices, pour amuser la jeunesse; je
réduis mon corps à l'état de squelette, je déploie mes os et mes muscles
à volonté; je mange l'arsenic, le sublimé-corrosif, les crapauds, les
araignées, et en général tous les insectes; je mange aussi du feu,
j'avale de l'huile bouillante, je me lave dedans, je suis au moins une
fois par an appelé à Paris par les médecins les plus célèbres, tels que
MM. Dubois, Orfila, qui me font faire toutes sortes d'expériences avec
mon corps, etc. (_Bulletin des tribunaux_.)]
[Note 20: Dénoncé.]
[Note 21: La police.]
[Note 22: Un homme complice ou instigateur d'un crime, qu'il dénonce
ensuite à l'autorité, est un _mangeur_.]
[Note 23: À perpétuité.]
[Note 24: Trahi.]
[Note 25: Dénoncer les voleurs.]
[Note 26: Causer avec son avocat.]
[Note 27: De la victime.]
[Note 28: Repris de justice arrêté de nouveau.]
[Note 29: Juges.]
[Note 30: Pour comprendre le sens de cette horrible plaisanterie, il faut
savoir que le couperet glisse entre les rainures de la guillotine après
avoir été mis en mouvement par la défense d'un ressort au moyen d'un
cordon qui y est attaché.]
[Note 31: Du diable.]
[Note 32: La guillotine.]
[Note 33: Assassins.]
[Note 34: Nous maintenons ce barbarisme, l'expression de cécité
s'appliquant à une maladie accidentelle ou à une infirmité naturelle;
tandis que ce dérivé du verbe aveugler rend mieux notre pensée,
_l'action d'aveugler_.]
[Note 35: Mon père, le docteur Jean-Joseph Sue, croyait le contraire: une
série d'observations intéressantes et profondes, publiées par lui à ce
sujet, tendent à prouver que la _pensée survit quelques minutes à la
décollation instantanée._ Cette probabilité seule fait frissonner
d'épouvante.]
[Note 36: Nous l'avons manquée.]
[Note 37: Vol préparé de longue main.]
[Note 38: Honnête homme.]
[Note 39: Les honnêtes gens.]
[Note 40: Tel est le régime alimentaire des prisons au repas du matin,
chaque détenu reçoit une écuellée de soupe maigre ou grasse, trempée avec
un demi-litre de bouillon. Au repas du soir, une portion de boeuf d'un
quarteron, sans os, ou une portion de légumes, haricots, pommes de
terre, etc.; jamais les mêmes légumes deux jours de suite. Sans doute
les détenus ont droit, au nom de l'humanité, à cette nourriture saine et
presque abondante... Mais, répétons-le, la plupart des ouvriers les plus
laborieux, les plus rangés, ne mangent pas de viande et de soupe dix
fois par an.]
[Note 41: Voir les notes à la fin de l'ouvrage.]
[Note 42: Qu'on nous permette de mentionner ici avec une vénération
profonde le nom de ce grand homme de bien, M. Champion, que nous n'avons
pas l'honneur de connaître personnellement, mais dont tous les pauvres de
Paris parlent avec autant de respect que de reconnaissance.]
[Note 43: On ignore peut-être que la classe ouvrière porte généralement un
tel respect à la chose due que les vampires qui lui prêtent à la petite
semaine au taux énorme de 300 à 400% n'exigent aucun engagement écrit;
et qu'ils sont toujours religieusement remboursés. C'est surtout à la
Halle et dans les environs que s'exerce cette abominable industrie.]
[Note 44: Notre projet, sur lequel nous avons consulté plusieurs ouvriers
aussi honorables qu'éclairés est bien imparfait sans doute, mais nous le
livrons aux réflexions des personnes qui s'intéressent aux classes
ouvrières, espérant que le germe d'utilité qu'il renferme (nous ne
craignons pas de l'affirmer) pourra être fécondé par un esprit plus
puissant que le nôtre.]
[Note 45: Nous empruntons les renseignements suivants à un éloquent et
excellent travail publié par M. Alphonse Esquiros dans la _Revue de
Paris_ du 11 juin 1843. «La moyenne des articles engagés pour _trois
francs_ chez les commissionnaires des VIIIe et XIIe arrondissements est
au moins de _cinq cents_ dans un jour. La population ouvrière, réduite à
d'autres faibles ressources, ne retire donc du mont-de-piété que des
avances insignifiantes en comparaison de ses besoins. Aujourd'hui les
droits du mont-de-piété s'élèvent, dans les cas ordinaires, à 13%; mais
ces droits augmentent dans une proportion effrayante si le prêt, au lieu
d'être annuel, est fait pour un temps moins long. Or, comme les articles
déposés par la classe pauvre sont, en général, des objets de première
nécessité, il résulte qu'on les apporte et qu'on les retire presque
aussitôt; il est des effets qui sont régulièrement engagés et dégagés
une fois par semaine. Dans cette circonstance, supposons un prêt de 3
francs; l'intérêt payé par l'emprunteur sera alors calculé sur le taux
de 294% par an. L'argent qui s'amasse, chaque année, dans la caisse du
mont-de-piété tombe incontinent dans celle des hospices: cette somme est
très-considérable. En 1840, année de détresse, les bénéfices se sont
élevés à 422 215 francs. On ne peut nier, dit en terminant M. Esquiros
avec une haute raison, que cette somme n'ait une destination louable,
puisque venant de la misère elle retourne à la misère; mais on se fait
néanmoins cette question grave: _si c'est bien au pauvre qu'il
appartient de venir au secours du pauvre!_ Disons enfin que M. Esquiros,
tout en réclamant de grandes améliorations à établir dans l'exercice du
mont-de-piété, rend hommage au zèle du directeur actuel, M. Delaroche,
qui a déjà entrepris d'utiles réformes.]
[Note 46: Nous avons dit que dans quelques petits États d'Italie il existe
des monts-de-piété gratuits, fondations charitables qui ont beaucoup
d'analogie avec l'établissement que nous supposons.]