Rossini, né à Pezaro, vers 1783: _Tancredi_, _l’Italiana in Algeri_,
_il Turco in Italia_, _Otello_, _la Cova cenere_ (Cendrillon), _la
Gazza ladra_ (la Pie voleuse), etc., etc.
Pavesi.
Zingarelli.
Fioravanti.
Mayer.
Winter.
Weigl.
Le chevalier Caraffa.
Paccini fils.
Mosca.
Jh Mosca.
Generali.
Farinelli.
Nazolini.
Coccia.
Orlandi.
Gneco, Piémontais, mort, avait plusieurs partis de l’homme de génie.
Paganini, violon génois, égal aux Français pour l’exécution,
supérieur pour le feu et l’originalité.
* * * * *
FRANCFORT-SUR-LE-MEIN, _le 28 juillet 1817_.--Mon congé était
originairement de quatre mois; mais, comme je n’ai rien à faire dans ma
place, on l’a prolongé de deux mois et demi. Ainsi je savais bien que
j’étais en retard; mais j’espérais, parce qu’on espère quand on est
heureux. Depuis huit jours, le cœur serré par la laideur du nord, je
voyais les choses plus en noir. Ce matin, j’ai trouvé, en arrivant, des
lettres des ministres: c’est tout ce qu’il y a de plus malheureux. Non
seulement les ministres sous les ordres desquels je suis paraissent
irrités, mais le ministre qui m’aime paraît dégoûté de me protéger. Au
milieu de tout cela, j’ai manqué une distinction à laquelle j’avais
toutes sortes de droits, et qui seule depuis trois ans maintenait mon
ambition vivante.
J’ai couru tout Francfort: ces petites maisons de bois, avec le premier
étage avancé de deux pieds sur la rue, ces animaux grossièrement
sculptés en bois sur les boutiques, le gothique pauvre des édifices, le
soleil voilé, tout me dit que les beaux jours de l’Italie sont finis
pour moi. Au lieu de beaux-arts, je vais être condamné à entendre parler
de nouveau de cet éternel traité de _Westphalie_.--Il faut l’avouer
franchement, c’est un des momens les plus malheureux de ma vie. Il y a
tous les détails; par exemple, des collègues que je méprise ont obtenu
les distinctions dont je suis plus éloigné que jamais. Ma réputation de
_mauvaise tête_ va être augmentée, et tout ce qu’il peut y avoir de bon
en moi me sera compté comme faute! Il faudra cent dîners, en bas de
soie, avec des sots à rubans, et cinq cents parties de whist avec de
vieilles femmes, pour faire un peu oublier mon équipée; et, pour comble
de malheur, pas la moindre illusion, sentir que ces gens-là sont des
sots, que dans dix ans on les méprisera tout haut, et cependant perdre
ma vie avec eux: je suis très-malheureux[80]!--J’y ai réfléchi, je
recommencerais mon voyage, si c’était à refaire: non pas que j’aie rien
gagné du côté de l’esprit; c’est l’âme qui a gagné. La vieillesse morale
est reculée pour moi de dix ans. J’ai senti la possibilité d’un nouveau
bonheur. Tous les ressorts de mon âme ont été nourris et fortifiés; je
me sens rajeuni. Les gens secs ne peuvent plus rien sur moi: je connais
la terre où l’on respire cet _air_ céleste dont ils nient l’existence;
je suis de fer pour eux.
[80] L’auteur, qui n’est plus Français depuis 1814, est à un service
étranger.