MMmes Correa.
Festa.
Fabre.
Colbrand.
Chabrand.
Bassi (la comtesse).
Bassi (Eleonora).
Manfredini.
Belloc.
Pasta.
Crespi-Bianchi.
Ester Monbelli.
Anna Monbelli.
Eiser.
Bonini.
Napollon.
Liparini.
Morandi.
Camporezi.
Paer.
Marcolini (Fedele).
_Nota._ Les quartiers-généraux des gens de théâtre sont Milan et
Bologne. Une centaine de noms médiocres, que je ne transcris pas, ne
trouvent d’emploi que dans le carnaval. L’admirable Crivelli et madame
Camporezi sont à Londres. En 1817, l’opéra de Londres a été aussi bon
que celui de Paris est mauvais. L’_Agnese_, _Don Juan_ et la _Clemenza
di Tito_ y ont été exécutés aussi bien qu’à Milan. Le charme a été si
fort, que ce spectacle est devenu à la mode. La salle est une antique
copie de celle de Milan. Chaque loge coûte deux cent cinquante guinées
pour soixante-deux représentations, et le billet de parterre douze
francs. L’orchestre est assez bon, les décorations presque aussi
mauvaises que celles de France, les vêtemens mesquins. On dit que
l’année prochaine on fera venir un peintre de Milan, _Fuentès_ ou
_Sanquiric_. Pour la musique, Londres est plus sur la voie que Paris.
Les Anglais n’ont pas de _métalent_. Ils ont un goût passionné pour
entendre chanter; mais ils aiment également le _bon_ et le _mauvais_.
Nous n’en sommes pas _encore là_ en France.