«L'intérieur de Constantinople est très désagréable par sa pente vers
le canal et le port; on est obligé de mettre dans toutes les rues qui
descendent dans cette direction (rues fort mal pavées) des retraites
très près les unes des autres, pour retenir les terres que l'eau
entraînerait. Il y a peu de voitures: les Turcs font beaucoup plus
usage de chevaux de selle que les autres nations. Il y a dans le
quartier français quelques chaises à porteurs pour les dames. Il y a
aussi des chameaux et des chevaux de somme pour le transport des
marchandises. On voit également des portefaix, qui sont des Turcs
ayant de très gros et longs bâtons; il peuvent se mettre cinq {p.515}
ou six à chaque bout et portent des charges énormes d'un pas régulier;
un seul homme porte aussi de très lourds fardeaux. Ils ont un espèce
de crochet qui leur prend depuis les épaules jusqu'aux reins, et avec
une remarquable adresse d'équilibre, ils portent tous les paquets sans
être attachés.»