M. DURAND (_de Romorantin_).--Il n'y a qu'à fermer la Chambre!

_M. le ministre._--La Chambre sait que je ne me refuse jamais à la

discussion, mais aucune des questions que l'honorable préopinant vient

d'aborder n'est nouvelle à cette tribune. Elles y ont toutes été

débattues dans le cours de cette session, et avec toute l'étendue

qu'il a plu à la Chambre de leur accorder. Le gouvernement,

l'opposition, ont dit librement, complétement ce qu'ils croyaient

avoir à dire. Rien n'est changé dans l'état des faits depuis le moment

où ces discussions ont eu lieu. Je le demande; lorsque rien n'est

changé dans l'état des faits, doit-on renouveler sans nécessité des

débats qui, par leur retentissement extérieur, par la délicatesse des

questions qui s'y rattachent, ne sont jamais, je ne dirai pas sans

inconvénient, mais du moins sans difficulté, dans l'intérêt du pays

même.

Je ne viens donc pas, je le répète, rouvrir le débat sur ces

questions. Je viens rétablir des faits qui ont été inexactement

représentés ou affirmés; je viens répondre à des dénégations dénuées

de tout fondement.

Histoire parlementaire de France, Volume 3. Recueil complet des discours prononcés dans les chambres de 1819 à 1848 · 第 175 / 219 题