26 juillet 1914.

Méditation préliminaire.

_5 novembre._--Après trois mois, Je peux enfin reprendre ce livre

brutalement interrompu par la guerre allemande, guerre injuste et

cruelle, s’il en fut jamais, guerre de races, comme au quinzième siècle,

mais avec une exorbitance apocalyptique.

Au temps de Jeanne d’Arc, les plus fortes armées, anglaises ou

françaises, ne dépassaient guère vingt mille combattants et le sort d’un

empire se décidait en quelques heures. Aujourd’hui, des millions de

soldats sont affrontés sur des étendues immenses, les batailles durent

des semaines et les fleuves, comblés de cadavres, débordent. La

population de vingt grandes villes, déjà, n’égalerait pas le total des

morts depuis trois mois. La guerre des Mercenaires, il y a plus de deux

mille ans, fut appelée _inexpiable_. Quel nom faudra-t-il donner à

celle-ci? Il ne s’agit même plus de conquêtes, c’est l’extermination qui

est commandée, la totale et irréparable extermination des hommes et des

choses.

Dès le premier jour, il fallut que la France n’existât plus ou que

l’Empire allemand fût anéanti. Nul accommodement possible. Les haines

ont trop dépassé toute mesure et l’Europe, craignant de voir tarir

toutes ses sources, intervient avec fureur. La monstrueuse expansion

germanique est combattue à la fois par la France, la Russie,

l’Angleterre. Douze ou quinze millions d’images du Dieu vivant se

détruisant dans le crépuscule de toute civilisation, du ponant à

l’extrême orient! Vision de Patmos! Un ange même pourrait-il dire la fin

de ces choses?

La Lorraine de Jeanne d’Arc était, depuis 1870, sous les pieds des

brutes, profanation intolérable à Dieu et aux hommes. Où est-elle

maintenant, la sainte fille? Qu’est-elle devenue après 483 ans? Elle

mourait alors cruellement pour avoir délivré la France des Anglais.

Entendrait-elle aujourd’hui des Voix pour débarrasser des Allemands

notre République sans Dieu? Et quelles Voix? La Vierge des vierges,

Elle-même, n’a pu obtenir qu’on l’écoutât! Elle pleurait, pourtant, la

Douloureuse, et son peuple à Elle, c’était tous les peuples signifiés

par la seule France. Jeanne d’Arc avait peut-être entrevu cela dans le

demi-jour prophétique, sans aucune autre aperception immédiate que le

pauvre royaume de son temps et la «grande pitié qui était en ce

royaume». C’était tout pour elle et il n’a pas fallu davantage, au

quinzième siècle, pour que s’accomplît le plus étonnant miracle de

l’Histoire.

Il est indispensable de se rappeler que ce vieux siècle était chrétien,

non plus, il est vrai, des Catacombes ni des Arènes, mais de la misère

noire et de la tristesse infinie. De l’enthousiasme religieux qui avait

fait les Croisades, il lui restait encore cependant assez de foi pour

considérer les Plaies du Christ et, par là, il était capable de porter

le vin de l’Espérance qui fait germer les vierges fécondes.

Maintenant que reste-t-il, sinon comme parle Isaïe, «deux ou trois

olives à l’extrémité d’un rameau, tout au plus quatre ou cinq à la plus

haute cime de l’arbre, quand il a été fortement secoué»? Avec cela,

l’alliance avec la protestante Angleterre qui fit brûler Jeanne d’Arc

avant d’assassiner Napoléon et l’alliance avec la schismatique Russie

que la visionnaire de Dulmen voyait, il y a cent ans, comme une contrée

immense enveloppée de ténèbres impénétrables!

L’orgueilleuse et féroce Allemagne est visiblement condamnée, mais les

convulsions de ce monstre et les cataractes de sang!... Comment espérer

une arche sur un tel déluge? Et où sont les élus de Dieu pour y être

préservés? Sans doute la France a des promesses, étant l’unique d’entre

les nations à qui tout puisse être pardonné; mais elle a des comptes à

rendre aussi hauts que les colonnes du firmament, et c’est effrayant de

penser à ce qu’il lui faudra souffrir! Les carnages et les agonies de

l’heure présente sont-ils autre chose qu’une école d’entraînement pour

les martyrs futurs, c’est-à-dire pour les chrétiens capables encore de

sentir la prédestination de leur baptême? Aucune autre explication d’un

si prodigieux déchaînement n’est acceptable.

La destruction de la cathédrale et de la ville de Reims bombardées par

la surdité criminelle de son archevêque, membre du Sacré Collège,

contempteur et persécuteur de la Mère de Dieu qui avait pleuré _contre_

lui sur la montagne de la Salette; cette abominable immolation de la

capitale de Jeanne d’Arc, le 68e jour anniversaire de la célèbre

Apparition, à la _même heure_ où s’était accompli le Miracle et dans les

_mêmes circonstances liturgiques_, ne serait-elle pas le signe d’une

Colère que rien n’est plus capable d’endiguer?

Il y avait là une modeste et fragile statue de l’Héroïne, autour de

laquelle l’ouragan des obus a tout détruit, sans pouvoir

l’atteindre--jusqu’à cet instant--comme si la Pucelle de France avait

encore quelque chose à faire! Demain, peut-être, apprendrons-nous

qu’elle a été pulvérisée à son tour par la désobéissance implacable de

ce pontife. _Religio depopulata._

I

Le Lieutenant de Jésus-Christ.

L’an de grâce 1422, le 21 octobre, jour des Onze mille Vierges, _jour

périlleux_, selon les idées du Moyen Age, trépassait à Paris, en son

hôtel de Saint-Paul, Sa Majesté très-chrétienne et très déchue, le roi

Charles VI. Deux ans plus tôt, ce monarque détraqué, oubliant qu’il

avait un fils apte à lui succéder, avait abdiqué de fait au profit du

roi d’Angleterre en le constituant son héritier, extravagance inouïe

voulue par l’Allemande infâme qui partageait avec lui la royauté, depuis

trente-cinq ans, et lui avait donné douze enfants de provenance

incertaine.

Le successeur intrus, décédé quelques semaines auparavant, lui avait

sans doute fait un signe du fond de sa tombe, car il dut y avoir une

connexité mystérieuse entre ces deux potentats du songe et du mensonge

promis aux mêmes vers et appelés au même jugement. L’Allemande, réservée

au tribunal des prostituées infanticides, devait traîner quatorze ans

encore sa vieillesse ignominieuse.

La débauche princière assaisonnée de quelques massacres en Flandre et

ailleurs, puis trente-trois années de démence, tel avait été le triste

règne de Charles VI. Ce roi de France, jadis magnifique, rendit l’âme

dans un palais presque désert. Le chancelier de France, le premier

chambellan du roi, son confesseur, son aumônier, puis quelques rares

subalternes: tels furent les témoins de ses derniers moments. On déploya

pour ses funérailles la même pompe matérielle que pour Henri

d’Angleterre. Mais aucun prince du sang ne parut à ces fastueuses

cérémonies. Le 10 novembre suivant, le corps embaumé fut d’abord porté à

Notre-Dame, puis à Saint-Denis. Immédiatement après le char, dans le

trajet de Saint-Paul à la cathédrale, marchait seul, à pied, Jean, duc

de Bedfort. Venaient ensuite les autorités et une multitude de peuple.

Dans son ignorante et _surnaturelle_ affection, le peuple fut plus

fidèle à ce roi que les princes. Paris, dès le quatorzième siècle, était

déjà ce qu’il a toujours été depuis: une métropole d’opposition et la

capitale française de la raillerie. Vainement, sous ses yeux, Charles VI

le fou devint le jouet des partis, le butin du vainqueur. Vainement,

durant son règne et à l’ombre de son trône, tous les désordres, tous les

fléaux, toutes les misères, y compris la honte du joug étranger,

vinrent-ils s’appesantir sur la ville et sur le royaume. Jamais le

pauvre roi ne rencontra l’ironie ou l’insulte. La plus humiliante et la

plus dérisoire des infirmités n’altéra pas un seul jour, en sa personne

vénérée, le culte de la monarchie.

Le jour de sa mort, on ne vit point, au chevet de l’époux expirant,

Isabeau de Bavière, reine de France. Au jour des funérailles, Philippe

le Bon, duc de Bourgogne, était absent. Pas un fils, pas un parent. Mais

la multitude des petites gens--que ce roi avait écrasées--inondait la

capitale. «Et tout le peuple qui estoit en my les rues et aux fenestres,

pleuroit et crioit, comme si chacun vît mourir la chose que plus aimât.»

Ce jour-là, semble-t-il, il dut y avoir quelque étonnement dans la

nature.

Pourtant ces larmes d’un peuple malheureux, ce n’était pas la première

fois qu’il les répandait en accompagnant au sépulcre un de ses maîtres

impitoyables. La pauvre multitude croyait peut-être pleurer le défunt.

En réalité, ces humbles croyants pleuraient de voir disparaître une des

Épines de la Couronne douloureuse de Jésus-Christ, devinant ou

pressentant confusément en leurs cœurs que le nombre en était compté et

qu’à la fin le Fils de Dieu n’aurait plus de couronne sur la terre.

Seul, de tous les rois, celui de France pouvait être nommé son

Lieutenant. Quelque indigne qu’il fût ou parût être, il était

l’intérimaire indiscutable du Christ, étant assis sur son trône pour

chasser les diables. Il semblait guérir les aveugles, les muets, les

sourds, les lépreux, les paralytiques et ressusciter les défunts,

certaines images des anciens vitraux ayant paru l’attester, quelquefois,

dans de très obscures chapelles. On ne doutait pas qu’il eût le pouvoir

de marcher sur les eaux, s’il l’avait voulu, l’ayant vu souvent, sur son

cheval de guerre, cheminer dans le sang des morts. En tout cas, il

multipliait admirablement le pain de douleur et, quand il donnait un

ordre terrible, on croyait entendre une parabole de l’Évangile.

Lieutenant de Jésus-Christ! comme l’entendait Jeanne, précisant ainsi le

sentiment universel en ce déclin du Moyen Age. Quelqu’un s’est-il avisé

d’expliquer par la Loi Salique cette magnifique Lieutenance, apanage

exclusif et inaliénable de nos rois? Jésus étant le vrai Capitaine, il

ne se pouvait pas qu’une femme le remplaçât dans ce magistère tout divin

dont le plus saint et le plus victorieux chevalier n’eût pas été digne.

Les âmes simples et fidèles comprenaient cela et ne voyaient presque

plus un mortel dans le roi de France le moins estimable.

Toutes ces choses sont loin. C’était alors l’adolescence. A défaut de

joies terrestres, il y avait les délices de l’intimité avec Dieu que ne

connaissent plus les peuples modernes qui ont greffé sur l’arbre de la

Science le sauvageon de la Mort. Mais le souvenir de ce printemps n’est

pas complètement effacé, et quand un poète l’exprime, les larmes de

l’ancien amour jaillissent encore de quelques cœurs solitaires...

Henri V mort et son fils ayant à peine dix mois, le duc Jean de Bedfort

était régent de France. Ce prince anglais inique, impur et brutal,

autant qu’un Prussien du vingtième siècle, avait été désigné par la

Providence infaillible pour être l’adversaire toujours malheureux de

Jeanne d’Arc dont il ne put se débarrasser qu’en l’assassinant. Mais

avant l’apparition miraculeuse de cette missionnée de Dieu, il n’avait

devant lui que le lamentable fruit de Charles VI et de son Allemande. Et

encore c’était une question de savoir si le défunt roi l’avait engendré

lui-même. Il fallut une révélation de la Sainte pour dissiper cette

incertitude.

Quelle situation pour cet héritier du trône de France que ses ennemis

nommaient dérisoirement, mais avec exactitude, le roi de Bourges! Pas de

soldats, pas d’argent, moins encore de caractère, «de petit courage»,

dit Chastelain, «et toujours en crainte de mort violente», ne montrant

de vivacité que pour le plaisir et une sorte d’hébétement en face des

affaires et des périls. Les Anglais étaient maîtres de la Normandie et

d’une grande partie de la France occidentale, le duc de Bourgogne

régnant sur les Flandres et le plus traître des seigneurs, Georges de la

Trémouille régnant sur sa volonté. L’insuccès de Cravant et surtout le

désastre de Verneuil l’accablèrent. Vainement, n’étant encore que

dauphin, il avait approuvé, sinon commandé, l’assassinat de Jean sans

Peur, assassin lui-même, usurpateur violent du pouvoir et fauteur de la

guerre civile; qui n’avait pas craint, en 1416, de traiter à Calais avec

Henri V, vainqueur d’Azincourt, déchaînant ainsi sur le royaume la honte

et le fléau de l’invasion. Cette exécution d’un scélérat audacieux, à

laquelle manqua seulement la forme judiciaire, avait achevé de

compromettre le jeune prince, en délivrant le roi d’Angleterre de son

plus formidable compétiteur, et donné lieu à l’exécrable traité de

Troyes qui faisait la France anglaise.

Cent ans plus tard, en 1521, François Ier, passant par Dijon, visita la

Chartreuse, antique cimetière de la maison ducale de Bourgogne. Ce roi

de France, descendant de Louis, duc d’Orléans, frère de Charles VI,

assassiné en 1407, voulut contempler à nu la dépouille mortelle de Jean

sans Peur, l’assassin de son aïeul, qui, depuis la boucherie du pont de

Montereau, y avait été transportée. A l’aspect de l’effrayante crevasse

qui entaillait le crâne du duc Jean, François Ier, expert en coups

d’estoc et de taille, se récria sur l’énormité de la blessure. «_Sire_,

lui dit le chartreux qui l’accompagnait, _c’est par ce trou que les

Anglais sont entrés en France_.»

S’il peut y avoir une excuse à la débilité d’âme de Charles VII qui fut

nommé le Victorieux, parce que d’autres--et quels autres!--lui avaient

reconquis son royaume; cette excuse cardinale, hyperbolique, à la

stagnation la plus révoltante et à l’ingratitude la plus noire, il faut

la chercher d’abord dans son origine d’enfant de fou et de prostituée,

puis dans le tourbillon sanglant des incohérences monstrueuses qui

l’environnèrent dès le berceau.

Né le 21 février 1403, en l’hôtel royal de Saint-Paul, le prince enfant

eut tout de suite son appartement ou quartier d’habitation très près de

là, en l’hôtel du Petit-Musc--ou _Pute-y-muce_--dont le nom seul est

suffisamment évocateur. Le petit comte de Ponthieu,--tel fut son titre

jusqu’au jour où la mort de ses aînés le fit Dauphin--vécut donc ses

premières années enveloppé d’une atmosphère d’orgies élégantes dont il

garda le souvenir et pratiqua les leçons dans son ignoble vieillesse.

Mais d’autres images furent offertes à son enfance.

Assurément il ne vit pas l’égorgement ou, pour mieux dire, la

charcuterie de son oncle d’Orléans, haché vif par l’ordre de Jean sans

Peur, mais il dut entendre la clameur énorme qui s’ensuivit et l’affreux

orage de la guerre civile qui en fut la conséquence. Assistant ou

spectateur intéressé de l’épouvantable rivalité des Armagnacs et des

Bourguignons, il vit, de loin ou de près, l’abomination des Cabochiens

précurseurs des horribles tueurs de septembre 92, et l’abomination plus

grande de l’invasion de son héritage par les Anglais qui arrivaient

comme des corbeaux, ivres encore de l’énorme carnage d’Azincourt.

Devenu grand et pour inaugurer son adolescence, il fait assassiner à

Montereau le duc de Bourgogne, en représailles peut-être du récent

massacre des Armagnacs, mais certainement pour en finir avec les

palinodies de ce mauvais homme qui pouvait, d’un moment à l’autre,

livrer la France aux étrangers. Alors il se trouva en présence d’Henri

V, de Bedfort et de son effrayante mère. Vision panique!

Soutenu quand même par l’audace militaire de quelques impavides tels que

Dunois le grand Bâtard, Richemont, d’Alençon, Poton de Saintrailles et

le fabuleux Étienne de Vignolles surnommé La Hire, tant il était

redoutable, il se traîna misérablement jusqu’à l’arrivée de Jeanne

d’Arc, laquelle se vit forcée de le traîner à son tour, comme un

cadavre, jusqu’à la dernière marche du trône de France où elle le

contraignit de monter. Rien de pareil ne s’était vu ni ne se reverra,

très probablement. Il était trop avorton pour cette grande fille du

peuple et l’héroïque Moyen Age finissait trop en sa personne.

Lorsqu’il fallut faire marcher ce roi stagnant à qui rien n’était

demandé que le sacrifice momentané de ses divertissements imbéciles,

sans qu’il eût à faire un geste de combattant, ce fut pour Jeanne le

commencement du martyre. Même après la levée miraculeuse du siège

d’Orléans, après Patay, après Troyes, après le prodigieux fait de son

sacre, alors qu’il n’avait plus qu’à étendre la main pour prendre Paris

et devenir le maître en France, il affecte encore d’être incertain,

prend conseil de deux ou trois scélérats qu’il méprise et retourne à son

bourbier.

Lorsque Jeanne, hideusement trahie, est enfin captive de ceux que son

nom seul faisait trembler, Charles VII qui aurait pu la délivrer, en

usant un peu de l’ascendant énorme qu’il devait aux exploits de la

merveilleuse enfant; ce roi fabriqué par elle avec de la boue, qu’un

atome de chevalerie aurait dû précipiter pour elle aux tentatives les

plus audacieuses, ne fit pas un pas et continua de croupir sous son La

Trémouille jusqu’au jour tardif où il lui fallut consentir à

l’immolation de ce suborneur de vomissement et d’opprobre.

Georges Chastelain, le pompeux historiographe des ducs de Bourgogne,

ennemi, d’ailleurs, de Jeanne d’Arc et de la France, a fait, en trois

mots, le portrait de Charles VII. «Il avait», dit-il, «trois défauts:

_muableté_ (inconstance), _diffidence_ (méfiance) et _envie_». Peu

importe qu’il lui prête en compensation certaines qualités. Cela suffit

pour le déshonneur d’un prince. Imaginez seulement ces trois vices chez

un laboureur ou un cordonnier et vous aurez la donnée d’un méchant

homme. S’il vous plaît d’ajouter à cela un orgueil immense, le goujat

deviendra soudain Guillaume II. Dispositions excellentes pour finir sa

vie dans l’ordure et Charles VII n’y manqua pas. Il est vrai qu’on ne

peut pas lui reprocher un grand orgueil. Tout était petit en ce

Lieutenant du Christ. Mais les défauts signalés par Chastelain lui

suggérèrent au moins deux iniquités incomparables: l’abandon

incompréhensible de la Pucelle qui lui avait donné son royaume et le

monstrueux procès de son créancier Jacques Cœur qui l’avait secouru

vingt fois.

Il ne restait plus à ce pantin que la putréfaction finale de Louis XV

qui n’a pas plus inventé le Parc aux Cerfs que la poudre à canon. On

assure que la Dame de Beauté, Agnès Sorel, lui éleva le cœur tant soit

peu, ce que j’ai quelque peine à croire. Après la mort de cette

éblouissante concubine, le _muable_ Lieutenant du Fils de Dieu, intrôné

par Jeanne d’Arc et bourreau de Jacques Cœur, mourut dans les bras d’une

quarantaine de filles d’_honneur_ qu’il avait attentivement corrompues.

Jeanne d'Arc et l'Allemagne · 第 13 / 25 题