_Dessins et photographies rapportés par L. Sabattier, notre envoyé
spécial au-devant de Stoessel._
[Illustration: Mme Stoessel. LE GÉNÉRAL STOESSEL SUR LE PONT DE
L'«AUSTRALIEN» _Croquis de L. Sabattier, sur lequel le général Stoessel
a apposé sa signature.)_]
[Illustration: Mme Stoessel Général Stoessel. Aide de camp du général.
Groupe des passagers de l'«Australien».]
Notre collaborateur L. Sabattier, parti il y a plus d'un mois au-devant
des défenseurs de Port-Arthur rentrant en Europe par l'_Australien_, a
fait route jusqu'à Port-Saïd avec le général Stoessel et ses glorieux
compagnons d'armes.
Nous publierons la semaine prochaine l'intéressant récit qu'il a
rapporté et qu'il illustrera de nombreux croquis et de curieux
instantanés.
Mais nous avons voulu auparavant consacrer, dès cette semaine, un
important supplément à reproduire intégralement une série unique de
photographies prises pour l'_Illustration_ pendant les dernières
semaines du siège.
Ces photographies n'avaient pu nous être adressées avant la reddition de
la place étroitement bloquée Emportées par un des officiers russes
passagers de _l'Australien_, elles ont été remises par lui à notre
envoyé.
[Illustration: Le débarquement du général Stoessel et de Mme Stoessel à
Port-Saïd.]
Les épisodes glorieux et sanglants des grands sièges dont parle
l'histoire ont été représentés par les peintres militaires dans des
tableaux mouvementés. Ici, ce n'est pas l'oeuvre d'un artiste; rien n'est
apprêté, rien ne vise à l'effet: c'est l'aspect lamentable et morne de
la destruction et de la mort. Mais quelle composition savante ou
fougueuse égalerait en émotion ces simples clichés photographiques, dont
la sincérité fait toute la beauté, et qui resteront comme des
témoignages à jamais irrécusables des horreurs de l'agonie de
Port-Arthur?
[Illustration: LES DERNIÈRES SEMAINES DE LA RÉSISTANCE DE PORT-ARTHUR
_Photographies de notre correspondant à Port-Arthur, K.-D. Linzpaitner_,
qui n'ont pu nous parvenir qu'après la reddition de la place. Le dépôt
du génie (magasins d'huile, de pétrole, de peinture), incendiés par les
obus japonais à la fin d'octobre.]
[Illustration: LA DÉFENSE DE LA MONTAGNE HAUTE (COLLINE DE 203
MÈTRES).--Les réserves allant prendre position. Les réserves
(tirailleurs sibériens) s'engagent dans une tranchée.--On distingue sur
le flanc de la colline les travaux de défense et d'abri des Russes.--A
gauche du sommet éclate un shrapnell japonais.]
[Illustration: Wagons atteints par les obus, dans la gare.--Au fond, la
colline aux Cailles. _Photographies de notre correspondant à
Port-Arthur, K.-D. Linzpaitner._]
[Illustration: ASPECT DE PORT-ARTHUR QUELQUES JOURS AVANT LA REDDITION
(DÉCEMBRE 1904). Toits des maisons troués par les obus.--Dans la rade
intérieure, navires atteints par les projectiles japonais après la prise
de la Montagne Haute.--Au centre, la rue Pouchkine. _Photographie de
notre correspondant à Port-Arthur, K.-D. Linzpaitner._]
[Illustration: AU PIED DE LA MONTAGNE HAUTE (COLLINE DE 203 MÈTRES), LE
MATIN MÊME DU JOUR OU LES JAPONAIS SE SONT EMPARÉS DE LA POSITION (30
novembre 1904). A gauche, tombes des morts des journées précédentes.--A
droite, un soldat recueille les cartouches des morts de la nuit, avant
qu'on les enterre dans la fosse que d'autres soldats creusent un peu
plus loin.--Le flanc de la colline est semé d'excavations dont les unes
sont des tranchées ou abris russes, les autres des trous creusés par
l'explosion des gros obus japonais. _Photographie de notre correspondant
à Port-Arthur, K.-D. Linzpaitner._]
[Illustration: Le «Poltava». Le «Gilliak» Le «Peresviet».]
[Illustration: Le «Pallada». Le «Pobieda».]
[Illustration: Le «Retvisan».]
CE QUI RESTE DE LA PREMIÈRE ESCADRE RUSSE DU PACIFIQUE _Photographies de
notre correspondant à Port-Arthur, K.-D. Linzpaitner._
[Illustration: L'hôpital nº 9 avec les trous d'obus japonais dans le mur
à la hauteur du premier étage.]