[1] On sait qu'il y a en effet deux ordonnances,
remplies d'un touchant intérêt pour la race canine, qui
interdisent l'attelage des chiens.
[2] Selon la tradition, il aurait été prédit à la mère de
Sixte-Quint qu'il serait pape, et il aurait été dans sa
première jeunesse, gardeur de troupeaux.
[3] On lit dans les _Affaires de Rome_, cet admirable
réquisitoire contre Rome, dû au génie le plus
véritablement _évangélique _de notre siècle: « Tant que
l'issue de la lutte entre la Pologne et ses oppresseurs
demeura douteuse, le journal officiel romain ne contint
pas un mot qui pût blesser le peuple vainqueur en tant de
combats; mais à peine eut-il succombé, à peine les atroces
vengeances du czar eurent-elles commencé le long supplice
de toute une nation dévouée au glaive, à l'exil, à la
servitude, que le même journal ne trouva pas d'expressions
assez injurieuses pour flétrir ceux que la fortune avait
abandonnés. _On aurait tort pourtant d'attribuer
directement cette indigne lâcheté au pouvoir pontifical_, il
_subissait la loi que la Russie lui imposait; elle lui disait:
_VEUX-TU VIVRE? TIENS-TOI LÀ!... PRÈS DE
L'ÉCHAFAUD... ET À MESURE QU'ELLES PASSERONT...
MAUDIS LES VICTIMES!!! » - (Lamennais_, Affaires de
Rome_, page 110. Pagnerre, 1844.)
[4] Le pape Grégoire XVI venait à peine de monter sur
le trône pontifical quand il apprit la révolte de Bologne.
Son premier mouvement fut d'appeler les Autrichiens et
d'exciter les _Sanfédistes. _Le cardinal Albani battit les
libéraux à Césène, ses soldats pillèrent les églises,
saccagèrent les villes, violèrent les femmes. À _Forli_, les
bandes commirent des assassinats de sang-froid. En 1832,
les _Sanfédistes _se montrèrent au grand jour avec des
médailles à l'effigie du duc de Modène et du saint-père, des
lettres patentes au nom de la congrégation apostolique, des
privilèges et des indulgences. Les _Sanfédistes _prêtaient
littéralement le serment suivant: « Je jure d'élever le
trône et l'autel sur les os des infâmes libéraux, et de les
exterminer, sans pitié pour les cris des enfants et les
larmes des vieillards et des femmes. » Les désordres
commis par ses brigands passaient toutes les limites; la
cour de Rome régularisait l'anarchie, organisait les
_Sanfédistes _en corps de volontaires auxquels elle
accordait de nouveaux privilèges. _(La Révolution et les
Révolutionnaires en Italie. _- Revue des Deux Mondes, 15
novembre 1844.)
[5] Variété des oiseaux de paradis, gallinacés fort
amoureux.
[6] Célèbre marchand et entreposeur de chevaux, de
meutes, etc., etc., à Londres.
[7] On lit dans la _Ruche populaire_, excellent recueil
rédigé par des ouvriers, dont nous avons déjà parlé:
« CARDEUSE DE MATELAS. - La poussière qui s'échappe
de la laine fait du cardage un état nuisible à la santé, mais
dont le danger est encore augmenté par les falsifications
commerciales. Quand un mouton est tué, la laine du cou
est teinté de sang; il faut la décolorer, afin de pouvoir la
vendre. À cet effet, on la trempe dans la chaux qui, après en
avoir opéré le blanchiment, y reste en partie; c'est
l'ouvrière qui en souffre; car, lorsqu'elle fait cet ouvrage,
la chaux, qui se détache sous forme de poussière, se porte à
sa poitrine par le fait de l'aspiration, et le plus souvent lui
occasionne des crampes d'estomac et des vomissements
qui la mettent dans un état déplorable; la plupart d'entre
elles y renoncent; celles qui s'y obstinent gagnent pour le
moins un catarrhe ou un asthme qui ne les quitte qu'à la
mort.
[8] Disons-le à la louange des ouvriers, ces scènes
cruelles deviennent d'autant plus rares qu'ils s'éclairent
davantage et qu'ils ont plus conscience de leur dignité. Il
faut aussi attribuer ces tendances meilleures à la juste
influence d'un excellent livre sur le compagnonnage,
publié par M. Agricol Perdignier, dit Avignonais la Vertu,
compagnon menuisier (Paris, Pagnerre, 1841, 2 vol. in-18).
[9] Les _Loups _et les _Gavots_, entre autres, font
remonter l'institution de leur compagnonnage jusqu'au roi
Salomon. (Voir, pour plus de détails, le curieux ouvrage de
M. Agricol Perdiguier, que nous avons déjà cité et d'où ce
chant de guerre est extrait.)
[10] Nous serons compris de ceux qui ont entendu les
admirables concerts de l'Orphéon, où plus de mille
ouvriers, hommes, femmes et enfants, chantent avec un
merveilleux ensemble.
[11] C'est en effet, le prix moyen d'un logement
d'ouvrier, composé au plus de deux petites pièces et d'un
cabinet, au troisième ou au quatrième étage.
[12] Ce chiffre est exact, peut-être même exagéré... Un
bâtiment pareil, à une lieue de Paris, du côté de
Montrouge, avec toutes les grandes dépendances
nécessaires, cuisine, buanderie, lavoir, etc., réservoir à gaz,
prise d'eau, calorifère, etc., entouré d'un jardin de dix
arpents, aurait, à l'époque de ce récit, à peine coûté cinq
cent mille francs. Un constructeur expérimenté a bien
voulu nous faire un devis détaillé qui confirme ce que nous
avançons. On voit donc que _même à prix égal _de ce que
payent généralement les ouvriers, on pourrait leur assurer
des logements vraiment salubres et encore placer son
argent à dix pour cent.
[13] Le fait a été expérimenté lors des travaux du
chemin de fer de Rouen. Les ouvriers français qui, n'ayant
pas de famille, ont pu adopter le régime des Anglais, ont
fait au moins autant de besogne, réconfortés qu'ils étaient
par une nourriture saine et suffisante.
[14] Nous avons dit que la voie de bois en falourdes ou
cotrets revenait au pauvre à _quatre-vingt-dix francs_, il
en est de même de tous les objets de consommation pris
au détail, le fractionnement et le déchet étant à son
désavantage.
[15] Le règlement qui traite des fonctions du comité
est précédé des considérations suivantes, aussi honorables
pour le fabricant que pour ses ouvriers:
« Nous aimons à le reconnaître, chaque contremaître,
chaque chef de partie et chaque ouvrier contribue dans la
sphère de son travail, aux qualités qui recommandent les
produits de notre manufacture. Ils doivent donc participer
aux bénéfices qu'elle rapporte, et continuer à se vouer aux
progrès qui restent à faire; il est évident qu'il résultera un
grand bien de la réunion des lumières et des idées de
chacun. Nous avons, à cet effet, institué le comité dont la
composition et les attributions seront réglées ci-après.
Nous avons eu aussi pour but, dans cette institution,
d'augmenter, par un fréquent échange d'idées entre les
ouvriers, qui, jusqu'à présent, vivaient et travaillaient
presque tous isolément, la somme de connaissances de
chacun, et de les initier aux principes généraux d'une
bonne et saine administration. De cette réunion des forces
vives de l'atelier autour du chef de l'établissement
résultera le double bénéfice de l'amélioration intellectuelle
et matérielle des ouvriers et l'accroissement de la
prospérité de la manufacture.
« Admettant d'ailleurs, comme juste, que la part
d'efforts de chacun soit récompensée, nous avons décidé
que, sur les bénéfices nets de la maison, tous frais et
allocations déduits, il sera prélevé une prime de cinq pour
cent, laquelle sera partagée par portions égales entre tous
les membres du comité, à l'exclusion des président, vice-
président et secrétaire, et leur sera remise chaque année le
31 décembre. Cette prime sera augmentée d'un pour cent
chaque fois que le comité aura admis trois membres
nouveaux.
« La moralité, la bonne conduite, l'habileté et les
diverses aptitudes au travail ont déterminé nos choix dans
la désignation des ouvriers que nous appelons à la
formation du comité. En accordant à ses membres la
faculté de proposer l'adjonction de nouveaux membres,
dont l'admission aura pour base les mêmes qualifications
et qui seront élus par le comité lui-même, nous voulons
présenter à tous les ouvriers de nos ateliers un but qu'il
dépendra d'eux d'atteindre un peu plus tôt ou un peu plus
tard. L'application à remplir tous leurs devoirs dans
l'accomplissement le plus parfait de leurs travaux et dans
leur conduite hors du travail leur ouvrira successivement
la porte du comité. Ils seront aussi appelés à jouir d'une
participation juste et raisonnable aux avantages résultant
des succès qu'obtiendront les produits de notre
manufacture, succès auxquels ils auront concouru, et qui
ne pourront qu'augmenter par la bonne intelligence et par
la féconde émulation qui régneront, nous n'en doutons
pas, parmi les membres du comité. (Extrait des
dispositions relatives au comité consultatif composé d'un
président (chef de la fabrique, - d'un vice-président, - d'un
secrétaire - et de quatorze membre, dont quatre chefs
d'ateliers et dix ouvriers des plus intelligents dans chaque
spécialité.)
« Art. 6. Trois membres réunis auront le droit de
proposer l'adjonction d'un nouveau membre dont le nom
sera inscrit pour qu'il soit délibéré sur son admission dans
la séance suivante. Cette admission sera prononcée
lorsque, au scrutin secret, le membre proposé aura obtenu
les deux tiers des suffrages des membres présents.
« Art. 7. Le comité s'occupera, dans ses séances
mensuelles:
« 1° De trouver les moyens de remédier aux
inconvénients qui se présentent chaque jour dans la
fabrication;
Nous ferons remarquer seulement que les conditions
actuelles de l'industrie et d'autres considérations n'ont pas
permis de faire jouir tout d'abord la totalité des ouvriers de
ce bénéfice qui leur est octroyé d'ailleurs volontairement et
auquel tous participeront un jour; nous pouvons affirmer
que, dès la quatrième séance de ce comité consultatif,
l'honorable industriel dont nous parlons avait obtenu de
tels résultats de l'appel fait aux connaissances pratiques de
ses ouvriers, qu'il pouvait déjà évaluer à trente mille francs
environ pour l'année les bénéfices qui résulteraient soit de
l'économie, soit du perfectionnement de la fabrication.
Résumons-nous. Il y a dans toute industrie trois
forces, trois agents, trois moteurs, dont les droits sont
également respectables:
Le capitaliste qui fournit l'argent;
L'homme intelligent qui dirige l'exploitation;
Le travailleur qui exécute.
« 2° De proposer les meilleurs moyens et les moins
dispendieux d'établir une fabrication spéciale destinée aux
pays d'outre-mer, et de combattre ainsi efficacement, par la
supériorité de notre construction, la concurrence
étrangère;
« 3° Des moyens d'arriver à la plus grande économie
dans l'emploi des matériaux, sans nuire à la solidité ni à la
qualité des objets fabriqués;
« 4° D'élaborer et de discuter les positions qui seront
présentées par le président ou les divers membres du
comité, ayant trait aux améliorations et aux
perfectionnements de la fabrication;
« 5° Enfin de mettre le prix de la main-d'oeuvre en
rapport avec la valeur des objets façonnés. »
Nous ajoutons, nous, que, d'après les renseignements
que M... a bien voulu nous donner, la part du bénéfice de
chacun de ses ouvriers (en outre de son salaire habituel)
sera au moins de trois cents à trois cent cinquante francs
par année. Nous regrettons cruellement que de modestes
susceptibilités ne nous permettent pas de révéler le nom
aussi honorable qu'honoré de l'homme de bien qui a pris
cette généreuse initiative.
[16] Nous désirons qu'il soit bien entendu par le
lecteur que la seule nécessité de notre fable a donné aux
_Loups _le rôle agressif. Tout en essayant de montrer un
des abus de compagnonnage, abus qui, d'ailleurs, tendent à
s'effacer de jour en jour, nous ne voudrions pas paraître
attribuer un caractère d'hostilité farouche à une secte
plutôt qu'à une autre, aux _Loups _plutôt qu'aux
_Dévorants. _Les _Loups_, compagnons tailleurs de
pierres, sont généralement des ouvriers très laborieux, très
intelligents, et dont la position est d'autant plus digne
d'intérêt, que non seulement leurs travaux, d'une précision
presque mathématique, sont des plus rudes et des plus
pénibles, mais que ces travaux leur manquent pendant
deux ou trois mois de l'année, leur dure profession étant
malheureusement une de celles que l'hiver frappe d'un
chômage inévitable. Un assez grand nombre de _Loups,
_afin de se perfectionner dans leur métier, suivent chaque
soir un cour de géométrie linéaire appliqué à la coupe des
pierres. Plusieurs compagnons tailleurs de pierres avaient
même exhibé à la dernière exposition un modèle
d'architecture en plâtre.
[17] En 1346, la fameuse peste noire ravagea le globe;
elle offrait les mêmes symptômes que le choléra, et le
même phénomène inexplicable de sa marche progressive
et par étapes, selon une route donnée. En 1660, une autre
épidémie analogue décima encore le monde.
On sait que le choléra s'est d'abord déclaré à Paris, en
interrompant, si cela peut se dire, sa marche progressive,
par un bond énorme et inexplicable. - On se souvient aussi
que le vent du nord-est a constamment soufflé pendant les
plus grands ravages du choléra.
[18] Une personne parfaitement digne de foi nous a
affirmé avoir assisté à un dîner d'apparat chez un prélat
fort éminent, et avoir vu au dessert une pareille exhibition,
ce qui fit dire par cette personne au prélat en question. « Je
croyais, monseigneur, que l'on mangeait le corps du
Sauveur sous les deux espèces, mais non pas en
angélique. » - Il faut reconnaître que l'invention de cette
sucrerie apostolique n'était pas du fait du prélat, mais était
due au catholicisme un peu exagéré d'une pieuse dame qui
avait une grande autorité dans la maison de
_Monseigneur_.
[19] Un ecclésiastique aussi honorable qu'honoré nous
a cité le fait d'un pauvre jeune prêtre de paroisse qui,
interdit par son évêque sans aucune raison valable,
mourant de faim et de misère, a été réduit (en cachant son
saint caractère, bien entendu) à servir comme _garçon de
café_, à Lille, dans un établissement où son frère exerçait
le même emploi.
[20] On sait que lors du choléra des placards pareils
furent répandus à profusion dans Paris, et tour à tour
attribués à différents partis.
[21] On sait qu'à cette malheureuse époque plusieurs
personnes furent massacrées sous le faux prétexte
d'empoisonnement.
[22] On lit dans le _Constitutionnel _du samedi 31
mars 1832: « Les Parisiens se conforment à la partie de
l'instruction populaire sur le choléra, qui, entre autres
recettes conservatrices, prescrit de n'avoir pas peur du mal,
de se distraire, etc, etc. Les plaisirs de la mi-carême ont été
aussi brillants et aussi fous que ceux du carnaval même;
on n'avait pas vu depuis longtemps, à cette époque de
l'année, autant de bals; le choléra lui-même a été le sujet
d'une caricature ambulante. »
[23] Le fait est historique: un homme a été massacré
parce qu'on a trouvé sur lui un flacon d'ammoniaque. Sur
son refus de le boire, la populace, persuadée que le flacon
était rempli de poison, déchira ce malheureux.
[24] Pour ne citer qu'un de ces livres, nous indiquerons
un opuscule vendu dans le mois de Marie. et où se
trouvent les détails les plus révoltants sur les couches de la
Vierge. Ce livre est destiné aux jeunes filles.
[25] Cette ingénieuse parodie du procédé de la roulette
et du biribi, appliquée à un simulacre de la Vierge, a eu lieu
pour le tirage d'une loterie religieuse, il y a six semaines,
dans un couvent de femmes. Pour les croyants, ceci doit
être monstrueusement sacrilège; pour les indifférents,
c'est d'un ridicule déplorable; car de toutes les traditions,
celle de Marie est une des plus touchantes et des plus
respectables.
[26] Jacques Rennepont étant mort, et Gabriel étant en
dehors des intérêts par sa donation régularisée, il ne restait
que cinq personnes de la famille: Rose et Blanche, Djalma,
Adrienne et M. Hardy.
[27] Quelques curieux possèdent de pareilles
esquisses, produits de l'art indien, d'une naïveté primitive.
[28] On lit ce qui suit dans le _Directorium _à propos
des moyens à employer afin d'attirer dans la compagnie de
Jésus les personnes que l'on veut y exploiter:
_Pour attirer quelqu'un dans la société, il ne faut pas
agir brusquement, il faut attendre quelque bonne occasion,
par exemple que _LA PERSONNE ÉPROUVE UN
VIOLENT CHAGRIN_, ou encore qu'elle fasse de
mauvaises affaires; une excellente commodité se trouve
dans les vices mêmes._
[29] Il est inutile de dire que ces passages sont
textuellement extraits de l'_Imitation _(traduction et
préface par le révérend père Gonnelieu).
[30] La doctrine, non du _partage_, mais de _la
communauté_, non de _la division_, mais de
_l'association_, est tout entière en substance dans ce
passage du _Nouveau Testament: _« Tous ceux qui se
convertissent à la foi mettent leurs biens, leurs travaux,
leur vie en _commun; _ils n'ont tous qu'un coeur, qu'une
âme; ils ne forment tous ensemble qu'un seul corps; nul
ne possède rien en particulier, mais toutes choses sont
communes entre eux; C'EST POURQUOI IL N'Y A PAS DE
PAUVRES PARMI EUX. » _(Actes des Apôtres_, chap. IV,
32, 33.)
Nous empruntons cette citation à un excellent article
de M. F. VIDAL: _De la justice distributive. (Revue
indépendante)._
[31] Il nous serait impossible, à l'appui de ceci, de citer,
même en les _gazant_, les élucubrations du délire érotique
de soeur Thérèse, à propos de _son amour extatique pour le
Christ. _Ces maladies ne peuvent trouver place que dans le
_Dictionnaire des sciences médicales_ ou dans _le
Compendium_.
[32] On sait combien les dénonciations, menaces,
calomnies anonymes sont familières aux révérends pères
et autres congréganistes. Le vénérable cardinal de la Tour
d'Auvergne s'est plaint dernièrement, dans une lettre
adressée aux journaux, des manoeuvres indignes et des
nombreuses menaces anonymes qui l'ont assailli, parce
qu'il refusait d'adhérer sans examen au mandement de
M. de Bonald contre le Manuel de M. Dupin, qui, malgré le
parti prêtre, restera toujours un Manuel de raison, de droit
et d'indépendance. Nous avons eu sous les yeux les pièces
d'un procès en captation, actuellement déféré au conseil
d'État, dans lesquelles se trouvaient un grand nombre de
notes anonymes écrites au vieillard que les prêtres
voulaient capter, et contenant soit des menaces contre lui
s'il ne déshéritait pas ses neveux, soit d'abominables
dénonciations contre son honorable famille; il ressort des
faits du procès même que ces lettres sont de la main de
deux religieux et d'une religieuse qui ne quittaient pas le
vieillard à ses derniers moments, et qui ont enfin spolié la
famille de plus de quatre cent mille francs.
[33] Est-il besoin de nommer M. Ary Scheffer, un de
nos plus grands peintres de l'école moderne, et le plus
admirablement poète de tous nos grands peintres?
[34] Voir les effets étranges du wambay, gomme
résineuse provenant d'un arbuste de l'Himalaya, dont la
vapeur a des propriétés exhilarantes d'une énergie
extraordinaire et beaucoup plus puissantes que celle de
l'opium, du hachisch, etc. On attribue à l'effet de cette
gomme l'espèce d'hallucination qui frappait les
malheureux dont le _prince des Assassins _(le Vieux de la
Montagne) faisait les instruments de ses vengeances.
[35] À savoir: 2 millions de rente française en 5 pour
100 français_, au porteur; _900 000 francs de rente
française 3 pour 100 aussi _au porteur; _5000 actions de
la Banque de France_, au porteur_, 3000 actions des
Quatre Canaux_, au porteur; _125 000 ducats de rente de
Naples_, au porteur; _3900 métalliques d'Autriche_, au
porteur; _76 000 livres sterling de rente 3 pour 100
anglais_, au porteur; _1 200 000 florins hollandais_, au
porteur;_ 28 800 000 florins des Pays-Bas_, au porteur_.