Le lendemain eut lieu l'enterrement du comte de Claudieuse et de la plus
jeune de ses filles, et le soir même, la comtesse quittait Sauveterre
pour s'établir chez son père, à Paris, où elle ne devait pas tarder à
grossir le _Clan des révoltées..._
* * * * *
Ainsi que cela devait être, le jugement qui frappait Jacques fut
réformé, et Cocoleu, reconnu coupable du crime du Valpinson, était
condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Un mois plus tard, Jacques de Boiscoran épousait, à l'église de Bréchy,
Mlle Denise de Chandoré. Les témoins du marié étaient maître Magloire
et le docteur Seignebos, et ceux de la mariée maître Folgat et M.
Daubigeon.
Même l'excellent procureur de la République oublia quelque peu, ce
jour-là, la gravité de ses fonctions. Il ne cessait de répéter:
«_Nunc est bibendum, nunc pede libero,_
_Pulsanda tellus...»_
Et il but, en effet, et il ouvrit le bal avec la mariée.
M. Galpin-Daveline, envoyé en Afrique, n'assista pas à ces noces. Mais
Méchinet y brilla, débarrassé, grâce à Jacques, de tous ses soucis
d'argent.
Et, aujourd'hui, les époux Blangin ont presque tout dévoré l'argent
qu'ils avaient extorqué à Mlle Denise de Chandoré.
Cheminot, garde particulier de Boiscoran, est la terreur des vagabonds.
Et Goudar, jardinier pépiniériste, vend les plus belles pêches de Paris.