LIQUIDATION FINANCIÈRE.

Il était temps d'aviser et de ramener la confiance, car la rente que

nous avons vue à 80 francs le 1er mars 1815, était tombée le 1er

décembre de la même année à 52 francs.

Pour se rendre un compte exact de la situation, il suffit de se reporter

au rapport du ministre des finances, on y trouve ces lignes: «Lorsque,

après avoir épuisé toutes les combinaisons, ou pour mieux dire tous les

expédients pour obtenir des ressources, nous étions parvenus à assurer

les payements de la journée, nos voeux étaient remplis. Le lendemain

nous apportait les mêmes anxiétés et nous imposait les mêmes devoirs.»

Pour faire face aux besoins immédiats du Trésor, une ordonnance royale

du 16 août 1815 imposa aux départements, en proportion de leurs

ressources, une contribution forcée de 100 millions.

C'était là d'ailleurs plutôt un emprunt qu'une contribution, car une loi

du 26 avril 1816 ordonna le remboursement intégral de ces 100 millions.

Les impôts existants furent maintenus, et des centimes additionnels

ajoutés aux quatre contributions. De nouveaux impôts portèrent sur les

droits d'enregistrement et de timbre, sur les traitements, les douanes,

etc.

En même temps qu'on augmentait les recettes, on s'efforçait de réduire

les dépenses. C'est le budget de la guerre et de la marine qui fut

surtout atteint: de 251 millions, il fut ramené à 228 millions.

Nous avons vu précédemment, qu'en 1814, le baron Louis avait dû lutter

contre les conseils mêmes du roi, pour assurer le payement des dettes

contractées sous l'empire. M. Corvetto, son successeur, fut moins

heureux devant les chambres: mais en 1817, M. Louis, alors président de

la commission du budget, fit reconnaître ces créances par la loi du 25

mars 1817, et assura l'acquittement régulier et intégral de l'arriéré.

L'Illustration, No. 1595, 20 Septembre 1873 · 第 31 / 45 题