_Reine des Bois_, par André Theuriet. 1 vol. in-12, 3 fr. 50
(Bibliothèque Charpentier).--Le vieux châtelain célibataire Claude de
Buxiène, qui vient de mourir, a semé bien des enfants dans la contrée.
L'un d'eux, Claudet, a presque rang d'enfant légitime et serait reconnu
si la mort n'avait arrêté la plume du testateur avant la fin du
testament. Le château passe donc aux mains d'un arrière-petit-cousin,
Julien de Buxiène, qui s'ennuierait fort dans ses nouveaux domaines s'il
n'y avait rencontré Reine des Bois. Devenu l'ami de Claudet, il croit
découvrir que Reine et lui s'aiment, ce qui n'est qu'à demi la vérité,
et il veut les marier, pour n'être plus jaloux, car il se sent pris au
coeur par la jolie fermière. Mais voilà bien un obstacle imprévu. Le
curé refuse de consacrer ce mariage, et l'explication qu'il donne de son
refus à Julien, c'est que Reine est la soeur naturelle de Claudet... Oh!
ce vieux Buxiène! Claudet s'engage et meurt à Montebello. Et Reine? Elle
épouse Julien qu'elle aimait. L'idylle se mêle au drame pour former un
charmant poème, qui s'harmonise à merveille avec un cadre rustique, cher
à M. André Theuriet, les forêts de la montagne langroise, dont le poète
connaît bien tous les sentiers.