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⸬ Les lois des parlements sont faibles et de convention. Celles de la
nature sont invincibles. Angelarosa les considère avec clairvoyance et
résignation.
Cependant, elle ne veut pas mourir étranglée. La strangulation sadique
lui semble vraiment contraire aux lois de la nature, en dépit de tout ce
qu’elle en connaît déjà: «Tu sais, j’ai peur; et tu sais que je ne suis
pas une sotte.» Ce _tu sais_, comme elle le dit: _sa-i_. Un oiseau est
lourd auprès de ce chant d’Italie.
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⸬ Madame Satin (en français dans le texte) règne ici, comme Junon
là-haut et là-bas Proserpine. Nous parlerons à madame Satin, qui est
grosse comme une tour, mais ne laisse pas d’être agréable dans son
aménité, quasi belle, dans son amas, désirable dans ses yeux, dans son
éclat, dans sa belle chair profonde, jusque dans son surnom. Nous
parlerons à la Tour, petite fille. Nous lui dirons que tu ne seras
jamais plus à la disposition du strangulateur supposé. Une fois au moins
dans les siècles, Achille imposera sa volonté à l’éternel Agamemnon.
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⸬ Je vois bien que ce n’est pas tout. Je le savais depuis le
commencement. Je l’ai bien su quand tu es entrée. Tu es dans un bel
embarras! Tu vas jusqu’à dire que tu n’avais pas d’autre _ami_ au monde
que moi. Tu vas jusqu’à dire que tu ne savais pas si Lucietta...
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⸬ Tu t’es assise sur ce lit. Ta jambe pend. Tu dis que tu as chaud. Tu
dis que tu as maigri...
_Ma so’ tre mmise ca facciammo’ ammore
E mme s’o fatta secca e appucundrosa._
Tu veux tout à fait ressembler à l’Angelarosa de la légende: «Mais voilà
trois mois que nous nous aimons et je suis devenue sèche et
mélancolique»... (hypocondriaque, je suppose).
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⸬ Que ne prends-tu ma tête contre ton épaule? Tu dois bien savoir que
personne n’est heureux sur terre. Que vas-tu chercher si loin? Tu ne
sais donc plus lire dans les yeux des gens? Nous commencions toujours
par un vrai baiser, qui est un baiser des deux bouches, et tantôt l’une
a l’ascendant, tantôt l’autre. Tu ne sais donc plus lire dans les yeux?