le pressait de partir, venait de lui demander un seul baiser sur le
front... lorsque M. de Brévannes la tua, trompé par l'obscurité, par le
manteau de Berthe, et surtout par la conviction qu'il avait de la
présence de celle-ci dans le pavillon.
On retrouva, le lendemain, le châle d'Iris flottant sur un des étangs.
On se souvient que M. de Morville avait dit à Paula qu'un serment sacré
le forçait de fuir toutes les occasions de la voir.
C'était encore une machination d'Iris.
Jalouse de ce nouvel attachement de sa maîtresse, elle était allée
trouver madame de Morville, lui avait fait un effrayant tableau de la
jalousie cruelle et soupçonneuse du prince de Hansfeld, capable,
dit-elle, de faire tomber M. de Morville dans un sanglant guet-apens
s'il s'occupait plus longtemps de la princesse.
Madame de Morville, épouvantée des dangers que courait son fils, lui fit
jurer, sans lui découvrir la cause de son effroi, de ne plus songer à
madame de Hansfeld à moins que celle-ci ne devînt veuve. M. de Morville,
quoique ce serment lui coutât beaucoup, vit sa mère qu'il adorait, si
émue, si suppliante, elle était d'une santé si chancelante, qu'il sentit
que la refuser serait lui porter un coup terrible, peut-être mortel. Il
céda... il promit.
* * * * *
Dix-huit mois après ces événements, Berthe Raimond, princesse de
Hansfeld, partit avec Arnold et le vieux graveur pour habiter
l'Allemagne, où ils se fixèrent tous trois.
FIN.
TABLE DES CHAPITRES.
DEUXIÈME PARTIE.
I. Le livre noir
II. Pensées détachées
III. Arnold et Berthe
IV. Intimité
V. Récit
VI. Menaces
VII. Réflexions
VIII. Interrogatoire
IX. Révélations
X. Aveux
XI. Rendez-vous
XII. Propositions
XIII. Correspondance
XIV. Le mariage
XV. Le livre noir
XVI. Conversation
TROISIÈME PARTIE
XVII. Résolution
XVIII. L'épingle
XIX. Décision
XX. La chasse au marais
XXI. Le château de Brévannes
XXII. Le chalet
XXIII. Le double meurtre
XXIV. Explication
FIN DE LA TABLE.
IMP. DE GUSTAVE GRATIOT, RUE DE LA MONNAIE, II.