UNE VISION D'APOTHÉOSE

Nous montrons, à une page précédente, la gracieuse cérémonie par

laquelle fut célébrée, le soir du 4 mai, chez les Franciscaines de

l'impasse Reille, la fête de Jeanne d'Arc, patronne de leurs bonnes

oeuvres. Tandis que, dans leur jardin retiré, les flambeaux, les

veilleuses multicolores suspendues aux arbres, jetaient leur éclat

discret, tout à l'autre bout de Paris, le Sacré-Coeur s'embrasait

magnifiquement. Les feux de Bengale, rouges et verts, allumés au pied de

la basilique, les illuminations du dôme et des coupoles, lui faisaient,

dans la nuit, une auréole de clarté; et elle apparaissait, de loin, dans

son nuage lumineux, plus resplendissante encore de se détacher sur un

ciel sans étoiles, au-dessus des lueurs incertaines de la ville.

La «journée de Jeanne d'Arc» se termina sur cette vision d'apothéose que

parvient à rendre, malgré les difficultés de la photographie nocturne,

le cliché reproduit à cette page.

L'Illustration, No. 3663, 10 Mai 1913 · 第 15 / 40 题