UN MOIS PLUS TARD

Nous sommes au milieu du mois de juillet, c'est-à-dire un mois environ

après les événements qui précèdent. Depuis trente-deux jours, Madame est

cachée à Nantes. La police le sait, l'autorité militaire le sait, et

cependant toutes leurs tentatives pour connaître sa retraite sont

restées vaines.

À Paris, le gouvernement s'impatiente. La Chambre des députés murmure.

Les juste-milieu, les hommes du ventre, comme on les appelle, ont hâte

de jouir. Pensez donc! Cette princesse, cette proscrite, qui veut

combattre! cela les gêne.

Le roi des Français commence à passer de mauvaises nuits. Cette

disparition de Marie-Caroline de Bourbon l'épouvante. Il craint que tout

le monde conspire contre lui. Il ne se dit pas que c'est une femme,

dépouillée par lui, dont le fils a été indignement volé; il ne se dit

pas que cette femme souffre, pleure: que lui importe! Ils ne sont pas de

la même famille. Après les journées de Juillet, il l'a dit sur les

murailles de Paris. Le peuple le sait, car il se rappelle ces énormes

affiches sur lesquelles il a lu:

Jean-nu-pieds, Vol. 2 chronique de 1832 · 第 43 / 112 题