_Lettre que m'adresse un étudiant polonais de l'Université de Vienne._
Quand les Polonais, après trois insurrections désespérées, furent
définitivement battus, ils se réfugièrent en France et surtout en
Turquie où ils furent reçus avec une générosité admirable. Et cependant,
c'est la Pologne qui, de toutes les nations européennes, avait fait le
plus grand tort à la Turquie, surtout pendant la guerre de 1683. Cette
générosité avec laquelle les Turcs nous accueillirent est un exemple
sans pareil. Le sultan d'alors, Abdul-Medjid, en protégeant ainsi les
réfugiés polonais, risquait cependant de s'attirer une guerre terrible.
Votre livre nous a causé une consolation si grande que je ne puis vous
l'exprimer. Le directeur de notre Université, un vieillard respectable,
qui avait vécu vingt ans parmi les Turcs, s'écria presque en pleurant,
après avoir fermé votre livre: «Vraiment il a élevé un monument
impérissable, non seulement dans le coeur des Musulmans, mais encore de
tous ceux qui les connaissent», etc...