_Agréez, Monsieur, le faible mais juste hommage de mon travail sur
Dolet. C’est une dédicace qui vous revient de droit. L’homme étrange
et remarquable dont je me suis fait, en quelque sorte, le contemporain
par une étude assidue de dix années, cet homme-là, sans parler de sa
réputation comme savant, compte au premier rang parmi les gloires
typographiques de ce grand seizième siècle que, vous aussi, vous savez
aimer, admirer et comprendre. A ce double titre d’érudit sachant écrire
et d’imprimeur dévoué à son art, il peut donc vous tendre la main
avec confiance, à vous, Monsieur, qui, par un privilège héréditaire,
continuez si dignement les doctes traditions des Sébastien Gryphius,
des Simon de Colines, et de cette admirable dynastie des Estienne,
dont vous avez pu, mieux que personne, nous retracer l’histoire et les
travaux._