suivants : « ... Pedicelli calyce longiores... Baccæ paucæ, 1-1 1/2
poll. longæ, 1/2 poll. crassæ. » La longueur des pédicelles et la
forme du fruit suffisent à montrer que cette description s’applique
à l’_Uvaria parviflora_ Guill. et Perr., et non à l’_Unona
acutiflora_ Dun. M. Bentham a décrit cette espèce d’après
les échantillons récoltés par Barter sur le Niger. Nous avons
examiné la plante de Barter au Muséum, nous l’avons comparée
aux échantillons authentiques de Perrottet, et nous avons pu nous
convaincre de l’identité des deux plantes. On retrouve dans la
plante de Barter, outre le même facies, les fleurs souvent agrégées
par 2 ou 3 à l’aisselle des feuilles, les pédoncules longs et
ne portant que 2 ou 3 petites bractées espacées, que l’on voit
sur les échantillons en fruit de Perrottet. Le _Xylopia acutiflora_
Bentham doit donc être rapporté à l’_Uvaria parviflora_ Guill. et
Perr., qui est aujourd’hui le _Xylopia parviflora_ Richard.
4o Dunal a représenté le fruit de l’_Unona acutiflora_ pourvu
d’un pédoncule de 3 centimètres de long. Des doutes ont été
émis par A. Richard sur l’authenticité de ce fruit, qui pourrait
bien avoir été joint à l’_Unona acutiflora_ par suite d’une
erreur d’herbier.
On sait que dans certaines Anonacées les pédoncules s’allongent
à mesure que le fruit mûrit ; il faut donc, pour pouvoir trancher
la question, chercher si cet allongement existe et est considérable
dans les espèces voisines de celle que nous considérons.
Perrottet ne connaissait pas la fleur de l’_Unona parviflora_,
mais on trouve sur ses échantillons des fruits à tous les états
d’avancement, depuis le moment où la corolle vient de tomber,
jusqu’à la maturité complète du fruit. En examinant les
échantillons et les comparant à ceux en fleur et en fruit de
Barter, nous avons pu nous convaincre que le pédicelle grossit
presque sans s’allonger, à mesure que le fruit mûrit. De même,
dans le _Xylopia æthiopica_, le pédoncule s’allonge très peu
et le fruit est presque sessile, comme la fleur.
Il n’est donc pas probable que l’_Unona acutiflora_ Dun., dont
les fleurs sont presque sessiles et assez semblables à celles
du _X. æthiopica_, s’éloigne assez des espèces voisines
pour avoir un fruit dont le pédoncule s’allonge énormément
et deviendrait aussi long que celui du _X. parviflora_ dont les
fleurs sont longuement pédonculées. De plus, la figure donnée
par Dunal semble avoir été faite pour représenter un fruit de
_X. parviflora_ que nous avons sous les yeux. Nous croyons donc
que le fruit de l’_Unona acutiflora_ Dun. est encore inconnu,
et que la figure de Dunal représente le fruit du _X. parviflora_,
joint par erreur à l’échantillon de l’_Unona acutiflora_.
Le nom d’_Unona acutiflora_ s’applique dès lors à la description
de la fleur d’une espèce et du fruit d’une autre espèce ; il
ne peut donc subsister. Nous proposons de donner à cette espèce le
nom de Dunal, qui l’avait décrite le premier, et, la rétablissant
dans le genre _Xylopia_, nous l’appellerons _Xylopia dunaliana_.
5o L’_Unona oxypetala_ DC. a été signalé par plusieurs auteurs
comme très voisin de l’_Unona acutiflora_ Dun. D’après de
Candolle, il n’en est guère différent que par ses feuilles,
aiguës dans l’_Unona acutiflora_ et acuminées dans l’_Unona
oxypetala_, et par la forme de son fruit. Nous avons vu que l’_Unona
acutiflora_ a souvent les feuilles acuminées ; il n’y a donc que
le fruit qui diffère. Le fruit de l’_Unona oxypetala_ est inconnu,
mais les cicatrices du torus montrent qu’il doit être composé
de 15 à 20 carpelles, comme dans le _Xylopia æthiopica_. C’est
ce grand nombre de carpelles qui empêchait de réunir l’_Unona
oxypetala_. à l’_U. acutiflora_. Mais comme nous avons vu que
le fruit pauci-carpellé figuré par Dunal n’appartient pas à
sa plante, nous croyons pouvoir réunir l’_Unona oxypetala_ à
l’_U. acutiflora_, c’est-à-dire au _Xylopia dunaliana_.
Ajoutons, en terminant, que le _X. dunaliana_ est une espèce très
variable, ne se distinguant guère du _X. æthiopica_, aussi très
variable, qu’en ce qu’elle est plus petite dans toutes ses
parties. Certains échantillons des deux plantes sont tellement
voisins, que nous ne serions pas étonné qu’on ne fût un jour
obligé de les réunir en une seule espèce. Mais il faudrait pour
cela avoir un plus grand nombre d’échantillons intermédiaires
et connaître le fruit du _X. dunaliana_.
24. =X.= ? =polycarpa= Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 32. —
_Anona ? polycarpa_ DC. _Syst. veget._ I, p. 499 ; DC. _Prodr._ I,
p. 92. — _Cœlocline polycarpa_ A. DC. _Mém. Anon._ p. 33. —
_Melodorum ? polycarpum_ Benth. _Linn. Trans._ t. XXIII, p. 477.
« In Sierra Leona, _Afzelius_ » (DC.).
« Sierra Leone, _Afzelius, Daniell_ » (Oliver).
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce n’a pas été retrouvée en
dehors de la Sierra Leone.
=8. MONODORA= Dunal
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 26).
25. =M. tenuifolia= Benth. _Linn. Trans._ t. XXIII, p. 475 ; Oliver,
_Fl. trop. Afr._ I, p. 38.
Fruits en avril.
EXSICCATA. — Croît dans les lieux ombragés de Karkandy, _Heudelot_
(no 872) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur les côtes du
golfe de Guinée, sur les rives du Niger et à Fernando-Po.
OBSERVATIONS. — On observe sur cette espèce un curieux phénomène
de déviation du rameau florifère : « La fleur est portée sur
le côté d’un rameau de l’année, mais elle est seule à ce
niveau et placée bien au-dessous de la première des feuilles
que porte ce jeune rameau. Plus tard le pédoncule s’allonge et
s’épaissit, et c’est le rameau florifère qui, déjeté et
relativement peu volumineux, a l’air d’être inséré sur le
côté du pédoncule. » (H. Baillon, _Hist. des plantes_, I, p. 249.)
* * * * *
=IV. MÉNISPERMACÉES=
(MENISPERMEÆ Juss. p. 284).
* * * * *
=9. TINOSPORA= Miers
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 34).
26. =T. bakis= Miers in _Ann. nat. Hist._ ser. 2, t. VII,
p. 38 ; Oliver _Fl. trop. Afr._ I, p. 43. — _Cocculus bakis_
Rich. _Fl. Sénég._ p. 12 pl. 4.
« Crescit in collibus arenosis ad sylvarum oras et ad sepes regni
Cayor, et prope Lamsar in regno Walo » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Leprieur_ ad _Heudelot_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Lamsar, Walo, _Perrottet !_
Ad sepes Albreda, Gambie !
Sénégal, _Heudelot ! Richard !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été retrouvée dans le Sennaar
(Nubie).
=10. COCCULUS= DC.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 36).
27. =C. læeba= DC. _Syst. veget._ I, p. 529 ; DC. _Prodr._ I, p. 99 ;
Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 13 ; Schmidt, _Fl. Cap Verd._
p. 259 ; Hook. f. _Niger Fl._ I, p. 97 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._
I, p. 44. — _Læeba_ Forsk. _Fl. Ægypt._ p. 172 ; Juss. _Gen._
p. 285. — _Menispermum læeba_ Delile, _Fl. Ægypt._ p. 140,
pl. 51, fig. 2 et 3. — _Menispermum ellipticum_ Poiret, _Suppl._
III, p. 657. — _Cocculus ellipticus_ DC. _Syst. veget._ I, p. 526 ;
DC. _Prodr._ I, p. 99. — _Epibatherium pendulum_ Forst. _Gen._
pl. 54. — _Cocculus epibatherium_ DC. _Syst. veget._ I, p. 530 ;
DC. _Prodr._ I, p. 100. — _Menispermum edule_ Vahl, _Symb._
I, p. 80. — _Cocculus cebatha_ DC. _Syst. veget._ I, p. 527 ;
DC. _Prodr._ I, p. 99 ; Hook. f. _Niger Fl._ p. 215.
Fleurit en septembre et octobre et de nouveau en février et mars.
« Crescit frequentissimus ubique in sabulosis Senegambiæ »
(Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Perrottet, Heudelot_ » (Oliver).
« In Senegalia » (DC.).
EXSICCATA. — Croît dans les sables du Walo, _Heudelot_ (no 529) !
Sénégal, _Perrottet_ (no 11) ! _Leprieur ! Richard ! Geoffroy !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce occupe une aire très vaste. On
la retrouve aux îles du Cap-Vert, dans l’Angola, dans le Bornou
(Soudan), en Egypte, en Abyssinie, en Arabie et jusque dans les
Indes et l’Afghanistan.
=11. CISSAMPELOS= L.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 37).
28. =C. pareira= L. ; Lamk, _Illustr._ pl. 830 ; DC. _Syst. veget._ I,
p. 533 ; DC. _Prodr._ I, p. 100 ; Hook. et Th. _Fl. Ind._ I, p. 198 ;
Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 45. — _C. caapeba_ DC. _Syst. veget._
I, p. 536 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. convolvulacea_ Willd. ;
DC. _Syst. veget._ I, p. 536 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. —
_C. mauritiana_ Thouars ; DC. _Syst. veget._ I, p. 535 ;
DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. orbiculata_ DC. _Syst. veget._ I,
p. 537 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. hirsuta_, _C. tomentosa_
DC. _Syst. veget._ I, p. 535 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. —
_C. microcarpa_ DC. _Syst. veget._ I, p. 534 ; _Prodr._ I, p. 101. —
_C. mucronata_ A. Rich. _Fl. Sénég._ p. 11. — _C. comata_ Miers in
Hook. f. _Niger Fl._ p. 215. — _C. vogelii_ Miers in Hook. f. _Niger
Fl._ p. 214 (quoad pl. masc.). — _Menispermum orbiculatum_ L. —
_Cocculus orbiculatus_ DC. _Syst. veget._ ; DC. _Prodr._ I, p. 98.
Fleurit en septembre et octobre.
« Crescit frequens in sylvulis regni Walo » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Heudelot_, etc. » (Oliver).
EXSICCATA. — In sylvis Dagana, Ouallo, Sénégal, _Leprieur !_
In sylvis Gambiæ. Albreda, _Leprieur !_
Pays de Kombo (embouchure de la Gambie).
Dans les champs cultivés de l’île Sainte-Marie, _Hudelot_
(no 66) !
Croît dans toute la Sénégambie, _Heudelot_ (no 569) !
Sénégal, Walo, _Perrottet !_
Sénégal, _Perrottet_ (no 332) ! _Morenas ! Heudelot ! Boivin_
(no 420) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce occupe une aire très vaste. Elle
se trouve dans toute la région tropicale, en Afrique, en Asie et
en Amérique.
=12. TRICLISIA= Benth.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 39).
29. =T= ? =patens= Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 49.
Fleurit en Janvier.
EXSICCATA. — Croît au bord des eaux vives du Fouta-Djallon,
_Heudelot_ (no 740) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été trouvée à Bagroo river,
sur la côte de Guinée.
OBSERVATIONS. — Les échantillons de Heudelot que j’ai pu
consulter ne renferment que des inflorescences mâles, nées
sur le vieux bois, sans tiges ni feuilles. Mais la forme de ces
inflorescences et celle des fleurs, comparées à celles des
échantillons complets de M. Mann, ne laissent aucun doute sur
l’identité de cette curieuse espèce. On ne connaît pas les
fleurs femelles des _Triclisia_.
=V. NYMPHÉACÉES=
(NYMPHEACEÆ DC. _Syst._ II, p. 39).
* * * * *
=13. NYMPHÆA= L.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 46).
30. =N. lotus= L.
β. _ortgiesiana_ Planch. _Nymph._ (_Ann. sc. nat._ sér. 3,
XIX, p. 41). — _N. lotus_ L. ; DC. _Syst. veget._ II, p. 53 ;
DC. _Prodr._ I, p. 115 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 14 ;
Palis. Beauv. _Fl. Ow. et Ben._ ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I,
p. 52. — _N. lotus_ β. _pubescens_ Guill. et Perr. _Fl. Sénég._
p. 14. — _N. dentata_ Sch. et Thon. _Guin. pl._ II, p. 23 ;
Planch. in Van Houtte _Fl. des serres_, t. 6. — _N. ortgiesiana_
Planch. _ibid._ t. 8.
Fleurit en septembre, octobre, etc.
« Crescit in paludosis provinciæ Walo Senegaliæ ad ripas
fluminis » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Perrottet, Brunner_ » (Oliver).
« Sierra Leone, _Whitfield_ ; Sénégambie, _Roger, Brunner_ »
(Planchon).
EXSICCATA. — Isle Saint-Louis au Sénégal, _Richard !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur les côtes de
la Guinée et du golfe de Guinée, au Congo, dans le Soudan, en
Egypte, dans la région des grands lacs, à Madagascar et jusque
dans les Indes.
31. =N. cærulea= Savign. _Décad. Ægypt._ III, p. 74, et
_Ann. Mus. par._ I, p. 366, pl. 25 ; _Herb. amat._ pl. 338 ;
DC. _Syst. veget._ II, p. 50 ; DC. _Prodr._ I, p. 144 ; Delile,
_Ill. Fl. Ægypt._, pl. 62, f. 2 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._
p. 15 ; Planch. in Van Houtte, _Fl. des serres_, t. 7, pl. 653 ;
Planch. _Nymph._ (_Ann. sc. nat._ sér. 3, t. XIX, p. 41). —
_N. cyanea_ Hortul. plurim. (non Roxb.). — _N. maculata_
Sch. et Th. _Guin. pl._ (ex descr.). — _N. rufescens_
Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 15. — _N. micrantha_ Guill. et
Perr. _Fl. Sénég._ p. 16. — _N. stellata_ Oliver, _Fl. trop. Afr._
I, p. 52 (non Willd.).
Fleurit de septembre en janvier et presque toute l’année.
« Crescit in paludosis provinciæ Walo et ubique in Senegalia »
(Guill. et Perr.).
« Crescit in paludosis provinciæ Walo Senegaliæ » (Guill. et
Perr. sub _N. rufescens_).
« Crescit in paludosis peninsulæ promontorii Viridis prope
N’Batal ; in regione Galam ; in Cayor, etc. » (Guill. et Perr. sub
_N. micrantha_).
EXSICCATA. — Marais, Sénégal, _Morel !_
Marais du Carbango, _Leprieur !_
Decanbango, _Leprieur !_
N’Batal, cap Vert, _Perrottet !_
Sénégal, _Perrottet_ (no 13) ! (no 115), etc.
Sénégal, _Adanson_ (no 135, B.) !
DISTR. GÉOGR. — Cette espèce habite l’Afrique septentrionale
et occidentale, tropicale et subtropicale.
OBSERVATIONS. — Cette espèce a été réunie au _N. stellata_
par M. Oliver. Après avoir étudié les nombreux échantillons
de l’herbier du Muséum, nous nous rangeons à l’opinion de
M. Planchon, qui conserve les deux espèces. Le _N. stellata_ est
normalement plus petit dans toutes ses parties ; le _N. cærulea_
présente quelquefois des formes appauvries, à petites fleurs
et à petites feuilles (_N. micrantha_ Guill. et Perr.), mais
ces formes sont rares et ne sont jamais absolument semblables au
_N. stellata_. Le principal caractère qui servira à distinguer le
_N. cærulea_ réside dans le stigmate, qui est pourvu de 16 rayons
au moins, tandis qu’il n’en a que 8-12 dans le _N. stellata_. Le
_N. stellata_ a les feuilles presque toujours dentées : c’est
une plante des Indes, qui ne se retrouve pas en Afrique.
32. =N. heudeloti= Planch. _Nymph._ (_Ann. sc. nat._ sér. 3,
t. XIX, p. 41). — _N. stellata_ Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 52
(non Willd.).
« Senegambia, in rivulis haud altis ditionis Fouta-Dhiallon,
_Heudelot_ no 844 » (Planchon).
EXSICCATA. — Croît dans les eaux courantes peu profondes du
Fouta-Djallon, _Heudelot_ (no 844) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce n’a pas été retrouvée
ailleurs.
OBSERVATIONS. — Nous ne croyons pas qu’on puisse réunir cette
espèce au _N. stellata_, auquel elle ressemble par sa petite
taille et par le petit nombre de ses pétales et des rayons de son
stigmate. Elle en diffère surtout par ses graines absolument lisses,
tandis qu’elles sont pourvues de côtes longitudinales dans le
_N. stellata_. Le même caractère sépare le _N. heudeloti_ de la
forme à petites fleurs du _N. cærulea_ et du _N. abbreviata_. Il
diffère aussi de ces deux espèces par son stigmate à 8-10 rayons,
au lieu de 16-20, et ses fleurs à 5-8 pétales, au lieu de 10 ou
un plus grand nombre.
33. =N. abbreviata= Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 16 ; Planchon,
_Nymph._ — _N. stellata_ Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 52
(non Willd.).
Fleurit en mars et avril.
« Habitat in aquis stagnantibus Casamanciæ ad Kounoun, in peninsula
promontorii Viridis » (Guill. et Perr.).
« Sénégal » (Planchon).
EXSICCATA. — Kounoun, cap Vert, _Perrottet !_
Sénégambie, _Perrottet !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce n’a pas encore été retrouvée
ailleurs.
OBSERVATIONS. — Cette espèce, très différente du _N. stellata_
par le nombre plus grand des rayons du stigmate (15 au lieu de 8-12),
peut être facilement distinguée du _N. cærulea_ par ses graines,
tout à fait globuleuses et munies de côtes plus saillantes.
* * * * *
=VI. PAPAVÉRACÉES=
(PAPAVERACEÆ Juss. p. 236).
* * * * *
=14. ARGEMONE= L.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 52).
34. =A. mexicana= L. ; DC. _Syst. veget._ II, p. 85 ; DC. _Prodr._
I, p. 120 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 18 ; Oliver,
_Fl. trop. Afr._ I, p. 54 ; Lamk _Dict._ pl. 252.
« Crescit in sabulosis promontorii Viridis et inter rupes insularum
adjacentium » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Leprieur_ » (Oliver).
EXSICCATA. — In cultis. Cayor, _Leprieur !_
Toute l’année, sur les bords du fleuve. Entre Bakel et Fangalla,
_Carrey_ (no 60) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce est très répandue dans la région
tropicale, en Afrique, en Amérique, en Asie et en Océanie. Elle
se trouve aussi au Cap.
* * * * *
=VII. CRUCIFÈRES=
(CRUCIFERÆ Juss. p. 237).
* * * * *
=15. NASTURTIUM= Br.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 59).
35. =N. humifusum= Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 19 ; Oliver,
_Fl. trop. Afr._ I, p. 58.
Fleurit de novembre à mars.
« Crescit copiose in inundatis argillosis prope _la Sénégalaise_
et circa rivum dictum _Marigot de N’ghiang_, in regno Walo »
(Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Heudelot, Perrottet_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Terrains inondés du Walo, _Leprieur !_
Marigot de N’ghiang (Walo), _Perrottet !_
Crescit in inundis prope la Sénégalaise, _Perrottet !_
Croît dans les ravins du Bondou après la retraite des eaux,
_Heudelot_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été retrouvée dans l’Angola.
* * * * *
=VIII. CAPPARIDÉES=
(CAPPARIDEÆ Juss. p. 474).
* * * * *
=16. CLEOME= L.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 105).
36. =C. monophylla= L. ; DC. _Prodr._ I, p. 239 ; Guill. et Perr.,
_Fl. Sénég._ p. 21. — _C. subcordata_ Steud. in Schimper,
_Pl. Abyss._ — _C. cordata_ Burch. _Catal._ no 2374 ; DC. _Prodr._
I, p. 239.
Fleurit en août, septembre et octobre.
« Crescit in collibus siccis prope Dagana in Walo » (Guil. et
Perr.).
« Senegambia, _Perrottet_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Croît sur les hauteurs de Kouma, _Heudelot_ (no 425) !
Croît dans les lieux humides du pays de Galam, _Heudelot_ (no 125) !
Sénégal, _Perrottet_ (no 28) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce est répandue dans toute
l’Afrique tropicale et méridionale. Elle se retrouve dans les
Indes.
37. =C. tenella= L. f. ; DC. _Prodr._ I, p. 240 ; Oliver
_Fl. trop. Afr._ I, p. 78. — _C. angustifolia_ Forsk. _Ægypt._
p. 120 ; DC. _Prodr._ I, p. 241 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._
p. 21. — _C. filifolia_ Vahl, _Symb._ I, p. 48.
Fleurit de septembre à mars.
« Crescit frequens in sabulosis Walo » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Perrottet, Hussenot_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Terrains sablonneux du bas Sénégal, _Leprieur !_
In cultis sabulosis prope Dagana (Walo), _Leprieur !_
Sénégal (Walo), _Perrottet !_
Sénégal, _Richard ! Leprieur ! Perrottet_ (no 29), (no
131) ! _Heudelot_ (no 429) ! _Adanson_ (no 19, A.) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve en Éthiopie, sur la
côte de Zanzibar et dans les Indes.
38. =C. ciliata= Sch. et Th. _Guin. pl._ II, p. 68 ; Oliver,
_Fl. trop. Afr._ I, p. 78. — _C. guineensis_ Hook. f. _Niger
Fl._ p. 218. — _C. triphylla_ L. (pro parte). — _Gynandropsis
triphylla_ DC. _Prodr._ I, p. 237 (pro parte).
Fleurit d’octobre en janvier.
« In Senegalia » (DC.).
« Sierra Leone, _Vogel_ ; Senegal » (Hooker).
« Senegambia, Sierra Leone, _T. Vogel_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Sénégal, _Perrottet !_
Croît aux environs du rio Nunez, _Heudelot_ (no 625) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur la côte de
Guinée et du golfe de Guinée, sur les rives du Niger, au Gabon,
dans l’Angola et aux îles du Cap-Vert.
39. =C. viscosa= L. ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I,
p. 80. — _Polanisia viscosa_ DC. _Prodr._ I, p. 242. —
_Cleome icosandra_ L. — _Polanisia icosandra_ Wight et
Arn. _Prodr. fl. penins. Ind. or._ I, p. 22, pl. 2. —
_P. orthocarpa_ Hochst. in Webb _Fragm. Æth._ p. 23.
Fleurit de juillet à octobre.
EXSICCATA. — In arvis Walo, _Leprieur !_
Sur les hauteurs derrière Kouma, _Heudelot_ (no 426) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve dans le Soudan, la
Nubie, le Kordofan et à l’île Bourbon. Elle est commune dans
les Indes et s’étend jusqu’à la Chine et l’Australie.
=17. GYNANDROPSIS= DC.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 106).
40. =G. pentaphylla= DC. _Prodr._ I, p. 238 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._
I, p. 82. — _Cleome pentaphylla_ L. Guill. et Perr. _Fl. Sénég._
p. 20 ; _Bot. Mag._ pl. 1681. — _C. denticulata_ DC. _Prodr._ I,
p. 238. — _C. acuta_ Sch. et Th. _Guin. pl._ II, p. 67.
Fleurit eu septembre, octobre, etc.
« Crescit ubique in Senegalia » (Guill. et Perr.).
« Senegambia ; Sierra Leone, _E. Vogel_ » (Oliver).
« Sierra Leone, _Vogel_ » (Hooker).
EXSICCATA. — Sénégal, _Perrottet !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce est largement répandue dans
presque toute l’Afrique et dans les Indes.
=18. MÆRUA= Forsk.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 108). — _Niebuhria_ DC. ;
Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ 107).
41. =M. oblongifolia= Rich. _Fl. Abyss._ I, p. 32, pl. 6 ; Oliver,
_Fl. trop. Afr._ I, p. 85. — _Capparis oblongifolia_ Forsk. _Descr._
p. 99. — _Niebuhria oblongifolia_ DC. _Prodr._ I, p. 244. —
_Cratæva oblongifolia_ Spr. 1748,7. — _Streblocarpus oblongifolius_
Arnott. — _Mærua angustifolia_ Guill. et Perr. _Fl. Sénég._
p. 29, pl. 8. — _Streblocarpus angustifolius_ Arnott.
Fleurit de février en avril.
« Crescit in locis arenosis secus lacum vulgo dictum _Panier-Foul_,
non procul a pago Nié in Senegalia interiori » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Perrottet_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Rive droite (du Sénégal). Terrains secs inondés
dans la saison humide. Entre Bakel et Fangalla, _Carrey_ (no 48) !
Faraba, village au S. O. de Kita, plaine du Bakoy, 300 mètres,
_Derrien !_
Sénégal, _Lelièvre !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve dans le Sennaar,
l’Abyssinie, la région du Nil Blanc et l’Arabie.
42. =M. angolensis= DC. _Prodr._ I, p. 254 ; Guill. et
Perr. _Fl. Sénég._ p. 27 ; Deless. _Ic. select._ III, pl. 13 ;
Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 86. — _M. retusa_ Hochst. in Schimper
_Fl. Abyss._ — _M. lucida_ Hochst. _l. c._
Fleurit de janvier en avril.
« Crescit in collibus sabulosis regnorum Cayor et Walo, et in
montosis circa Galam » (Guill. et Perr.).
« Senegambia, _Heudelot, Perrottet_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Sénégal (Cayor et Walo), _Perrottet !_
Croît dans les environs et sur l’île Mac Carthy (embouchure de
la Gambie), _Heudelot_ (no 352) !
Kita, 345 mètres, _Derrien !_
Sénégal, _Perrottet_ (no 24), (no 156) ! _Leprieur !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur les bords du Niger,
dans l’Angola, dans le Sennaar et l’Abyssinie et sur les bords
du Nil Blanc.
43. =M. senegalensis= R. Br. in Denh. and Clapp. _App._ p. 21 ;
Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 28, pl. 7.
Fleurit en février, mars.
« Crescit in Senegambia » (Guill. et Perr.).
EXSICCATA. — In collibus sabulosis. Dagana, Walo, _Leprieur !_
Sénégal, _Perrottet_ (no 23) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce est-elle localisée au Sénégal ?
OBSERVATIONS. — Cette plante est très voisine du _M. rigida_,
dont elle pourrait bien n’être qu’une forme. Nous n’avons
pas d’assez bons échantillons pour pouvoir trancher la question.
M. Oliver a réuni le _M. senegalensis_ au _M. angolensis_. Ces
plantes sont pourtant bien différentes, ainsi que nous avons pu
nous en assurer en comparant les échantillons authentiques de
Perrottet. Voici les principaux caractères distinctifs.
_M. angolensis_. — Plante glabre. Feuilles longuement pétiolées,
obovées, presque toujours arrondies à la base, en coin au sommet,
assez grandes.
_M. senegalensis_. — Plante pubescente. Feuilles à pétioles
courts ; feuilles subspatulées, en coin à la base, arrondies au
sommet, petites.
44. =M. rigida= R. Br. in Denh. and Clapp. _App._ p. 21 ; Guill. et
Perr. _Fl. Sénég._ p. 29 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 86.
Fleurit de janvier à mars.
« Crescit in collibus arenosis regni Walo » (Guill. et Perr.).
« Senegambia (_ex Rich._) » (Oliver).
EXSICCATA. — In collibus sabulosis Dagana, Walo, _Leprieur !_
Sénégal, _Perrottet_ (no 166) ! _Heudelot !_
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve dans l’Angola,
le Soudan et peut-être en Arabie.
OBSERVATIONS. — Cette plante nous paraît assez voisine du
_M. senegalensis_. On peut les distinguer par les caractères
suivants :
_M. senegalensis_. — Fleur de 2 à 3 cent. de diamètre ;
torus dépassant de 2 ou 3 millim. le tube du calice. Feuilles
alternes. Plante rameuse.
_M. rigida._ — Fleur d’un centimètre de diamètre ; torus
ne dépassant pas le cube du calice. Fleurs presque toujours
fasciculées. Plante très raide, peu rameuse.
Ces caractères ne nous paraissent pas absolument constants, comme
nous l’avons dit plus haut.
=19. COURBONIA= A. Brongn.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 969).
45. =C. virgata= A. Brongn. _Bull. Soc. bot. de France_, VII,
p. 901 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 88. — _Saheria virgata_
Fenzl in Schweinf. _Fl. Æth._ p. 74. — _Mærua virgata_ Decsn. mss.
Fleurit en décembre.
« Senegambia, _Heudelot_ » (Oliver).
EXSICCATA. — Croît dans les lieux arides du Ferlo, _Heudelot_
(no 158) !
DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve dans la Nubie, le
Sennaar et l’Abyssinie.
=20. CADABA= Forsk.
(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 108).
46. =C. farinosa= Forsk. _Descr._ p. 68 ; DC. _Prodr._ I, p. 244 ;
Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 21 ; Deless. _Ic. select._ III,
pl. 8 (dessiné avec 6 étamines) ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I,
p. 89. — _Strœmia farinosa_ Vahl, _Symb._ I, p. 20. — _Cadaba
dubia_ DC. _Prodr._ I, p. 244.
Fleurit de mars à mai et en octobre.
« Crescit in locis elevatis secus flumen Senegal, frequens in regno
Walo » (Guill. et Perr.).
« In Senegalia » (DC.).