LA LIBRAIRIE DE M. LEHEC

M. Lehec, le libraire, aimait ses livres au point de ne pouvoir les

vendre qu'aux rares personnes qu'il jugeait dignes de les acquérir.

Du temps où il avait sa librairie rue Saint-André-des-Arts, j'allais

souvent causer avec lui dans sa boutique. Depuis il a cédé son fonds de

bons livres et, devenu presque aveugle, le libraire de Victorien Sardou

et de M. Anatole France se tient à l'écart. Nul ne peut désormais

recourir à son érudition obligeante.

* * *

Un jour, qu'un groupe d'étudiants passait rue Saint-André-des-Arts en

chantant la chanson du Père Dupanloup, si libre qu'on ne peut la citer,

M. Lehec m'apprit les relations qui avaient existé entre le grand

prélat qui illustra de façon licite le nom de Dupanloup et les deux

plus illustres éditeurs d'ouvrages libres et satiriques: les savants

Isidore Liseux et Alcide Bonneau.

Je ne sais si la fameuse chanson du _Père Dupanloup_ a été imprimée,

mais presque tout le monde la connaît. Elle inspira à M. Jules Marry,

qui n'est point le romancier populaire, un excellent recueil satirique

intitulé: _Les exploits de M. Dupanloup_, plaquette de vers déjà rare

ou destinée à le devenir. L'auteur dit dans un avant-propos:

«La chanson française, railleuse ou grivoise, qui n'épargne ni les

guerriers, ni les gens d'église, a transformé ce prélat en une sorte

de Priape ou de Kharagheuz chrétien, et, en lui prêtant les plus

invraisemblables vertus génétiques, l'a fait entrer, vivant, dans la

légende. L'origine de la chanson du Père Dupanloup remonte probablement

aux dernières années du règne de Louis-Philippe.

«Monsieur Dupanloup (_de pavone lupus_), qu'on rencontre tour à tour,

en ballon, en chemin de fer, à l'Institut, à l'Opéra, et par un naïf

anachronisme, au passage de la Bérésina, est honoré d'un véritable

culte érotique et patriotique par nos troupiers qui, depuis un

demi-siècle, ne cessent de chanter ses exploits pour bercer la longueur

des marches et la fatigue des manœuvres.»

Bizarre résultat des préoccupations pédagogiques de Mgr Dupanloup!

Mais ce prélat qui, au demeurant, était un saint homme, dut avoir une

force peccante dont on ne pourrait peut-être pas citer d'autre exemple.

Car il eut comme élèves au petit séminaire, Isidore Liseux et Alcide

Bonneau, desquels l'activité et l'érudition s'exercèrent le plus

souvent dans le domaine littéraire, que la singulière renommée de leur

maître devait élargir de la façon la plus imprévue.

M. Lehec avait connu Liseux et Bonneau. J'ai recueilli ses propos parce

qu'ils se rapportaient à des hommes sur lesquels il semble qu'on n'ait

presque rien écrit et qui méritent de fixer un instant l'attention.

Les publications de Liseux sont de plus en plus recherchées parce

qu'elles sont correctes, belles et rares. Bonneau fut le principal

collaborateur de Liseux, qu'il avait connu au petit séminaire. Ces deux

élèves de Mgr Dupanloup étaient l'un et l'autre la modestie même. Leurs

styles, extrêmement précis, se ressemblent. Liseux, peu bavard, était,

m'a-t-on dit, lorsqu'il ouvrait la bouche, plein d'esprit et du plus

mordant.

Au moment du boulangisme, quelqu'un vint acheter, chez Liseux, de la

part du fameux général, je ne sais quel ouvrage d'ethnologie orientale

qui était sur le point de paraître. Liseux s'excusa et demanda où il

faudrait envoyer le livre lorsqu'il aurait paru. On lui donna l'adresse

du général, en ajoutant après le nom de Boulanger: «Le premier de son

nom de qui on ait parlé; ainsi fut Bonaparte.»

Et Liseux répliqua vivement:

«Pardon, un Bonaparte assistait au siège de Rome, en 1527.»

Un jour, il vit, sur le quai, un ouvrage très rare et qui lui aurait

été utile, mais il n'avait pas sur lui l'argent que coûtait le livre.

Vite, il alla engager sa montre au Mont-de-Piété. Mais, lorsqu'il

revint, l'ouvrage était vendu. Liseux s'en alla dépité. Il racontait

parfois cette histoire, ajoutant:

«Je n'ai jamais dégagé la montre. C'était un mauvais oignon qui ne m'a

pas donné de tulipe.»

Une autre fois, il entra dans la boutique d'un brocanteur pour acheter

un in-folio. Mais, le prix en étant trop élevé, il marchanda longtemps,

si longtemps que le brocanteur lui dit:

«Vous marchandez trop et cependant je n'étrangle pas les clients. Je

rabats autant que je peux. Il faut que tout le monde soit content. Je

ne suis pas un mauvais diable!»

«En ce cas, dit Liseux, je vous vends mon âme contre votre livre.»

Mais il finit par payer le volume avec une monnaie ayant cours.

Son imprimeur Motteroz le poursuivait parce qu'il lui devait de

l'argent:

«Motteroz se fâche tout rouge, disait Liseux, c'est la folie des

grandeurs; voilà qu'il voudrait se faire passer pour le Cardinal.»

Un auteur lui proposait un manuscrit dont il ne voulut point.

«Les Estienne ou les Elzevier eussent-ils imprimé votre livre? demanda

Liseux... Non! n'est-ce pas?... Au revoir. Monsieur.»

Une dame vint lui offrir un ouvrage de sa façon sur la Hollande:

«On dirait aussitôt que ce sont les Pays-Bas bleus, dit en souriant

Liseux. Et vous n'y pensez pas. Madame, votre livre aurait l'air d'une

supercherie. »

On lui demandait quelles étaient ses opinions politiques:

«Je suis républicain, répondit-il, mais de la république des lettres.»

Deux bibliophiles s'étaient attardés dans sa boutique, tandis qu'il

traduisait un ouvrage anglais, et ils le dérangeaient fort par leur

bavardage. Ils en vinrent à parler de la guerre de 70 et de la trahison

de Bazaine.

«Messieurs, leur dit Liseux, on ne parle pas de corde dans la maison

d'un pendu, ni d'un traître dans celle d'un traducteur.»

Et interloqués, ils s'en allèrent.

Un amateur voulait un rabais sur les ouvrages que publiait Liseux,

prétextant qu'il était un de ses amis.

«En ce cas, répondit l'éditeur, prenez les livres, puisque j'ai fait

imprimer sur les couvertures: _Pour Isidore Liseux et ses amis._»

Et l'amateur emporta les livres sans rien payer.

Il parlait de la science avec attendrissement comme si elle eût été une

personne de ses amies:

«Elle n'est ni sévère, disait-il, ni repoussante, pensez donc, son

corps, c'est la nature, sa tête, c'est l'intelligence, et sa parure,

ce sont les livres. Bonneau la connaît encore mieux que moi. Il

pourrait vous dire de quelle couleur sont ses yeux, quelle teinte a sa

chevelure. C'est qu'il ne la quitte jamais, et moi, je dois la négliger

parfois pour m'occuper de commerce.»

Comme il avait l'intention de publier la traduction de quelques

nouvelles du conteur napolitain Basile, on lui indiqua, pour ce

travail, un savant au nom fortement germanique et qui tenait à signer

sa traduction:

«J'aimerais mieux qu'il s'appelât Pulcinella, repartit Liseux, ou, au

moins Polichinelle.»

Et il renonça à son projet.

Au temps où sa boutique était située dans le passage Choiseul, Liseux

avait à son service un commis et une bonne qui étaient le frère et la

sœur. Celle-ci avait un bon ami qui est devenu garçon à la Bibliothèque

Nationale et qui est employé dans le département où sont conservées la

plupart des publications de Liseux:

«J'ai toujours eu l'impression, m'a dit cet homme, que je ne venais

qu'en second et qu'elle couchait avec son patron... Le frère, qui était

mon meilleur ami, était surveillé de près par M. Liseux, qui ne voulait

pas qu'il rentrât se coucher après dix heures.»

Au demeurant, Liseux était, paraît-il, bon et indulgent. Mauvais

comptable, il était fort endetté et ses éditions lui revenaient très

cher. Il devait à son imprimeur, il devait au marchand de papier.

Son fonds fut dispersé de façon très désavantageuse pour lui, et cet

homme, qui avait édité des livres qui comptent parmi les plus beaux de

l'époque, mourut dans une misère complète.

«Alors que, dit M. Octave Uzanne, dans le catalogue de sa vente

qui eut lieu en mars 1894, Jouaust mourait repu et envoûté dans la

juste réprobation des amateurs lésés par le solde extravagant de ses

éditions, lui, le cher honnête homme, mourait de froid, ou qui sait?

peut-être de dégoût et de lassitude, avec dix-neuf sous pour toute

fortune dans sa poche!»

Les papiers de Liseux ont passé, paraît-il, entre les mains d'un

libraire belge nommé Van Combrugghe.

Les détails que j'ai pu recueillir sur l'existence de Bonneau sont

trop peu intéressants pour que je les donne ici. Il fut un des

collaborateurs les plus discrets et les plus savants de la librairie

Larousse et mena une vie modeste et retirée. Plusieurs personnes se

souviennent encore de l'avoir rencontré à la Bibliothèque Nationale

où il allait très souvent et où les tracasseries ne lui furent point

ménagées.

Je ne sais s'il l'inventa, mais il est un des premiers à avoir employé

pour la traduction des vers le système de la version juxtalinéaire et

littérale qui devait exercer une influence si profonde sur la poésie

française.

* * *

C'est dans la boutique de M. Lehecque j'ai acheté le _Virgilius

Nauticus_ de M. Jal. Il en avait plusieurs exemplaires.

On s'est amusé à signaler quelques-unes des sources où M. Anatole

France a puisé l'inspiration.

Cependant, on n'a pas encore mentionné le nom du savant, M. Jal, qui

n'est pas un inconnu, car Littré l'a toujours cité à propos des termes

de marine. Il est encore l'auteur du _Virgilius Nauticus_ que M.

Anatole France attribue à son «Monsieur Bergeret».

_Virgilius Nauticus. Examen des passages de l'Énéide qui ont trait

à la marine, par M. Jal, historiographe de la Marine, auteur de

l'archéologie navale... Paris, Imprimerie Royale, MDCCCXLIII_, tel est

le titre d'un ouvrage que devait illustrer l'imagination du plus érudit

des romanciers contemporains. C'est un in-8° de 107 pages.

M. Jal, qui constatait avec admiration l'étendue des connaissances

nautiques de Virgile, était, au moins en ce qui concerne la marine,

un ennemi de Rabelais, et consacra plusieurs pages de son Archéologie

navale aux navigations de Pantagruel.

«Là j'ai montré, dit-il, en analysant le quatrième livre de l'immortel

ouvrage du curé de Meudon, que le savant homme, savait tout peut-être,

excepté ce qui touche à la marine; que le navire, la navigation,

et même le vocabulaire des mariniers lui étaient restés à peu près

inconnus, et que s'il rencontra juste quelquefois dans l'explication

des termes usités sur les nefs du XVIe siècle, ce fut

certainement par hasard.»

Au contraire, lorsqu'il examine, au point de vue technique, ce qui

a trait à la marine dans l'_Éneide_, M. Jal arrive aune conclusion

opposée.

Après nous avoir montré Virgile, tout jeune encore, étudiant les

mathématiques à Naples et à Milan, il nous le fait voir passant

dix-huit ans à Naples, en Sicile, dans la Campanie.

«Pendant ces dix-huit années, il eut presque toujours sous les yeux, ou

la flotte militaire stationnée au port de Misène, ou les riches convois

qui apportaient les trésors de la Grèce et de l'Égypte à Panorme,

Messine, Mégare, Syracuse et Parthénope, ou les barques de plaisance

appartenant aux riches voluptueux dont les gracieuses habitations,

bâties autour du _Crater_, se miraient aux eaux calmes de cette baie

magnifique.»

Plus loin, M. Jal s'attarde dans cette baie: «Sillonnée par mille

embarcations cherchant l'une l'autre à se primer de vitesse, et

montrant avec orgueil, celle-ci sa proue argentée ou dorée, celle-là

sa poupe surmontée d'un aphlaste recourbé en panache, quelques-unes

l'élégant _chenisque_ au-dessus de la tutelle, d'autres, leurs rames

couvertes de nacre ou de bandes d'un métal précieux, la plupart un

gréement de laine aux couleurs variées, et presque toutes les voiles

de pourpre ou du lin le plus blanc, sur lequel on a représenté des

sujets érotiques, et inscrit, avec le nom du propriétaire de la barque,

quelque maxime empruntée à une philosophie sensuelle.»

Et M. Jal traite sans ménagement les commentateurs et les traducteurs

de Virgile qui n'ont point tenu compte de la savante exactitude du

poète. Ascensius n'a pas trouvé d'explication ingénieuse du mot

_puppes_; «le Père de La Rue ne se doute pas de la raison qui a

fait opposer les proues aux poupes»; Annibal Caro a substitué les

vaisseaux aux proues; Gregorio Hernandez de Velasco traite Virgile

très cavalièrement; João Franco Barreto est plus scrupuleux, mais pas

beaucoup plus; Dryden prend les proues et les poupes pour les navires

eux-mêmes; la traduction allemande de John Voss laisse autant à

désirer que la version anglaise de Dryden; Delille, le plus estimé des

traducteurs français, pas plus que ses rivaux étrangers, n'a intimement

compris le texte de son auteur.

À propos des termes nautiques de Virgile, le savant M. Jal va

jusqu'à citer des mots du langage des Malays, des Madekasses, des

Nouveaux-Zélandais. Il fait encore de pittoresques rapprochements quand

il en vient à examiner le _triplici versu_:

«Il exprime, à mon avis, un chant trois fois répété, un cri, un hourra!

une espèce de _celeusma_ dont la tradition est vivante encore dans

les bâtiments où pour tous les travaux de force, et, par exemple,

quand on hale les boulines, un matelot, le véritable _hortator_ des

anciens navires, chante: _Ouane, tou, tri!_ hourra! (one, two, three!

hourra!--angl.). La tradition antique était pleine de force au moyen

âge, à Venise, où la chiourme du _Bucentaure_, toutes les fois que le

navire ducal passait devant la chapelle de la Vierge, construite à

l'entrée de l'Arsenal, criait trois fois: _Ah! Ah! Ah!_ donnant un coup

de rame après chacune de ces acclamations.»

La conclusion de M. Jal est sans doute différente de celle que M.

Bergeret, notre contemporain, eût mise à son fameux ouvrage:

«La marine actuelle touche de bien près à la marine d'autrefois, c'est

pour moi un fait de la plus grande évidence. Voilà pourquoi je pense

que tout homme qui s'occupe de la marine moderne doit s'enquérir de

tout ce que furent les marines anciennes; voilà pourquoi je pense aussi

que Virgile étant, sur la question de la marine antique, l'écrivain

qu'on peut consulter avec le plus de fruit, il était nécessaire de

démontrer sa compétence et de la prouver, en rendant à ses vers toute

la valeur didactique dont les avaient dépouillés des interprètes, fort

savants d'ailleurs, mais qui ne comprenaient pas la langue spéciale que

parlait le poète marin.»

M. Anatole France a peut-être acquis un exemplaire du _Virgilius

Nauticus_ chez M. Lehec, dans la boutique duquel il passait parfois

une heure. Un jour, par hasard, je l'entendis faire l'éloge de l'abbé

Delille.

«Delille n'a qu'un défaut, disait à peu près M. Anatole France, c'est

de n'être point lu.»

Et comme il en sait par cœur de longues tirades, il les récita.

Peut-être n'a-t-il pas retenu en aussi grand nombre les vers de son

maître Leconte de Lisle.

Mais n'y a-t-il pas une certaine parenté entre ces deux poètes?

Ayant entendu quelqu'un faire un rapprochement entre Leconte de Lisle

et l'abbé Delille, je rapportai, dans un article, une opinion qui me

paraissait pour le moins singulière. Je viens de la retrouver tout au

long et à deux reprises sous la plume de Louis Veuillot: «Tous ces

oripeaux descriptifs, ces tintamarres de couleur et de lumière, ne sont

que le déguisement du vieil abbé Delille. Seulement, sous le fatras de

ses périphrases, Jacques Delille marchait d'un pas leste. L'épagneul de

salon dont les jolies petites pattes couraient sans broncher à travers

les porcelaines, et secouaient par moments de jolies petites perles

fausses, est devenu un éléphant chargé d'une tour de guerre pleine

de soldats farouches et surtout bariolés. Il simule bien la marche

pesante, toutefois la terre ne tremble pas.»

Et quelques jours après, Veuillot ajoutait:

«Il décrit à outrance. Nous avons rappelé l'autre Delille, son quasi

homonyme et qui semblait son contraire. En vérité, de l'un à l'autre

il n'y a pas si loin qu'il semble, et ces extrêmes se touchent.

Tous deux font leur principale affaire de décrire, parce que le

don d'imaginer, le don de sentir et peut-être le don de penser leur

manquent. Ils n'ont que l'œil extérieur, que l'écorce de la poésie;

la sève et la source leur sont inconnues. L'ancien Delille, qui se

contentait d'être philosophe, et qui se piquait d'être correct, serait

aujourd'hui libre-penseur irrégulier et peut-être pédant. Il écrirait

Kaïn par un K, et ferait facilement du kaïnite et du khaldaïque. Le

jeune de Liste,--il y a quinze lustres--, eût décrit les _jardins_,

l'_imagination_, la _lecture_, le _café_, les _échecs_, et n'eût su

peindre Iris et les rochers qu'en bleu tendre. C'est le même homme

ignorant de l'homme, s'exerçant au même jeu puéril avec la même

dextérité. Seulement l'un est né sous Voltaire et l'autre sous Victor

Hugo.

«S'il faut marquer une différence, peut-être que la part d'imagination

de l'ancien Delille ne fut pas la plus restreinte. Autant que nous

en pouvons juger à la distance où nous sommes de ses œuvres et de

son temps, l'abbé Jacques puisait moins dans le fond public. Les

descriptions de M. Leconte de Liste sont bourrées de réminiscences

plastiques fournies par l'architecture, la statuaire, la peinture et

le dessin, à qui d'ailleurs toute notre poésie matérialiste emprunte

considérablement, surtout dans les vastes et abondants domaines de

leurs caprices.»

Je ne suis pas éloigné de penser, au demeurant, que l'art de l'abbé

Delille n'ait exercé une véritable influence sur les Parnassiens.

Ils ne se réclamaient pas de lui parce qu'il était alors un poète trop

décrié et que, sans doute, au Parnasse Choiseul, il fallait parler de

Leconte de Lisle et non pas de Jacques Delille. M. Anatole France se

rattrapait dans la boutique de la rue Saint-André-des-Arts.

La librairie existe toujours, son aspect n'a pas changé, elle est tenue

maintenant par un autre libraire qui connaît bien son métier, mais

n'a pas pour les livres ce respect superstitieux que leur marquait M.

Lehec.

Le flâneur des deux rives · 第 10 / 22 题