JOAD.

Voilà donc quels vengeurs s'arment pour ta querelle:

Des prêtres, des enfants, ô Sagesse éternelle!

Mais, si tu les soutiens, qui peut les ébranler?

Du tombeau, quand tu veux, tu sais nous rappeler;

Tu frappes et guéris, tu perds et ressuscites.

Ils ne s'assurent point en leurs propres mérites,

Mais en ton nom sur eux invoqué tant de fois,

En tes serments, jurés au plus saint de leurs rois,

En ce temple où tu fais ta demeure sacrée,

Et qui doit du soleil égaler la durée!...

Mais d'où vient que mon coeur frémit d'un saint effroi?

Est-ce l'esprit divin qui s'empare de moi?

C'est lui-même. Il m'échauffe, il parle; mes yeux s'ouvrent,

Et les siècles obscurs devant moi se découvrent...

Lévites, de vos sons prêtez-moi les accords,

Et de ses mouvements secondez les transports.

LE CHOEUR _chante au son de toute la symphonie des instruments_.

Que du Seigneur la voix se fasse entendre,

Et qu'à nos coeurs son oracle divin

Soit ce qu'à l'herbe tendre

Est, au printemps, la fraîcheur du matin!

Cours familier de Littérature - Volume 03 · 第 110 / 232 题