FIN DES PIECES HISTORIQUES DU TOME DEUXIÈME

TABLE DES MATIÈRES

DU TOME DEUXIÈME

CHAPITRE IX.

LA RÉVOLUTION DE 1830.

(26 juillet--11 août 1830.)

Mon arrivée à Paris.--Je trouve la Révolution soudainement

flagrante.--Réunions de Députés chez MM. Casimir Périer, Laffitte,

Bérard et Audry-Puyraveau.--État des esprits dans ces réunions;--parmi

le peuple et dans les rues.--Les Députés prennent séance au

Palais-Bourbon et appellent le duc d'Orléans à Paris.--Il accepte les

fonctions de lieutenant général du royaume.--Insignifiants et vains

essais de négociation entre Paris et Saint-Cloud.--Le raccommodement

avec Charles X était-il possible?--La royauté du duc de Bordeaux avec la

régence du duc d'Orléans était-elle possible?--M. de La Fayette et ses

hésitations.--M. le duc d'Orléans et les motifs de sa détermination.--Il

n'y avait de choix qu'entre la monarchie nouvelle et la

République.--Emportement public--Sentiment dominant parmi les

royalistes.--Empire de l'exemple de la Révolution de 1688 en

Angleterre.--Différences méconnues entre les deux pays et les

deux événements.--Révision de la Charte.--Origine du parti de la

résistance.--Fallait-il soumettre la royauté et la Charte nouvelles à

la sanction populaire?--Symptômes anarchiques.--Prétentions

républicaines.--Faits divers qui déterminent ma ferme adhésion à la

politique de résistance.--Je deviens ministre de l'intérieur.

CHAPITRE X.

MON MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR.

(1er août--2 novembre 1830.)

Ma principale préoccupation en entrant au ministère de

l'intérieur.--Voyage et embarquement de Charles X.--Composition et

incohérence du cabinet du 11 août 1830.--Ses divers éléments.--MM.

Laffitte, Dupont de l'Eure, maréchal Gérard et Bignon.--MM. Casimir

Périer, duc de Broglie, baron Louis, comte Molé, général Sébastiani,

Dupin et moi.--Attitude du Roi dans ce Conseil.--Vastes attributions

et mauvaise organisation du ministère de l'intérieur.--Mes

travaux.--L'Opposition m'accuse de ne rien faire.--Mon Exposé de l'état

du royaume en septembre 1830.--Mes relations avec les préfets.--Mes

relations avec M. de La Fayette au sujet des gardes nationales.--Mon

administration dans ses rapports avec les lettres, les sciences et les

arts.--Ma participation aux affaires extérieures.--L'Europe veut le

maintien de la paix.--Dispositions de l'Angleterre,--de la Russie et

de l'empereur Nicolas,--de l'Autriche et de la Prusse.--Le parti

révolutionnaire en France méconnaît complètement cette situation

européenne.--Le roi Louis-Philippe la comprend et en profite--Sentiment

de la France à l'égard des révolutions étrangères.--M. de Talleyrand

ambassadeur à Londres.--Pourquoi il convient à cette mission.--Est-il

vrai que le roi Louis-Philippe ait seul fait ce choix?--Notre politique

envers la Belgique, le Piémont et l'Espagne.--Ma conduite envers les

réfugiés espagnols--Rapports du cabinet avec les Chambres.--La Chambre

des députés se complète par des élections nouvelles.--M. Pasquier est

nommé président de la Chambre des pairs.--Projets de lois présentés

aux Chambres.--Propositions nées dans les Chambres.--Mes débuts à la

tribune.--Fermentation des partis.--Débat sur les clubs.--Clôture

des clubs.--La Chambre des députés accuse les ministres de Charles

X.--Proposition de M. de Tracy et Adresse de la Chambre des députés pour

l'abolition de la peine de mort.--Émeutes révolutionnaires.--Elles se

portent sur le château de Vincennes,--sur le Palais-Royal.--Dissolution

du cabinet.--Ses causes.--Mon sentiment en sortant des affaires.--Lettre

de M. Augustin Thierry.

CHAPITRE XI

LE PROCÈS DES MINISTRES DE CHARLES X ET LE SAC

DE SAINT-GERMAIN-L'AUXERROIS.

(3 novembre 1830--13 mars 1831.)

Dissentiments dans le cabinet de M. Laffitte.--Mort et obsèques de M.

Benjamin Constant.--Procès des ministres de Charles X.--Mon discours

contre l'application de la peine de mort.--Attitude de la Cour des

pairs.--M. Sauzet et M. de Montalivet.--Embarras de M. de La Fayette

après le procès des ministres.--Prétentions et espérances du parti

démocratique.--La Chambre des députés abolît le commandement général des

gardes nationales du royaume.--Négociations entre le Roi et M. de La

Fayette à ce sujet.--Exigences et démission de M. de La Fayette.--Le

comte de Lobau est nommé commandant supérieur de la garde nationale de

Paris.--Conversations de M. Laffitte avec l'ambassadeur de France à

***.--M. Thiers sous-secrétaire d'État des finances.--État des affaires

étrangères.--M. de Talleyrand et la Conférence de Londres.--Sac

de l'église de Saint-Germain-l'Auxerrois et de l'archevêché de

Paris.--Scènes anarchiques sur divers points.--Suppression des fleurs

de lis dans les armes de France;--Effet de ces scènes en Europe;--sur

l'état des partis en France;--dans la Chambre des députés.--Mollesse

et impuissance du cabinet.--Mon opposition.--Chute du cabinet.--Lutte

intérieure pour son remplacement.--M. Casimir Périer forme un nouveau

ministère.

CHAPITRE XII.

M. CASIMIR PÉRIER ET L'ANARCHIE.

(13 mars 1831--16 mai 1832.)

Rapports de M. Casimir Périer avec ses collègues;--avec le Roi

Louis-Philippe;--avec les Chambres;--avec ses agents.--Action

personnelle du Roi dans le gouvernement.--Prétendues scènes entre le

Roi et M. Casimir Périer.--Anarchie dans Paris et dans les

départements.--Efforts des partis politiques pour exploiter

l'anarchie.--Parti républicain.--Parti légitimiste.--Parti

bonapartiste.--Leurs complots.--Faiblesse de la répression

judiciaire.--Écoles et sectes anarchiques.--Les saint-simoniens.--Les

fouriéristes.--Insurrection des ouvriers de Lyon.--Sédition à

Grenoble.--Désordres sur divers autres points du territoire.--Grande

émeute à Paris sur la nouvelle de la chute de Varsovie.--M. Casimir

Périer et le général Sébastiani sur la place Vendôme.--M. Casimir Périer

réorganise la police.--M. Gisquet préfet de police.--Le roi Louis

Philippe vient habiter les Tuileries.--Travaux dans le jardin des

Tuileries et leur motif.--M. Casimir Périer aussi modéré qu'énergique

dans l'exercice du pouvoir.--Il se refuse à toute loi d'exception.--La

reine Hortense à Paris.--Conduite du roi Louis-Philippe et de

son gouvernement envers la mémoire et la famille de l'Empereur

Napoléon.--Débats législatifs.--Liste civile.--Abolition de l'hérédité

de la pairie.--Proposition pour l'abrogation de la loi du 19 janvier

1815 et du deuil officiel pour la mort de Louis XVI.--Discours du duc

de Broglie sur cette proposition.--Mon attitude et mon langage dans les

Chambres.--Ce qu'en pensent le roi Louis-Philippe, M. Casimir Périer et

les Chambres,--Débat sur l'emploi du mot _sujets_.--État de la société

dans Paris.--La politique tue les anciennes moeurs sociales.--Décadence

des salons.--Ce qui en reste et mes relations dans le monde.--M. Bertin

de Veaux et le _Journal des Débats_.................. 180

CHAPITRE XIII.

M. CASIMIR PÉRIER ET LA PAIX.

(13 mars 1831--16 mai 1832.)

Caractère général de la politique extérieure de la France, de 1792

à 1814;--de 1814 à 1830.--Le congrès de Vienne.--La

Sainte-Alliance.--Caractère général de la politique extérieure du

gouvernement de 1830;--de la politique extérieure de l'opposition après

1830.--De l'alliance anglaise.--Question belge.--Le roi Louis-Philippe,

le roi Léopold et M. de Talleyrand dans la question belge.--Rapports de

M. Casimir Périer et de M. de Talleyrand.--Question polonaise.--Vitalité

de la Pologne.--On n'a jamais tenté sérieusement de la rétablir.--Ce

qu'auraient pu faire les Polonais en 1830.--Le général Chlopicki et sa

lettre à l'empereur Nicolas.--Que le gouvernement du roi Louis-Philippe

n'a jamais donné de fausses espérances aux Polonais.--Comment et par qui

ils ont été induits en illusion.--Question italienne.--Le Piémont et

Naples, de 1830 à 1832.--Insurrection dans les petits États italiens

gouvernés par des princes de la maison d'Autriche et dans les États

romains.--Première occupation des Légations par les Autrichiens.--Ils

les évacuent.--Le prince de Metternich et M. Casimir Périer sur les

affaires d'Italie.--Le comte de Sainte-Aulaire, ambassadeur de France

à Rome.--Démarche des grandes puissances auprès du pape pour

lui conseiller des réformes.--Édits du pape.--Nouvelle

insurrection.--Seconde occupation des Autrichiens.--Expédition

d'Ancône.--L'amiral Roussin devant Lisbonne.--Grande situation de

M. Casimir Périer en Europe.--Pourtant son succès est incomplet et

précaire.--Son propre sentiment à ce sujet.--Explosion du choléra a

Paris.--Mon sentiment sur la conduite du gouvernement et du peuple de

Paris pendant le choléra.--Visite du duc d'Orléans et de M. Casimir

Périer à l'Hôtel-Dieu.--Mort de M. Cuvier.--Maladie, mort et obsèques de

M. Casimir Périer.

CHAPITRE XIV.

INSURRECTIONS LÉGITIMISTE ET RÉPUBLICAINE.--OPPOSITION

PARLEMENTAIRE.--FORMATION DU CABINET DU 11 OCTOBRE 1832.

(16 mai--11 octobre 1832.)

État des esprits après la mort de M. Casimir Périer;--dans le

gouvernement;--dans les divers partis.--Insurrection légitimiste

dans les départements de l'Ouest.--Principe et sentiments du parti

légitimiste.--Mme la duchesse de Berry.--Principe et sentiments du parti

républicain-.--Ses préparatifs d'insurrection à Paris.--Manifeste

ou _Compte rendu_ de l'opposition parlementaire.--Ses motifs et son

caractère.--Courage et insuffisance du cabinet.--On pense à M.

de Talleyrand comme premier ministre.--Voyage de M. de Rémusat

à Londres.--M. de Talleyrand s'y refuse.--Mort du général

Lamarque.--Insurrection républicaine des 5. et 6 juin 1832.--Énergique

résistance du parti de l'ordre.--Le roi parcourt Paris.--Je me rends

aux Tuileries.--Visite aux Tuileries de MM. Laffitte, Odilon-Barrot et

Arago.--Leur conversation arec le roi.--Faiblesse croissante du cabinet

malgré sa victoire.--Ses deux fautes.--Mise en état de siège de

Paris.--Arrestation de MM. de Chateaubriand, Fitz-James, Hyde de

Neuville et Berryer.--Tentative du Roi pour conserver le cabinet en

le fortifiant.--M. Dupin.--Urgence de la situation.--Le Roi nomme

le maréchal Soult président du conseil et le charge de former un

cabinet.--Le duc de Broglie est appelé à Paris,--Il fait de mon

entrée dans le cabinet la condition de la sienne.--Objections et

hésitation.--Le maréchal Soult fait une nouvelle proposition à M. Dupin,

qui refuse.--On me propose et j'accepte le ministère de l'instruction

publique.--Formation du cabinet du 11 octobre 1332.

Mémoires pour servir à l'Histoire de mon temps (Tome 2) · 第 51 / 53 题