[Résumé]
L’Encyclopedia of Life (EOL) débute en mai 2007 en tant que projet
global visant à regrouper les connaissances existantes sur les espèces
animales et végétales. Les espèces connues seraient au nombre de 1,8
million, y compris les espèces en voie d’extinction, avec l’ajout de
nouvelles espèces au fur et à mesure de leur identification, ce qui
représenterait entre 8 et 10 millions d'espèces en tout. Outil
d’apprentissage et d’enseignement pour une meilleure connaissance de
notre planète, cette encyclopédie collaborative multimédia sera à
destination de tous: scientifiques, enseignants, étudiants, scolaires,
médias, décideurs et grand public, qui pourront y contribuer
directement, le contenu étant ensuite validé ou non par des experts.
L’encyclopédie devrait être pleinement opérationnelle en 2012 et
complète - c'est-à-dire à jour - en 2017. Des versions en plusieurs
langues seront gérées par des organismes partenaires.
***
L’Encyclopedia of Life (EOL) débute en mai 2007 en tant que projet
global visant à regrouper les connaissances existantes sur les espèces
animales et végétales.
Les espèces connues seraient au nombre de 1,8 million, y compris les
espèces en voie d’extinction, avec l’ajout de nouvelles espèces au fur
et à mesure de leur identification, ce qui représenterait entre 8 et 10
millions d'espèces en tout.
Ce projet collaboratif est mené par plusieurs grandes institutions:
Field Museum of Natural History, Harvard University, Marine Biological
Laboratory, Missouri Botanical Garden, Smithsonian Institution et
Biodiversity Heritage Library.
Le financement initial de l'Encyclopedia of Life est assuré par la
MacArthur Foundation avec 10 millions de dollars US et la Sloan
Foundation avec 2,5 millions de dollars. Un financement total de 100
millions de dollars serait nécessaire sur dix ans, avant que
l'encyclopédie ne puisse s'autofinancer.
Le directeur honoraire du projet est Edward Wilson, professeur émérite
à l’Université de Harvard, qui, dans un essai daté de 2002, fut le
premier à émettre le voeu d’une telle encyclopédie. Cinq ans plus tard,
en 2007, c'est désormais chose possible grâce aux avancées
technologiques récentes: outils logiciels permettant l’agrégation de
contenu, mash-up (à savoir le fait de rassembler un contenu donné à
partir de nombreuses sources différentes), wikis de grande taille et
gestion de contenus à vaste échelle.
Cette encyclopédie collaborative multimédia permettra de rassembler
textes, photos, cartes, bandes sonores et vidéos, avec une page web par
espèce, en offrant un portail commun à des millions de documents épars,
en ligne et hors ligne. Outil d’apprentissage et d’enseignement pour
une meilleure connaissance de notre planète, l'encyclopédie sera à
destination de tous: scientifiques, enseignants, étudiants, scolaires,
médias, décideurs et grand public, qui pourront y contribuer
directement, le contenu étant ensuite validé ou non par des experts.
En qualité de consortium des dix plus grandes bibliothèques des
sciences de la vie, qui s’ouvrira ensuite à d’autres bibliothèques, la
Biodiversity Heritage Library entreprend la numérisation de 2 millions
de documents dont les dates de publication s’étalent sur deux cents
ans, pour intégration progressive dans l'Encyclopedia of Life. En mai
2007, à la date du lancement officiel du projet, on compte déjà 1,25
million de pages traitées dans les centres de numérisation de Londres,
Boston et Washington, D.C. Les documents numérisés sont disponibles au
fur et à mesure dans l’Internet Archive.
Si la réalisation des pages web débute courant 2007, l’encyclopédie
fait ses réels débuts sur la toile à la mi-2008. Elle devrait être
pleinement opérationnelle en 2012 et complète - c'est-à-dire à jour -
en 2017.
L'encyclopédie sera un «macroscope» permettant de déceler les grandes
tendances à partir d’un stock d’informations considérable, à la
différence du microscope permettant l’étude de détail. La version
initiale sera d’abord en anglais avant d’être traduite en plusieurs
langues par de futurs organismes partenaires.