1991 > L'UNICODE, SYSTÈME D'ENCODAGE UNIVERSEL

[Résumé]

L’ASCII, premier système d’encodage datant des débuts de

l’informatique, n’est plus suffisant avec l’internationalisation de

l’internet, d’où l’intérêt de l’Unicode, nouveau système d’encodage

universel, dont la première version est publiée en janvier 1991.

L'Unicode spécifie un nombre sur 16 bits unique à chaque caractère (ou

idéogramme) et lisible quels que soient la plateforme, le logiciel et

la langue utilisés. L'Unicode peut traiter 65.000 caractères et prendre

en compte tous les systèmes d'écriture de la planète. Il devient une

composante des spécifications du World Wide Web Consortium (W3C),

l'organisme international chargé du développement du web. L’utilisation

de l’Unicode se généralise à partir de 1998, par exemple pour les

fichiers texte sous plateforme Windows (Windows NT, Windows 2000,

Windows XP et versions suivantes), qui étaient jusque-là en ASCII.

L’Unicode supplante définitivement l’ASCII en décembre 2007.

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L’ASCII n’est plus suffisant avec l’internationalisation de l’internet,

d’où l’intérêt de l’Unicode, nouveau système d’encodage universel, dont

la première version est publiée en janvier 1991.

Contrairement à l’ASCII conçu pour l’anglais (et le latin), avec des

variantes pour quelques langues supplémentaires, l’Unicode prend en

compte toutes les langues de la planète.

# De l’ASCII à l’Unicode

Pour mémoire, le premier système d'encodage informatique est l’ASCII

(American Standard Code for Information Interchange), publié en 1963

aux États-Unis par l’American National Standards Institute (ANSI) pour

encoder des informations en anglais.

Mais le multilinguisme devient bientôt une nécessité vitale. Des

variantes de l’ASCII prennent en compte d’autres langues à partir de

1986. Avec le développement de l’internet, l’échange des données

s’internationalise de plus en plus, si bien qu’il n’est plus possible

de se limiter à un système d’encodage datant des débuts de

l’informatique, même avec ses variantes.

Publié pour la première fois en janvier 1991, l’Unicode est un système

d'encodage universel sur 16 bits spécifiant un nombre unique pour

chaque caractère (ou idéogramme). Ce nombre est lisible quels que

soient la plateforme, le logiciel et la langue utilisés. L’Unicode peut

traiter 65.000 caractères uniques et prendre en compte tous les

systèmes d’écriture de la planète. À la grande satisfaction des

linguistes, il remplace progressivement l’ASCII, avec des variantes

UTF-8, UTF-16 et UTF-32 (UTF: Unicode Transformation Format) selon le

nombre de bits utilisés pour l’encodage.

L'Unicode est maintenu par l'Unicode Consortium. Il devient une

composante des spécifications du World Wide Web Consortium (W3C), fondé

en octobre 1994 pour promouvoir le développement du web. L’utilisation

de l’Unicode se généralise à partir de 1998, par exemple pour les

fichiers texte sous plateforme Windows (Windows NT, Windows 2000,

Windows XP et versions suivantes), qui étaient jusque-là en ASCII.

# Une tâche énorme

Mais la tâche s’annonce rude. Patrick Rebollar, professeur de français

et de littérature française au Japon et modérateur de la liste de

diffusion LITOR (Littérature et ordinateur), précise en janvier 2000:

«Il s'agit d'abord d'un problème logiciel. Comme on le voit avec

Netscape ou Internet Explorer, la possibilité d'affichage multilingue

existe. La compatibilité entre ces logiciels et les autres (de la suite

Office de Microsoft, par exemple) n'est cependant pas acquise.

L'adoption de la table Unicode devrait résoudre une grande partie des

problèmes, mais il faut pour cela réécrire la plupart des logiciels, ce

à quoi les producteurs de logiciels rechignent du fait de la dépense,

pour une rentabilité qui n'est pas évidente car ces logiciels

entièrement multilingues intéressent moins de clients que les logiciels

de navigation.»

Luc Dall’Armellina, co-auteur et webmestre d’oVosite, un espace

d’écriture hypermédia, écrit en juin 2000: «Les systèmes d’exploitation

se dotent peu à peu des kits de langues et bientôt peut-être de polices

de caractères Unicode à même de représenter toutes les langues du

monde; reste que chaque application, du traitement de texte au

navigateur web, emboîte ce pas. Les difficultés sont immenses: notre

clavier avec ses ± 250 touches avoue ses manques dès lors qu’il faille

saisir des Katakana ou Hiragana japonais, pire encore avec la langue

chinoise. La grande variété des systèmes d’écriture de par le monde et

le nombre de leurs signes font barrage. Mais les écueils culturels ne

sont pas moins importants, liés aux codes et modalités de

représentation propres à chaque culture ou ethnie.» Un sentiment

prémonitoire puisque l’Unicode ne supplantera l’ASCII qu’en décembre

2007.

L'ebook a 40 ans (1971-2011) · 第 11 / 66 题