1986 > DES EXTENSIONS POUR L'ASCII

[Résumé]

Avec le développement de l’internet hors de la sphère anglophone,

communiquer uniquement en anglais devient insuffisant, d’où la

nécessité de prendre en compte les caractères accentués d’autres

langues européennes. Publié par l'American National Standards Institute

(ANSI) en 1963, l'ASCII (American Standard Code for Information

Interchange) est le premier système d'encodage. Il s'agit d'un code

standard de 128 caractères traduits en langage binaire sur sept bits (A

est traduit par «1000001», B est traduit par «1000010», etc.). L'ASCII

permet uniquement la lecture de l'anglais (et du latin). Des variantes

de l'ASCII sur huit bits sont publiées à partir de 1986 pour prendre en

compte les caractères accentués de quelques langues européennes. La

variante pour le français, l’espagnol et l’allemand (entre autres) est

la norme ISO 8859-1 (Latin-1). Mais les problèmes sont loin d’être

résolus. Pour cela, il faudra attendre l’Unicode, nouveau système

d’encodage universel dont la première version est publiée en janvier

1991.

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Avec le développement de l’internet hors de la sphère anglophone,

communiquer uniquement en anglais devient insuffisant, d’où la

nécessité de prendre en compte les caractères accentués de plusieurs

langues européennes.

# L’ASCII sur 7 bits

Le premier système d'encodage informatique est l’ASCII (American

Standard Code for Information Interchange). Publié en 1963 aux États-

Unis par l’American National Standards Institute (ANSI), l'ASCII est un

code standard de 128 caractères traduits en langage binaire sur sept

bits (A est traduit par «1000001», B est traduit par «1000010», etc.).

Les 128 caractères comprennent 33 caractères de contrôle (qui ne

représentent donc pas de symbole écrit) et 95 caractères imprimables:

les 26 lettres sans accent en majuscules (A-Z) et minuscules (a-z), les

chiffres, les signes de ponctuation et quelques caractères spéciaux, le

tout correspondant aux touches du clavier anglophone.

# L’ASCII sur 8 bits

L'ASCII permet uniquement la lecture de l’anglais (et du latin).

L’ASCII ne permet donc pas de prendre en compte les lettres accentuées

présentes dans bon nombre de langues européennes (français, espagnol,

allemand, etc.), tout comme les langues disposant d’autres alphabets

(arabe, grec, russe, etc.) et à plus forte raison les langues non

alphabétiques (chinois, coréen, japonais, etc.). Ceci ne pose pas de

problème majeur les premières années, tant que l’échange de fichiers

électroniques se limite surtout à l’Amérique du Nord. Mais le

multilinguisme devient bientôt une nécessité vitale. Des variantes de

l’ASCII sur huit bits sont publiées à partir de 1986 pour prendre en

compte les caractères accentués de quelques langues européennes. La

variante pour le français, l’espagnol et l’allemand (entre autres) est

la norme ISO 8859-1 (ISO Latin-1).

# Un casse-tête

Avec le développement de l’internet, l’échange des données

s’internationalise encore davantage. Même avec des variantes de

l’ASCII, on ne peut décidément plus se limiter à l’utilisation d’un

système d’encodage datant des débuts de l’informatique. De plus, le

passage de l’ASCII original à ses différentes variantes devient vite un

véritable casse-tête, y compris au sein de l’Union européenne, les

problèmes étant entre autres la multiplication des variantes, la

corruption des données dans les échanges informatiques ou encore

l’incompatibilité des systèmes, les pages ne pouvant être affichées que

dans une seule langue à la fois.

Olivier Gainon, fondateur de CyLibris et pionnier de l’édition

électronique littéraire, écrit à ce sujet en décembre 2000: «Il faut

que le réseau respecte les lettres accentuées, les lettres spécifiques,

etc. Je crois très important que les futurs protocoles permettent une

transmission parfaite de ces aspects - ce qui n’est pas forcément

simple (dans les futures évolutions de l’HTML ou des protocoles IP,

etc.). Donc il faut que chacun puisse se sentir à l’aise avec

l’internet et que ce ne soit pas simplement réservé à des (plus ou

moins) anglophones. Il est anormal aujourd’hui que la transmission

d’accents puisse poser problème dans les courriers électroniques. La

première démarche me semble donc une démarche technique. Si on arrive à

faire cela, le reste en découle: la représentation des langues se fera

en fonction du nombre de connectés, et il faudra envisager à terme des

moteurs de recherche multilingues.»

# L’Unicode

Publié pour la première fois en janvier 1991, l’Unicode est un système

d'encodage universel sur 16 bits spécifiant un nombre unique pour

chaque caractère. Ce nombre est lisible quels que soient la plateforme,

le logiciel et la langue utilisés. L’Unicode peut traiter 65.000

caractères uniques et prendre en compte tous les systèmes d’écriture de

la planète. L’Unicode est progressivement adopté à partir de 1998. Un

énorme travail est en effet nécessaire pour sa prise en compte par tous

les logiciels et navigateurs web. Il faudra attendre décembre 2007 pour

que l’Unicode supplante l’ASCII sur l’internet.

L'ebook a 40 ans (1971-2011) · 第 9 / 66 题