NOTES:

[1] “_L’UN CONTRE TOUS_” était le titre primitif sous lequel ce roman

a été publié, d’abord, partiellement, en décembre 1917. Titre non

sans ironie, qui s’inspire, en retournant les termes, de celui de La

Boëtie: _Le Contr’Un_. Il ne doit point donner à penser que l’auteur

ait l’extravagante prétention d’opposer un seul homme à tous les

hommes. Mais il sonne l’appel au combat, nécessaire aujourd’hui, de la

conscience individuelle contre le troupeau.

[2] «_Puisque celui qui est détruit souffre, et que celui qui détruit

ne jouit pas et bientôt est détruit pareillement, dis-moi ce qu’aucun

philosophe ne sait dire: à qui plaît, ou à qui sert cette vie

infortunée de l’univers, qui se conserve au détriment et par la mort de

toutes les créatures qui le composent?_» (Leopardi.)

[3] «Simon et moi, nous comprîmes alors notre haine des étrangers, des

barbares, et notre égotisme où _nous enfermons_ avec nous-mêmes toute

notre petite famille morale. _Le premier soin de celui qui veut vivre,

c’est de s’entourer de hautes murailles_; mais _dans son jardin fermé_

il introduit ceux que guident des façons de sentir et des intérêts

analogues aux siens.» (_Un Homme libre._)

En trois lignes, trois fois cet «homme libre» exprime l’idée

d’«_enfermer_»... «_fermer_»... «_s’entourer de murailles_»...

[4] «_Les Leçons de Saint-Jean d’Acre_», par Abd-Oul-Béha,

recueillies dans sa prison par Laura Clifford Barney. Ce grand

esprit universaliste, apparenté à celui de Tolstoy, dont il était le

contemporain, fut le troisième chef du Bâbisme persan, ou Bébaïsme.

Clerambault · 第 13 / 13 题