Bossuet, de son côté, avait envoyé à Rome un de ses neveux pour
solliciter les foudres de l'Église contre Fénelon. L'abbé Bossuet ne
cessait de répandre à Rome, sur les doctrines et le caractère de
Fénelon, les ombres de la calomnie. Ce futur janséniste poussait le
zèle de secte et de famille jusqu'à appeler dans sa correspondance
Fénelon: «cette bête féroce!»
Pendant ces négociations, la calomnie, à Rome et à Paris, poursuivait
l'animosité par les mêmes moyens, la flétrissure des moeurs de madame
Guyon, afin de faire rejaillir cette flétrissure, non-seulement sur la
doctrine, mais sur la vertu de l'archevêque de Cambrai.
La tête du religieux Lacombe, enfermé dans les cachots du château de
Lourdes, s'était affaiblie et égarée par la torture de l'isolement. Il
avait fini par écrire à l'évêque de Tarbes des lettres dans lesquelles
il semblait confesser des relations coupables avec madame Guyon.