Le Génie de la Chasse ne peut être représenté avec plus de vie, avec
plus de grâce. Il tient deux javelots de la main gauche; de l'autre, il
lance le trait qui va percer l'un des cerfs fugitifs; le battement de
ses aîles et sa draperie flottante répondent à la vivacité de son
action. Les cerfs sont d'une belle forme et s'élancent avec rapidité.
Les chiens sont tels que les décrit un auteur ancien (NEMESIANUS, _v.
108 et suiv._) «Elevés sur les jambes, la poitrine large, les flancs
effilés vers la croupe, la queue recourbée et les oreilles flottant avec
souplesse dans leur course». Le peintre n'a rien négligé pour exprimer
cet exercice chéri des rois et des héros, et qui préparait les Romains
la gloire, en développant leurs forces et en entretenant leurs membres
dans la vigueur. (_Voy._ HOR. I, _ép. XVIII_).
L'autre peinture offre deux Génies chacun sur un char tiré par des
dauphins accouplés à un timon; le second, cédant au sommeil et prêt
tomber dans la mer, semble faire allusion à l'aventure du fameux nocher
d'_Enée_.
Hauteur, 8 p°. 3 lig.--Largeur, 1 P. 1 p°. 6 lig.