PLANCHE XXXVII.

Le Génie de la Chasse ne peut être représenté avec plus de vie, avec

plus de grâce. Il tient deux javelots de la main gauche; de l'autre, il

lance le trait qui va percer l'un des cerfs fugitifs; le battement de

ses aîles et sa draperie flottante répondent à la vivacité de son

action. Les cerfs sont d'une belle forme et s'élancent avec rapidité.

Les chiens sont tels que les décrit un auteur ancien (NEMESIANUS, _v.

108 et suiv._) «Elevés sur les jambes, la poitrine large, les flancs

effilés vers la croupe, la queue recourbée et les oreilles flottant avec

souplesse dans leur course». Le peintre n'a rien négligé pour exprimer

cet exercice chéri des rois et des héros, et qui préparait les Romains

la gloire, en développant leurs forces et en entretenant leurs membres

dans la vigueur. (_Voy._ HOR. I, _ép. XVIII_).

L'autre peinture offre deux Génies chacun sur un char tiré par des

dauphins accouplés à un timon; le second, cédant au sommeil et prêt

tomber dans la mer, semble faire allusion à l'aventure du fameux nocher

d'_Enée_.

Hauteur, 8 p°. 3 lig.--Largeur, 1 P. 1 p°. 6 lig.

Antiquités d'Herculanum, Tome I. Peintures · 第 42 / 53 题