On découvrit dans les fouilles de Résine, au mois de septembre 1748, ces
peintures et les suivantes, où sont représentés les Génies de la danse
et de la musique, des jeux de l'enfance, de quelques arts mécaniques et
de divers exercices. Dans le premier tableau, l'un des petits danseurs
est en mouvement, tenant d'une main une espèce de roseau fendu, dont le
bruit paraît devoir marquer la mesure; l'autre, prêt à partir, ajuste
une couronne de myrte sur sa tête, à l'envi de son compagnon déjà
couronné. Dans le second tableau, l'un, presque en repos, tient aussi un
roseau fendu; l'autre, en mouvement, porte sur l'épaule un long sceptre,
orné au bout d'une pomme ou d'une balle, et tient un disque ou plutôt un
petit tambour suspendu à un cordon. On peut considérer ce sceptre comme
destiné à servir de balancier, ou à faire briller l'adresse du danseur.
On sait à quel point les anciens ont porté le goût de la danse. Cet art,
également consacré par la religion et par le plaisir, faisait partie de
l'éducation publique chez plusieurs peuples; et les artistes ont pris
souvent plaisir à nous retracer les modèles qu'il leur offrait.
Hauteur, 8 p°. 3 lig--Largeur, 1 P. 1 p°. 6 lig.