Avant de retourner en Allemagne et en Hongrie, où la faveur impériale

l'a fait intendant et _comte_ de la musique, Liszt a séjourné quelques

mois à Paris. Nous l'avons entendu à cette époque chez notre maître et

ami Halévy, ainsi que chez Rossini. C'était toujours le même grand

artiste, amoureux de la gloire et du bruit, aimable, galant, ayant,

suivant la circonstance, le mot fin et la repartie gauloise, ne

dédaignant aucune des créations de Dieu et des beautés de la nature. Je

citerai à ce propos un mot charmant adressé à une jeune et jolie femme

par l'abbé Liszt, en soirée chez Rossini. Le célèbre artiste, incliné

très sensiblement sur les magnifiques épaules de Mme de X... en

toilette de bal, était plongé dans une extase fort humaine, silencieuse

mais intense. La jeune femme tressaillit tout à coup en saisissant ce

regard: «Eh bien! Monsieur Liszt»; mais le galant virtuose, sans se

troubler: «Pardon, Madame, je regarde s'il vous pousse des ailes.» Le

regard était une flatterie et la réponse un compliment; Liszt ne fut pas

pardonné, mais admiré. Il est fait à ce genre d'indulgence.

On voit qu'en prenant la soutanelle, Liszt n'a pas absolument renoncé au

monde, à ses pompes et à ses œuvres. _Transit gloria mundi_ n'est pas

sa devise. Ceux qui veulent connaître à fond les côtés humains de cette

merveilleuse individualité, peuvent prendre le livre de «Robert Franz»,

pseudonyme si clair. L'ex-grande dame qui a publié ce petit volume de

confessions intimes, a peint le célèbre artiste avec l'amertume d'un

cœur blessé, mais elle l'a saisi sur le vif, et le montre dans des

proportions humaines qui sont le principal attrait du livre. Pour ceux

que le musicien intéresse seul, l'article biographique de Fetis, un des

meilleurs et des plus complets qu'il ait publiés, contient des

renseignements artistiques et biographiques d'une autre nature et d'un

ordre parfait.

Liszt excelle dans les transcriptions, réductions de l'orchestre ou du

chant au piano. Il est impossible de mettre plus d'exactitude et

d'ingéniosité dans la reproduction. Son travail, d'un fini et d'un

précieux incomparables, tend à ne rien omettre; les dessins variés de

l'orchestre, les timbres des divers instruments, les effets de sonorité,

tout cet ensemble merveilleux d'homogénéité et pourtant si compliqué de

la symphonie, Liszt a su le condenser, le remanier pour le piano, cet

orchestre en miniature. Rien de plus habile en ce genre que ses

transcriptions des symphonies de Beethoven. Liszt, il y a vingt-cinq

ans, a eu le courage d'exécuter une de ces symphonies à la salle du

Conservatoire; les échos du temple ont tressailli de tant d'audace, mais

la tentative du grand virtuose a parfaitement réussi; il a tenu son

auditoire sous le charme puissant de son exécution et de son

intelligence détaillée du chef-d'œuvre.

Les _lieder_ de Schubert, Mendelssohn, Robert Schumann, Meyerbeer,

Mercadante, Rossini, Beethoven forment une riche collection, très utile

à étudier; dans le même ordre d'idées, nous citerons comme des

réductions du plus grand intérêt le septuor de Beethoven, ses

symphonies, celles de Berlioz, les ouvertures du _Freischütz_,

d'_Obéron_, de _Jubel_, du _Roi Lear_, du _Carnaval Romain_, de

_Guillaume Tell_, etc.: toutes ces transcriptions sont d'une habileté de

main extraordinaire, mais aussi d'une très grande difficulté

d'exécution. Plusieurs des populaires recueils de _Rapsodies

hongroises_, pièces inspirées des airs nationaux, offrent des rythmes et

des harmonies bizarres, quelque peu sauvages, pleines de couleur locale;

les fantaisies, paraphrases, illustrations, réminiscences, caprices sur

les opéras anciens et modernes sont en très grand nombre. Beaucoup de

ces morceaux de concerts à grand effet ne sont abordables que pour des

virtuoses dont le talent d'exécution est brisé à toutes les difficultés.

Les douze grandes études de concert, fugues, et la transcription au

piano des études de Paganini, appartiennent aussi à cet ordre de

difficultés.

Dans ses deux concertos pour piano et orchestre, Liszt a certainement

fait preuve de grand savoir, à travers l'œuvre, on rencontre de

belles pensées qui semblent préluder à l'éclosion d'une réelle

inspiration; mais le parti pris d'éviter tout ce qui ressemblerait à une

phrase suivie et développée de chant rejette le compositeur dans ces

agitations nerveuses, dans ces complications de traits parcourant le

clavier à perte d'haleine, luttant de sonorité avec l'orchestre, brodant

sur des harmonies quelquefois bizarres, où l'on attend vainement une

cadence parfaite. Absence de calme et de simplicité, _steeple chase_ Ã

la difficulté, qui ne répond pas à ce qu'on pouvait attendre d'une

intelligence aussi élevée; science spéculative qui s'exerce à donner des

énigmes musicales à l'interprète comme à l'auditeur.

Les œuvres orchestrales et symphoniques de Liszt méritent une mention

à part. Non que ces essais aient eu un grand retentissement, ni exercé

une influence décisive sur les tendances de notre école française, mais

Liszt a servi de porte-drapeau à Richard Wagner; il s'est déclaré un des

champions les plus résolus de la science abstraite, dont la première

règle semble être de chercher tous ses effets musicaux en dehors de la

saine musique; système cruel pour les oreilles habituées aux anciennes

formules de l'art, à la tonalité, aux périodes, aux cadences finales, et

que déroute cette course haletante vers un but qui fuit toujours. Dans

ce sentiment très ou trop moderne, Liszt a écrit plusieurs poëmes

symphoniques, _Orphée_, _Prométhée_, _le Tasse_, _Hungaria_, _Ce qu'on

entend dans la montagne_, plusieurs messes, des préludes symphoniques,

_la Divine Comédie_, _Héroïde funèbre_, _Mazeppa_. Ces compositions

appartiennent toutes à la nouvelle école et leur meilleure excuse est de

n'avoir produit qu'une génération de sophistes de talent; esprit faux

qui s'égarent à la recherche d'un idéal métaphysique, dont le but

suprême serait de transformer l'art pur en peinture à l'aide des sons,

s'attaquant à des sentiments, des sensations, des caractères

intraduisibles, et réduisant le grand art dramatique ou symphonique de

Haydn, Mozart, Beethoven, Weber, au genre descriptif pittoresque, Ã

cette musique soi-disant imitative, mais très nuageuse où la recherche

des combinaisons remplace les élans de l'inspiration. Les récentes

auditions d'œuvres religieuses et de fragments symphoniques exécutés

à Saint-Eustache et au Théâtre-Italien, grâce à l'initiative dévouée et

sous l'habile direction de Saint-Saëns, ne modifient pas notre

impression. La musique de Liszt résume dans son ensemble les qualités et

les défauts de la nouvelle école allemande; Liszt se trouve ainsi aux

côtés de Brahms, de Raff, de Saint-Saëns lui-même, et le voisinage n'a

rien qui puisse le diminuer: mais, pour lui, comme pour eux, il est

permis de regretter un pareil abus du talent, dépensé dans les errements

d'une école où la jeunesse n'a presque rien à apprendre et peut beaucoup

oublier.

En revanche, nous adressons des éloges sans restriction aux

transcriptions pour piano des soirées vocales de Rossini, ainsi qu'Ã

celles des mélodies de Schubert. Nous ne connaissons rien d'aussi

parfait en ce genre, et la constatation a une valeur réelle par ce temps

de transcriptions s'adressant à tous les degrés de force; _la Sérénade_,

_la Plainte de la jeune fille_, _la Poste_, _le Roi des aulnes_,

_l'Adélaïde_ de Beethoven et cinquante pièces orchestrales ou vocales

affirment la supériorité de Liszt, dans ces sortes d'arrangements qui

demandent non-seulement une grande habileté, une scrupuleuse exactitude,

mais encore un sentiment réel de la valeur des phrases, un tact

merveilleux dans la disposition de la partie récitante et des

accompagnements à conserver dans leur intégrité.

Les grandes études ne sont abordables que pour peu de virtuoses;

signalons-les cependant comme de belles œuvres d'un style très ferme.

Le concert de Liszt, exécuté à Paris par Mme Jaëll, a de très beaux

élans, des pages inspirées; malheureusement les développements touffus,

les modulations étranges et les effets d'une sonorité excessive gâtent

cette œuvre, qui serait sans cela une composition magistrale

affirmant les audaces d'un grand artiste.

L'album, _Impressions d'un voyageur_, _le Galop chromatique_, la grande

valse _di bravura_, les valses caprices d'après Schubert, les Soirées de

Rossini, transcrites pour piano solo, peuvent être jouées par les

virtuoses de salon.

Mais les grandes fantaisies sur _Don Juan_, _la Somnambule_, _la Juive_,

_Robert_, _les Huguenots_, sur _la Clochette de Paganini_, sur _les

Puritains_, _le Songe d'une nuit d'été_, sur le finale de _Lucie_,

_Lucrezia_, _le Trovatore_, _Rigoletto_, le finale de _Don Carlos_, les

Légendes de saint François d'Assise, de saint François de Paule ne

peuvent être fructueusement étudiées et convenablement exécutées que par

des pianistes d'une virtuosité transcendante, que ne rebutent ni la très

grande difficulté, ni les écartements de doigts, ni la dépense de force.

Les paraphrases de concert du _Tannhäuser_, le chœur des fiançailles

de _Lohengrin_, la prière de _l'Africaine_, les illustrations du

_Prophète_ appartiennent au même ordre de difficulté, musique de piano Ã

grand effet, très brillante, habilement écrite, très ingénieuse et d'une

sonorité puissante.

Si nous considérons l'ensemble de ces fantaisies, réminiscences et

paraphrases, nous devons classer Liszt comme un arrangeur étonnant dans

ces enchevêtrements de rythme ingénieux; mais, pour dire toute notre

pensée, le mérite de facture, la simplicité et la noblesse du style ne

répondent pas absolument à ce que l'on devait espérer d'une intelligence

pénétrée de tendances aussi vives vers l'idéal. Chez Liszt, le virtuose

s'est trop affirmé, les grands succès de l'exécutant ont fait négliger

au compositeur la simplicité de la forme et rechercher de préférence

l'excentrique, le bizarre, à défaut de l'énergie géniale. Loin de moi

l'intention de diminuer un talent aussi puissant! je veux seulement

marquer l'impression nerveuse et complexe qu'a toujours produite, sur

les artistes sincères, l'audition de Liszt et de ses œuvres. Je

l'entends encore à une soirée chez Halévy, où le maître hongrois

remporta du reste un de ses triomphes accoutumés. Ses regards

fascinateurs lancés sur les invités, ses préludes un peu longs ne

m'empêchèrent pas de rester sous le charme en écoutant des phrases

adorablement chantées, des traits d'une exquise délicatesse; je n'en

regrettais que davantage d'être tiré de mon extase par des sonorités

violentes, par des effets que réprouve la méthode; je tremblais, non

pour le pianiste, mais pour le piano, et je m'attendais à chaque instant

à voir les cordes se briser, les marteaux voler en éclats.

Seul Liszt peut mettre en pratique ces attaques de clavier hardies

jusqu'à la témérité, ces sonorités stridentes, obtenues à grand renfort

de pédales succédant à des bruissements vaporeux, ces accents sauvages

opposés à des plaintes langoureuses, ces procédés incessants de

constrastes heurtés, d'effets cherchés en dehors de tout principe

d'école. Que Liszt puisse appliquer un système aussi anormal, c'est la

preuve d'une virtuosité exceptionnelle, mais l'imitation en serait

singulièrement périlleuse. Faut-il ajouter qu'elle serait encore plus

stérile, ces tours de force n'ayant aucun rapport avec les progrès du

grand art? Ce soir-là, en écoutant Liszt, j'ai acquis la conviction

qu'il existe des grâces d'état pour les pianistes de grande bravoure,

mais je n'en ai pas tiré la conséquence que les règles du goût doivent

changer. Elles sont immuables; elles ne consisteront jamais à malmener

le piano, à le traiter fougueusement à la façon des jockeys qui

surmènent leur monture. On peut réussir dans cet exercice épuisant, on

peut encore mieux échouer; mais qu'on échoue ou qu'on réussisse, une

gymnastique aussi outrancière n'a rien à voir avec la virtuosité

correcte.

En face d'une exception comme Liszt, il ne faut pas dire aux élèves la

formule ordinaire: «Écoutez et imitez»; il faut leur dire: «Écoutez,

admirez ce que peut une volonté puissante; voyez les prodigieux

résultats obtenus par le travail mis au service de moyens merveilleux,

d'une facilité et d'une énergie extraordinaire, mais surtout gardez-vous

bien de suivre la même voie». Tous les virtuoses, deux ou trois

exceptés, qui ont pris Liszt pour modèle, pour type idéal d'exécution,

ont parodié ses qualités, exagéré ses défauts et travesti ses procédés

habituels en les soulignant.

Au demeurant, pour apprécier avec justesse, sans passion et en toute

sérénité, l'étonnante physionomie de Liszt, il faut se dégager de tout

parti pris d'admiration irraisonnée. Des adeptes fanatiques l'ont

proclamé le messie d'un art nouveau; des critiques sévères et souvent

injustes, sans nier son merveilleux talent de virtuose, lui ont dénié

tout esprit d'invention et l'ont classé parmi les musiciens prétentieux,

incapables de trouver des idées. Amis et ennemis sont également en

dehors du vrai; Liszt est un grand artiste, une riche et puissante

intelligence, aimant et comprenant l'idéal, ayant de très hautes

aspirations vers les sublimités de l'art. Mais il a eu de tout temps un

parti pris d'originalité: l'horreur des formes usitées, la passion du

nouveau, l'amour de l'excentrique lui ont fait déserter les grandes

voies pour les sentiers rocailleux. Le génie d'une langue ne consiste

pas à penser et parler autrement que tout le monde, mais bien à trouver

des idées neuves, originales, exprimées avec clarté, élégance, dans un

idiome noble et pur. Liszt a voulu suivre une tout autre voie: de là un

certain nombre d'œuvres mal équilibrées.

Lettré, érudit, polyglotte, Liszt écrit avec une rare élégance

l'allemand, l'italien, le français. Il a publié en Allemagne deux

volumes sur Gœthe et Richard Wagner, où le littérateur doctrinaire

affirme sa foi musicale avec une ardente conviction. Les revues

spéciales, allemandes et françaises, ont eu longtemps Liszt pour

collaborateur et publié de lui d'intéressants articles d'esthétique

musicale. La monographie de Chopin est une belle étude écrite avec le

cœur d'un ami, l'âme d'un poète.

F. Liszt a été promu commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur sous

Napoléon III, qui n'aimait pas la musique, mais prenait intérêt aux

causeries artistiques quand Auber les animait de ses fines reparties.

Liszt, invité aux Tuileries à une soirée intime, fut prié par

l'impératrice de lui dire une de ses œuvres de prédilection, la

marche funèbre de Chopin. Le grand virtuose l'exécuta avec un sentiment

poétique si profond, une expression douloureuse si vraie, si

communicative, que l'auditoire en fut touché jusqu'aux larmes.

L'impératrice, qui venait de perdre sa sœur, la duchesse d'Albe,

éprouva une très vive émotion, et remercia Liszt avec effusion;

l'empereur voulant aussi témoigner sa sympathie à l'artiste, chargea le

ministre des Beaux-Arts de conférer à Liszt le grade supérieur à celui

déjà obtenu. Or, ce grade supérieur était celui de commandeur de la

Légion d'honneur. Parmi les compositeurs illustres, seuls, Cherubini,

Rossini, Meyerbeer, Auber[8] et Halévy avaient reçu cette haute

distinction. Ambroise Thomas, Charles Gounod et Verdi n'étaient encore

que de simples officiers de l'ordre.

Il serait injuste de terminer ce rapide portrait d'un grand virtuose,

d'un grand musicien, sans parler des belles et nobles qualités de

l'homme. Généreux jusqu'à la prodigalité, ne comptant jamais avec les

incertitudes de l'avenir, ouvrant largement sa bourse à tous les

artistes malheureux, secourant toutes les infortunes, le premier Ã

souscrire à toutes les œuvres de bienfaisance ou à toutes les

entreprises artistiques, agissant avec une largesse de souverain où de

grands seigneurs font quelquefois acte de petits bourgeois, Liszt a

consacré aux progrès de l'art ou au soulagement des artistes malheureux

la majeure partie des sommes considérables recueillies dans ses

innombrables concerts. Point capital sur lequel Liszt diffère

singulièrement de son illustre émule en virtuosité, Paganini, dont la

réputation d'avarice est restée légendaire.

Mme Érard possède un très beau portrait de Liszt jeune homme, par Ary

Schæffer. Le maître hongrois y a le port et les allures d'un poète

byronien. Actuellement les lignes de la figure rappellent beaucoup le

médaillon du Dante. Sous une apparence froide, hautaine, le regard a

conservé la vivacité et la force de la jeunesse, la bouche est grande et

souvent contractée par un demi-sourire, le nez accusé, le front fuyant,

la chevelure argentée très abondante et rejetée en arrière. La vie tout

entière s'est réfugiée dans ces yeux fascinateurs qui ont gardé quelque

chose de l'enthousiasme des foules, un reflet du foyer rayonnant d'où

sont sorties tant d'ovations. On peut discuter le virtuose et le

compositeur, nature complexe, mais l'homme d'énergie, de communication

intime et directe avec le public est incomparable. Cette faculté

d'action et cette facilité d'enthousiasme ont causé quelquefois ses

fautes de goût, mais feront toujours sa grandeur. Liszt est de ceux Ã

qui il faut beaucoup pardonner parce qu'ils ont été beaucoup aimés.

* * *

P. S.--La deuxième édition de ces études biographiques était sous presse

lorsque la mort a frappé, à huit jours de distance, le 6 et le 14

janvier 1888, deux grands artistes que je m'honore d'avoir comptés au

nombre de mes amis les plus chers: Henri Herz et Stephen Heller.

J'adresse un dernier adieu à ces maîtres illustres dont j'ai raconté la

vie, apprécié l'œuvre et qui ont fait école chacun à son heure.

Liszt aussi, le prodigieux virtuose, est mort l'an passé quelques

semaines après son dernier voyage à Paris, où les ovations et les fêtes

ont achevé de briser ses forces vitales sans amoindrir les hautes et

belles facultés de sa riche intelligence.

TABLE DES MATIÈRES

F. CHOPIN 7

BERTINI 21

STEPHEN HELLER 31

HENRY HERZ 41

CLEMENTI 52

E. PRUDENT 68

MADAME PLEYEL 77

AMÉDÉE DE MÉREAUX 86

JOHN FIELD 96

F. KALKBRENNER 106

DUSSEK 116

CH. VALENTIN ALKAN 126

CRAMER 135

GOTTSCHALK 143

STEIBELT 155

S. THALBERG 165

MADAME FARRENC 176

HUMMEL 184

MOSCHELÈS 192

ZIMMERMAN 202

FERDINAND RIES 212

CAMILLE STAMATY 222

FERDINAND HILLER 233

LOUIS ADAM 244

THÉODORE DŒLHER 252

MADAME DE MONTGEROULT 262

LEFÉBURE-WÉLY 271

GORIA 282

CZERNY 292

LISZT 303

IMPRIMERIE PAUL BOUSREZ, TOURS.

* * * * *

ART CLASSIQUE ET MODERNE DU PIANO

CONSEILS

D'UN

PROFESSEUR

SUR

L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET L'ESTHÉTIQUE

DU PIANO

PAR A. MARMONTEL

SUIVIS DU

Vade-Mecum du Professeur de Piano

Catalogue gradué et raisonné des meilleures méthodes, études et

œuvres choisies des maîtres anciens et contemporains du degré le plus

élémentaire à la difficulté transcendante.

L'OUVRAGE COMPLET NET: 5 FRANCS.--DIVISÉ EN 2 VOLUMES IN-12

1er VOLUME 2e VOLUME

CONSEILS D'UN PROFESSEUR VADE-MECUM-CATALOGUE

NET: 3 FRANCS NET: 3 FRANCS

PARIS

_AU MÉNESTREL_, 2 _bis_, RUE VIVIENNE

HENRI HEUGEL, Éditeur des Solfèges et Méthodes du Conservatoire

Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays

IMPRIMERIE PAUL BOUSREZ. TOURS.

* * * * *

NOTES:

[1] Nommons pourtant, parmi les artistes privilégiés qui ont eu le

bonheur de s'assimiler les précieuses qualités du virtuose, Mme

PLEYEL, MM. GOTTSCHALK et F. PLANTÉ.

[2] On pourra lire avec grand intérêt le chapitre spécial consacré par

Méreaux à l'histoire du clavecin et du piano dans son volume

d'introduction aux _Clavecinistes_.

[3] En la propriété même de son beau-père, l'illustre Lablache, sur le

Pausilippe, où il s'inspira de ses dernières pensées musicales publiées

sous le titre de _Soirées de Pausilippe_. S. Thalberg n'avait que 59

ans. Des obsèques princières lui furent faites par sa veuve, ses amis et

toute la colonie dilettante de Naples.

[4] Mme Farrenc n'a rien écrit pour le théâtre, mais elle a eu

l'honneur et la satisfaction familiale de guider les études de haute

composition de son neveu, Ernest Reyer, aujourd'hui membre de

l'Institut, l'auteur du _Sélam_, de _Maître Wolfram_, de _Sacountala_,

d'_Érostrate_, de _la Statue_ et de _Sigur_.

[5] Nous avons pu en juger au Théâtre-Italien de Paris, où il fut

appelé, un hiver, à diriger l'orchestre de la salle Ventadour.

[6] Excellent ouvrage, dit Fétis, d'un genre neuf et remarquable par le

caractère déterminé de chaque étude.

[7] Czerny a fait une remarquable simplification à 2 et à 4 mains des

douze premières transcriptions (1re et 2e série) de l'_Art du

chant_ de S. Thalberg; les douze dernières (3e et 4e série), ont

été simplifiées à 2 et à 4 mains par G. Bizet, qui, lui aussi, excellait

dans l'art de transcrire au piano les chefs-d'œuvre des maîtres.

[8] Nommé plus tard grand-officier de la Légion d'honneur.

Les pianistes célèbres: silhouettes & médaillons · 第 19 / 19 段