Page 346, ligne 5: Une actrice.
Cette actrice se nommait Baron.
Page 347, ligne 4: La duchesse d'Orléans.
La duchesse d'Orléans mit aussi à profit la fureur du jeu, et joua ses
meubles contre des sommes qui surpassaient leur valeur, mais dont la
destination était marquée d'avance. Cet exemple fut imité.
Page 348, ligne 15: Leurs ouvrages et leurs exemples avaient donné
un caractère plus grave à ces réunions d'hommes de lettres.
Un maître des requêtes, membre de l'Académie Française, Habert de
Montmor, était à cette époque le Mécène des gens de lettres. Il
cultivait également les sciences et la littérature, et faisait
facilement des vers latins. Il avait table ouverte pour les savants et
les beaux esprits. Il en logeait plusieurs dans son hôtel. Gassendi,
l'homme le plus universel de son temps, ce digne rival de Galilée et
de Kepler, ce précurseur de Newton et de Leibnitz, logea chez lui, et
y mourut. Les réunions dont il était l'oracle et le patriarche ne
discontinuèrent pas même pendant les crises orageuses de l'année
suivante. On y lisait fréquemment des lettres de la reine Christine,
alors en correspondance avec Gassendi et avec plusieurs autres savants
de Paris, qu'elle cherchait à attirer en Suède, donnant ainsi
l'exemple rare, parmi les souverains, de sa prédilection pour un genre
de gloire préférable à celui des conquêtes.
Page 355, ligne 7: Saint-Évremond.
Saint-Évremond a fait le portrait de la comtesse d'Olonne dans le
temps où il en était lui-même amoureux. Sa mère se nommait Marie de
Raynier. La comtesse d'Olonne mourut le 13 juin 1714.
Page 359, avant-dernière ligne: Fit échouer les projets du cardinal.
La sœur cadette de la comtesse d'Olonne épousa le maréchal de la
Ferté. Les deux sœurs se ressemblaient par les mœurs, et demeurèrent
ensemble vers la fin de leur vie. Elles étaient d'une branche cadette
de la maison d'Angennes. Elles moururent toutes deux en 1714.
Saint-Simon rapporte sur elles une anecdote curieuse à l'endroit cité.