ISABELLE.

Nous en avons plusieurs de la vieille roche.

Dans le _Grand Dictionnaire des Précieuses, ou la clef des ruelles_,

1660 (ouvrage de Somaize différent de celui qui est intitulé aussi

_Grand Dictionnaire des Précieuses, historique, critique_, 1661, 2

vol. in-12), p. 79, on lit que ces mots, _qui préside? qui est de

quartier chez vous?_ sont synonymes de _Qui est-ce qui vient souvent

vous voir?_

Cet usage de recevoir dans les alcôves en produisit un autre, qui

subsista longtemps: ce fut celui qu'avaient les jeunes mariées de

recevoir, assises sur leur lit, en grande parure, les visites qui leur

étaient faites le lendemain de leurs noces.

Saint-Simon (_Mémoires complets et authentiques_, t. I, p. 277),

parlant de son mariage, dit:

«Nous couchâmes dans le grand appartement de l'hôtel de Lorges. Le

lendemain, M. d'Anneuil, qui logeait vis-à-vis, nous donna un grand

dîner, après lequel la mariée reçut sur son lit toute la France à

l'hôtel de Lorges, où les devoirs de la vie civile et la curiosité

attirèrent la foule....» «Le lendemain elle reçut toute la cour sur

son lit, dans l'appartement de la duchesse d'Arpajon, comme plus

commode, parce qu'il était de plain pied.» (Page 278.)

En parlant de sa belle-sœur, Saint-Simon dit: «Mademoiselle de

Quentin ne tarda pas à avoir son tour. M. de Lausun la vit sur le lit

de sa sœur, avec plusieurs autres filles à marier.» Quand de Lausun

est marié avec mademoiselle de Quentin, il dit, en parlant du duc de

Lausun: «Le lendemain, il fit trophée de ses prouesses. Sa femme vit

le monde sur son lit.» (Page 280.) Puis, pour le jour d'après, il

ajoute: «Elle vit toute la cour sur son lit, et tout s'y passa comme à

mon mariage.»

Le même Saint-Simon (t. II, p. 125 et 126), en parlant du mariage de

mademoiselle d'Aubigné, nièce de madame de Maintenon, avec le comte

d'Ayen, dit: «La déclaration s'en fit le mardi 11 mars. Le lendemain

madame de Maintenon se mit sur son lit, au sortir de table, et les

portes furent ouvertes aux compliments de toute la cour.» Ceci se

passait avant la messe de mariage; après cette messe, Saint-Simon

ajoute encore: «L'après-dînée, madame de Maintenon, sur son lit, et la

comtesse d'Ayen sur un autre, dans une autre pièce joignante, reçurent

encore toute la cour.»

C'est sur cet usage que La Bruyère s'exprime en ces termes:

«Le bel et judicieux usage que celui qui, préférant une sorte

d'effronterie aux bienséances et à la pudeur, expose une femme d'une

seule nuit, sur un lit, comme sur un théâtre, pour y faire pendant

quelques jours un ridicule personnage, et la livre en cet état à la

curiosité de l'un ou de l'autre sexe, qui, connus ou inconnus,

accourent de toute une ville à ce spectacle pendant qu'il dure! Que

manque-t-il à une telle coutume pour être entièrement bizarre et

incompréhensible, que d'être lue dans quelque relation de la

Mingrélie?»

(La Bruyère, _Caractères_, ch. VII, _De la Ville_.)

Cet usage continua dans le dix-huitième siècle. Au sujet du mariage du

duc de Berri, en 1710, on lit dans Saint-Simon:

«Au sortir de table, le roi alla dans l'aile neuve, à l'appartement

des mariés. Toute la cour, hommes et femmes, l'attendait, en haie dans

la galerie, et l'y suivit avec tout ce qui avait été du souper. Le

cardinal Janson fit la bénédiction du lit. Le coucher ne fut pas

long. Le roi donna la chemise à M. le duc de Berri.»

Le même Saint-Simon, en racontant le mariage du fils de Tallard avec

une fille du prince de Rohan, qui eut lieu chez la duchesse de

Ventadour, en 1713, dit, t. X, p. 455: «Le lendemain la mariée reçut

sur le lit la duchesse de Ventadour, les visites de toute la cour, et

celles que les duchesses ont accoutumé de recevoir des personnes

royales.» Voy. la note, p. 697, de notre édition de La Bruyère.

Page 38, ligne 4: N'y laissait pénétrer qu'un demi-jour azuré.

Dans la pièce de Somaize, Roguespine, un des personnages, dit (_Procès

des Précieuses_, p. 47):

Je considérais fort la chambre

Dans laquelle à loisir je vis

Des précieuses de Paris

Une longue et nombreuse bande.

. . . . . . . . . . . . . . . . . .

Cette chambre était assez sombre;

Le grand jour n'y pouvait entrer,

A cause qu'elles font tirer,

Pour l'empêcher de trop paraître,

Des rideaux devant la fenêtre;

Sachant que la grande clarté

Efface un peu la beauté.

J'y remarque de plus ensuite,

Quoique la chambre fût petite,

Un paravent qui s'étendait

Jusque près de la cheminée.

Page 39, ligne 5: C'était mademoiselle Paulet.

Mademoiselle Paulet était la fille d'un Languedocien, Charles Paulet,

secrétaire du roi, qui inventa le fameux impôt de _la paulette_. Si

l'on en croit Tallemant des Réaux, mademoiselle Paulet fut galante

dans sa jeunesse; mais l'amitié de madame de Clermont d'Entragues,

femme d'une grande vertu, la remit en crédit. «Madame de Rambouillet,

dit-il, la reçut pour son amie; et la grande vertu de cette dame

purifia pour ainsi dire mademoiselle Paulet qui depuis fut chérie et

estimée de tout le monde.» (Tallemant, _Historiettes_, p. 200.)

Mademoiselle Paulet avait une très-belle voix. Lorsqu'elle vint pour

la première fois à Rambouillet, madame de Rambouillet la fit recevoir

à l'entrée du bourg par les plus jolies filles du lieu, couronnées de

fleurs; une d'entre elles lui présenta les clefs du château, et on

tira deux petites pièces d'artillerie. Mademoiselle Paulet mourut en

1651, chez madame de Clermont en Gascogne.

Page 40, ligne 2: Madame Duplessis.

La maison de madame Duplessis-Guénégaud était le rendez-vous de ce

qu'il y avait de plus distingué à la cour et à la ville. Ce fut elle

qui depuis contribua à former la société de Fouquet, et qui lui

indiqua les gens de lettres et les hommes de mérite qu'il devait

protéger.

Page 40, ligne 9: de la fameuse guirlande.

Dans le _Hueliana_, page 105, le don de cette guirlande est rapporté à

l'année 1633 ou 1634, au lieu de 1640, qui est sa véritable date. Ce

beau manuscrit a été vendu 14,510 fr. à la vente de La Vallière.

Page 40, ligne 15: Moitié assis, moitié couchés sur leurs manteaux.

Roguespine, dans la pièce de Somaize, continuant sa description, dit:

Pour ne pas perdre le moment

Que j'avais de lorgner ces belles

Dedans l'une de leurs ruelles.

Seize environ elles étaient;

De plus, toutes elles avaient,

Au moins il ne s'en fallait guère,

Assis sur leurs manteaux par terre,

Paraissant fort humiliés,

Un homme chacune à leurs pieds;

Sans ceux qui, très-fort à leur aise,

Étaient assis dans une chaise,

Et faisaient peu les courtisans.

Dans _la Comtesse d'Escarbagnas_, un homme ridicule qui cherche à

singer les airs du grand monde s'assoit au pied de la comtesse pour

écouter la comédie.--Dans le récit d'un bal de province, le comte de

Bussy, en parlant du comte de Souvré, dit: «Il était au premier rang

de ceux qui étaient assis sur leurs manteaux.»

Page 40, ligne 20.

Somaize parle dans son Dictionnaire de madame du Vigean, sous le nom

de Valérie, page 36 de la clef; et t. II, page 195 du Dictionnaire, il

lui donne le nom de mademoiselle.--Voiture et l'annotateur des

chansons manuscrites lui donnent le titre de madame, et ce dernier

nous apprend qu'elle était sœur de la duchesse de Richelieu.

Page 41, ligne 8: Toutes les dames tenaient une petite badine.

Roguespine dans Somaize, continuant sa narration, dit:

La plupart encore d'entre elles,

Soit des laides, ou soit des belles,

Tenaient avec un air badin

Chacune une canne à la main,

La faisant brandiller sans cesse.

Page 41, lignes 13: Les blancs et gros panaches de leurs petits

chapeaux.

Roguespine dit encore:

Ils avaient, selon leurs coutumes,

Des chapeaux tout chargés de plumes.

L'auteur du _Récit de la Farce des Précieuses_; Anvers (1660, p. 19),

dans le récit du costume de Mascarille, fait mention de son chapeau,

si petit «qu'il était aisé de juger que le marquis le portait bien

plus souvent dans la main que sur la tête.» Ce récit est de

mademoiselle Desjardin; il a été composé après la première

représentation des _Précieuses_, et avant que la pièce ne fût

imprimée. Il est en forme de lettre adressée à une dame dont le nom,

omis comme celui de l'auteur, était madame de Morangis. J'ai puisé ces

détails dans les manuscrits de Conrart qui sont à la bibliothèque de

l'Arsenal, no 902; on y trouve une copie du _Récit_, t. IX, p. 1017.

Page 41, ligne 20: Chapelain.

Le cardinal de Retz dit que Chapelain avait de l'esprit; et Retz

était bon juge en cette matière. (Voyez _Collection des Mémoires_ de

Petitot, t. XLIV, p. 158.)

Page 41, ligne 22: L'abbé Bossuet, le petit abbé Godeau.

L'abbé Godeau était parent de Conrart, et ce fut lui qui le produisit

à l'hôtel de Rambouillet.--Bossuet, né en 1627, n'avait que dix-sept

ans en 1644; mais on sait qu'il fut très-précoce, et l'on connaît le

mot de Voiture sur un sermon récité par lui à l'âge de seize ans à

l'hôtel de Rambouillet.

Page 42, ligne 18: Voiture demeure dans cette rue.

Voiture mourut rue Saint-Thomas du Louvre, le 27 mai 1648.

Page 44, ligne 18: Afin de ne pas froisser ses canons.

A l'époque du mariage de madame de Sévigné, on portait de grands

canons; on les portait moins longs lorsque Molière s'en moquait dans

_les Précieuses ridicules_, en 1659; puis huit ans après, lorsque _le

Misanthrope_ fut représenté en 1667, les grands canons redevinrent à

la mode.

Molière a dit dans _l'École des Maris_, acte I, scène 1:

Et de ces grands canons où, comme en des entraves,

On met tous les matins ses deux jambes esclaves,

Et par qui nous voyons ces messieurs les galants

Marcher écarquillés ainsi que des volants.

La pièce de Molière fut donnée en 1661. L'auteur des _Lois de la

Galanterie_, que l'on trouve dans le _Recueil des pièces choisies en

prose_, publié en 1658, s'exprime exactement de la même manière: «Si

quelques-uns disaient encore autrefois qu'ils se formalisaient de ce

rond de botte fait comme le chapiteau d'une torche, dont l'on avait

tant de peine à conserver la circonférence, qu'il fallait marcher en

écarquillant les jambes, comme si l'on eût quelque mal caché; et si

depuis, ayant quitté l'usage des bottes, et porté de simples canons de

la grandeur d'un vertugadin, on en a fait de pareilles plaintes,

c'était ne pas considérer que ces gens qui observent ces modes vont à

pied le moins qu'ils peuvent. D'ailleurs, quoiqu'il n'y ait guère que

cela ait été critiqué, la mode est déjà changée. Les genouillières

rondes et étalées n'ont été que pour les grosses bottes, les bottes

mignonnes ayant été ravalées depuis jusqu'aux éperons, et n'ayant eu

qu'un bec rehaussé devant et derrière. Quant aux canons de linge qu'on

étalait au-dessus, nous les approuvions bien dans leur simplicité,

quand ils étaient fort larges et de toile de batiste bien empesée,

quoique l'on ait dit que cela ressemblait à une lanterne de papier, et

qu'une lingère du Palais s'en servit un soir, mettant sa chandelle au

milieu, pour la garder contre le vent. Afin de les orner davantage,

nous voulions dès lors que d'ordinaire il y eût double et triple rang

de toile, soit de batiste, soit de Hollande; et d'ailleurs cela était

encore mieux s'il s'y pouvait avoir deux ou trois rangs de point de

Gênes. Ce qui accompagnait le jabot devait être de même parure (p. 66

et 67).... Depuis que, l'usage des bottes étant aboli, si ce n'est

pour aller à la guerre ou se promener aux champs, les grands canons

ont été en crédit, soit de toile simple, ou ornés de belles dentelles;

à quoi il fallut que les vrais galants se soient accoutumés, parce que

c'était un équipage magnifique, et que d'ailleurs cela servait

grandement à cacher la défectuosité de quelques jambes cagneuses ou

trop menues. Mais s'il arrive que maintenant la mode de ces canons se

passe, il faut que chacun porte des bas de soie..... L'on a aussi

porté des canons d'étoffe au lieu de ceux de toile.....»

Scarron, continuant le portrait dont nous avons cité le commencement,

dit:

Il avait deux canons, ou plutôt deux rotondes,

Dont le tour surpassait celui des tables rondes;

Il chantait en entrant je ne sais quel vieux air,

S'appuyait d'une canne, et marchait du bel air.

Après avoir fourni sa vaste révérence,

Se balançant le corps avecque violence,

Il me dit..... etc.

Dans la description que fait Loret de son noble de province, il dit,

livre VII, p. 87, _lettre 22_, du 3 juin:

Il portait en son haut de chausse

Des galons jusqu'à seize cent.

. . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ce _nobilis_ voyait avec ravissement

Ses rubans de couleur exquise,

Et ses canons d'étoffe grise,

Qui de rondeur, chacun à part,

Avaient deux aunes et mi-quart.

. . . . . . . . . . . . . . . . .

De petits enfants à jaquette

Qui jouaient à cligne-musette:

Deux d'entre eux s'allèrent cacher

(Pour se faire longtemps chercher)

Sous les canons du gentil-homme.

. . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ils étaient spacieux assez

Qu'on ne leur voyait pieds ni tête, etc.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Ma muse et moi nous maintenons

Que ces démesurés canons

Sont une extravagante mode,

Laide, embarrassante, incommode:

Cependant messieurs les coquets

Disent qu'outre leurs doux caquets,

Cet attirail est nécessaire

Pour ravir, pour charmer, pour plaire;

Que l'honneur, l'esprit, la vertu,

Sont estimés moins qu'un fétu

Dans l'empire des amourettes;

Et que pour dompter des coquettes,

Des Suzons, Fanchons et Nanons,

On ne le peut pas sans canons.

Page 48, ligne 6: LA SÉPARATION.

Ce rondeau ne se trouve pas dans la première édition de Voiture, 1650,

in-4º. C'est dans cette première édition qu'est le seul bon portrait

de Voiture; il est gravé par Nanteuil, d'après Philippe de Champagne.

Il y a eu une seconde édition de la même année, in-4º, corrigée et

augmentée. Celle que je cite, in-12, est la meilleure, et le rondeau

s'y trouve.

Page 49, ligne 12: Parce qu'il est votre grand madrigalier.

Conrart avait surnommé La Sablière le grand madrigalier français. Voy.

Ancillon, _Vie des Personnages célèbres_.

Page 50, ligne 1: De toutes les façons, etc.

Dans les éditions de Montreuil, cette pièce y est intitulée _Pour

madame de Sévigny jouant à colin-maillard_ (on écrivait alors Sevigny

au lieu de Sévigné; Scarron et Bussy-Rabutin n'écrivent pas

autrement). Dans le recueil de Sercy, où cette pièce avait paru

d'abord, le nom de madame de Sévigné ne se trouve pas. Les œuvres de

Montreuil contiennent en outre deux lettres adressées par lui à madame

de Sévigné, pag. 5, 107 de l'édit. 1666, et 4 et 72 de l'édit. de

1671. Il faut que les éditeurs de madame de Sévigné n'aient point

connu ces lettres, puisqu'ils ne les ont pas, selon leur plan,

réimprimées avec les siennes. La seconde édition du recueil de

Montreuil ne paraît être qu'une réimpression de la première: elle est

seulement moins belle. La meilleure pièce de Montreuil n'est point

dans ce recueil: c'est son épître à Martin Pinchesne, qu'il a imprimée

dans les œuvres de ce dernier après la mort de l'auteur. On a souvent

confondu Mathieu Montreuil avec Jean Montreuil, son frère aîné, qui

fut un des plus jolis hommes de France. (Retz, _Mém._, t. XLV, p. 181

et 191.) Ce dernier fut très-utile à la cause des princes, par son

esprit et son adresse; il fut reçu de l'Académie Française, et mourut

à trente-sept ans. Petitot, ou l'ancien éditeur des Mémoires de Joly,

_Collection des Mémoires_, t. XLVII, p. 107, confond, dans une de ses

notes, Mathieu avec Jean. (Voy. Pellisson, _Hist. de l'Académie

Française_, 1729, in-4º, p. 261 à 265). Il paraîtrait, d'après un

passage des _Mém. de Conrart_, t. XLVIII, p. 57, que Montreuil

l'académicien a été secrétaire des commandements de MADAME, femme de

Gaston.

Page 51, lignes 9 et 10: Faisons encore jouer madame de Sévigné

à colin-maillard.

Le jeu de colin-maillard, qui nous paraît si enfantin, était alors

fort à la mode parmi les gens du grand monde. Le comte de Gramont,

dans ses Mémoires, parle du goût de mademoiselle Stewart pour ce jeu.

La mode le maintint longtemps en vogue. Loret, dans sa _Muse

historique_, liv. III, p. 7, lettre 2, du 14 janvier 1652, en parlant

des divertissements qui se donnent chez MADEMOISELLE, dit:

Enfin, en ce palais d'honneur

On a ce merveilleux bonheur

De s'y réjouir d'importance;

Et, mieux que pas un lieu en France,

Comédie, bal, en tout temps,

Y rendent les esprits contents.

Au chagrin on y fait la moue,

Et tous les soirs presque on y joue

A ce jeu plaisant et gaillard

Qu'on appelle colin-maillard.

Louis XIV aimait ce divertissement dans sa jeunesse. Un jour qu'il y

jouait chez madame de Puisieux, il mit son cordon bleu autour de

Puisieux pour mieux se déguiser; et cela plus tard fit nommer Puisieux

chevalier des ordres. Saint-Simon, t. IV, p. 288 (chapitre 24).

Page 52, ligne 16: Des fauteuils, des chaises et des placets.

J'ai fait mention des placets, ci-dessus, page 41, ligne 17.

Boileau a dit dans sa satire:

Saint-Amand n'eut du ciel que sa veine en partage:

Un lit et deux _placets_ composaient tout son bien.

Dans le Lutrin:

En achevant ces mots, cette amante enflammée

Sur un _placet_ voisin tombe demi-pâmée.

Brienne dit, p. 203: «Cependant la reine me fit donner un _placet_.»

Et p. 218: «Mon père....., comme il ne pouvait se tenir debout,

s'asseyait sur un _placet_ qui était au bout de la table.»

Page 53, lignes 9 et 10: _Théodore vierge et martyre_,

tragédie chrétienne.

C'est de cette tragédie que Voltaire a dit qu'il n'y avait rien de si

mauvais. Il a épuisé à son égard les expressions les plus dures que le

mépris et le dégoût peuvent inspirer. Sa critique est outrée, et on

aurait d'après elle une fausse idée de la pièce. On la lit sans ennui;

Corneille s'y retrouve assez souvent. Elle eut du succès en province,

mais n'en eut aucun à Paris. Elle a été bien appréciée par François de

Neufchâteau.

Page 55, ligne 8: Tout le monde dirigea ses regards sur

l'ecclésiastique adolescent.

Bossuet fut introduit à l'hôtel de Rambouillet par le marquis de

Feuquières, et y prêcha un sermon à l'âge de seize ans. Il vint à

Paris en 1642, et ce ne fut que postérieurement qu'il alla résider à

Metz, pour y achever ses études ecclésiastiques.

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (2/6) · 第 48 / 146 题