CHAPITRE XIV.

1659-1660.

La Fronde finit comme une pièce dramatique bien

combinée.--Mariage du roi.--Rentrée de Condé.--Mort de

Gaston.--Le cardinal de Retz est dans l'impuissance de

nuire.--Pompes de la rentrée du roi.--La cour avait été obligée

de faire de longues absences hors de la capitale pendant que se

traitait l'affaire de la paix.--La noblesse alors resta à

Paris.--Le théâtre devint pour ses divertissements sa principale

ressource.--Une grande distance séparait la noblesse de la

bourgeoisie.--La noblesse protégeait les acteurs.--Ceux-ci

tenaient une conduite honorable.--Plusieurs étaient hommes de

lettres.--Les auteurs dramatiques les ménageaient.--Ils accordent

l'entrée de leurs théâtres à tous les membres de l'Académie

Française.--Leur fréquentation avec les gens de cour et les

grands leur donnait, sous le rapport des manières, une grande

supériorité sur la bourgeoisie de la capitale et sur la noblesse

de province.--Quelques-uns étaient gentils-hommes, et ne

perdaient point leurs priviléges en devenant acteurs.--Molière

n'éprouva aucun obstacle pour l'établissement de son nouveau

théâtre.--Sa troupe, inférieure à celle des deux autres

théâtres.--Son génie était son seul moyen de succès.--Succès du

_Dépit amoureux_.--Vogue prodigieuse des _Précieuses

ridicules_.--La raillerie était en honneur à la cour de Louis

XIV.--Les véritables précieuses et leurs amis furent les premiers

à rire de la pièce de Molière.--Toute la famille de Mme de

Rambouillet se trouvait à la représentation de cette

pièce.--Motifs qui font présumer que Mme de Sévigné y était

aussi.--La preuve qu'elle était alors à Paris résulte du récit de

Tallemant sur l'affaire du marquis de Langey.--Réflexions sur

cette affaire.

La Fronde se termina comme un poëme dramatique bien combiné: toutes

les intrigues qu'elle avait enfantées se dénouèrent par un mariage;

presque tous les principaux acteurs se réconcilièrent, et celui qui

toujours et sans cesse avait été occupé à tout brouiller fut écarté de

la scène. Louis XIV épousa l'infante Marie-Thérèse; le traité des

Pyrénées fut conclu; deux grandes monarchies, qui se faisaient la

guerre depuis vingt-cinq ans, devinrent alliées; les frontières de la

France furent reculées au nord, à l'est et au sud[277]. Condé fit sa

soumission, et ramena avec lui cette courageuse noblesse qui avait

suivi sa destinée[278]; le duc de Lorraine, retenu depuis six ans dans

les prisons d'Espagne, à cause de ses liaisons avec la France, en

sortit[279]; Retz, condamné à l'exil, forcé de fuir et de se cacher,

ne fut plus à craindre[280]; l'indécis et faible Gaston, qui se

défiait de tout le monde et de lui-même, qui ne s'intéressait à

personne et auquel personne ne s'intéressait, mourut peu après[281].

Le faste et l'éclat qui avaient accompagné la demande de l'infante;

les galanteries chevaleresques et les attentions du jeune roi pour sa

femme[282]; la pompe triomphale de leur entrée dans Paris; la

magnificence des réjouissances publiques qui la suivit, tout contribua

à répandre un aspect de bonheur et un air de grandeur sur les

commencements d'un règne qui s'annonçait d'une manière si

brillante[283]. Le royaume entier semblait renouvelé et rajeuni par

son monarque[284].

Mais les négociations qui avaient précédé ce moment avaient été

longues et difficiles[285]; et plus on désirait les voir se terminer

heureusement, plus on se trouvait agité par la crainte et par

l'espérance, selon qu'on apprenait qu'elles avançaient vers leur

terme, ou qu'elles étaient sur le point d'être rompues. Tout le monde

paraissait pressé d'en finir, excepté les négociateurs eux-mêmes,

Jules Mazarin et Louis de Haro, qui, sur leur petite île de la

Bidassoa, combattaient ensemble de ruses et de finesses dans leurs

interminables conférences. Ces délais, cette longue attente, les

absences prolongées du roi, de la reine, du cardinal et de tous ceux

de leurs maisons, avaient en quelque sorte dérouté les habitudes du

grand monde de la capitale. La cour se trouvait partagée en deux,

parce qu'une partie seulement avait pu être du voyage de Lyon; l'autre

était restée à Paris. Le roi n'y revint qu'en février; Mazarin en

repartit vers le milieu de l'été, pour se rendre à Saint-Jean de

Luz[286]; et le roi, la reine et leur suite nombreuse allèrent peu

après rejoindre le ministre et voyager dans le midi, en attendant le

terme des négociations. Tout ce qui n'était point du voyage n'eut

aucune envie de quitter Paris, où l'on s'attendait de jour en jour à

voir revenir ceux dont on s'était séparé avec tant de regret: de

fréquents courriers apportaient de leurs nouvelles, et instruisaient

de tout ce qui préoccupait si fortement les esprits. Comme l'ouverture

des négociations avait suspendu les opérations de la guerre, nul ne se

trouvait forcé de s'absenter. La capitale était donc pourvue d'un plus

grand nombre de personnes de la haute noblesse, ou de personnes riches

et vivant noblement, qu'elle n'avait coutume de l'être dans cette

saison. Mais comme les ballets royaux, les fêtes et les cercles de la

cour, les bals et les mascarades, n'avaient plus lieu, on eut plus de

loisir pour suivre les représentations théâtrales, et elles tinrent le

premier rang parmi les jouissances de cette année.

Nous avons vu qu'indépendamment des deux troupes d'acteurs de l'hôtel

de Bourgogne et du Marais, une troisième troupe (c'était celle de

Molière) avait obtenu la permission de s'établir à Paris, et jouait

sur le théâtre du Petit-Bourbon.

Il ne faut pas oublier l'inégalité des rangs qui existait à cette

époque, et les effets qu'elle produisait. Un intervalle considérable

séparait le bourgeois le plus riche d'un noble, d'un grand seigneur.

Celui-ci donnait du lustre et de l'importance à tous ceux qu'il

admettait à l'honneur de sa familiarité ou aux bienfaits de sa

protection. Les grands choisissaient de préférence pour clients ceux

qui pouvaient rehausser l'éclat de leur rang ou contribuer à leurs

plaisirs. De là cette faveur dont jouissaient auprès d'eux les

artistes, les gens de lettres, les chanteurs et les acteurs[287]. La

condition de ces derniers, du moins dans la capitale, n'était point

ravalée au-dessous de celle de la bourgeoisie, comme cela a lieu

depuis que leur nombre s'est multiplié si extraordinairement avec

celui des théâtres, et encore plus depuis que les lois ont voulu

promener leur niveau sur tous les rangs, sur toutes les professions.

Les lois peuvent bien contraindre les actions de l'homme, mais ne

peuvent rien sur ses opinions: les lois veulent en vain établir en

toute chose une parfaite égalité, rendre semblable ce qui diffère,

rapprocher ce qui se repousse; l'opinion, qui exerce sur les lois

mêmes son empire absolu, élève aussitôt ce qu'elles ont abaissé,

abaisse ce qu'elles ont élevé, prononce ses incompatibilités et

établit ses distinctions.

A l'époque dont nous parlons, les princes et les grands, qui, à

l'exemple du monarque, aimaient à s'exercer dans l'art théâtral, et

associaient à leurs divertissements les acteurs, ne laissaient

échapper aucune occasion de manifester à ceux-ci l'intérêt qu'ils leur

portaient, et le cas qu'ils faisaient de leurs talents. Ils les

aidaient à maintenir l'ordre dans leurs représentations; ils

n'hésitaient pas, pour les mettre à l'abri des insultes de la foule, à

leur prêter le secours de leurs propres gardes ou de leurs nombreux

valets, et souvent ils ne dédaignaient pas d'intervenir en personne,

lorsque les circonstances l'exigeaient. Plus honorés, les acteurs

tenaient aussi une conduite plus honorable. Ils maintenaient dans

leurs petites républiques une police excellente[288]. Liés entre eux

par un même intérêt et par les rapports continuels de leurs communs

travaux, ils se secouraient mutuellement, et ne souffraient jamais

qu'aucun d'eux, qu'elle que fût son infortune, tombât à la charge de

la charité publique. Ce qui ajoutait encore à la considération dont

jouissaient particulièrement les acteurs des deux théâtres royaux de

l'hôtel de Bourgogne et du Marais, c'est que plusieurs étaient hommes

de lettres, et composaient des pièces dans lesquelles ils jouaient.

Dans ce nombre étaient Hauteroche, Villiers, Poisson, Champmeslé, la

Thorillière: par ceux-ci, la nuance qui séparait les acteurs des gens

de lettres faisant profession de travailler uniquement pour la scène

était faible et peu marquée; car ces derniers étaient obligés de

fréquenter les acteurs, de faire société avec eux; ils avaient besoin

de leur appui, et semblaient appartenir à leur théâtre et faire partie

de leur troupe. Les acteurs, de leur côté, se montraient dignes, par

leur générosité, d'une telle confraternité. Ils avaient accordé à tous

les membres de l'Académie Française le droit d'entrer à leur spectacle

sans payer. Ainsi les acteurs, par leur liaison avec les beaux

esprits, par la nature même de leur profession, possédaient toujours

ce genre d'instruction qui contribue le plus aux agréments de la

conversation, et leur fréquentation avec les grands leur donnait

cette élégance dans les manières, cette pureté dans le langage, cette

politesse naturelle, et toutes les qualités brillantes de l'homme du

monde, alors si inégalement réparties, auxquelles la bourgeoisie était

entièrement étrangère, et qu'on ne trouvait même pas parmi la noblesse

de province: elles semblaient être l'apanage presque exclusif de la

cour, des cercles et des ruelles de la capitale. C'était donc un

immense avantage que de les posséder, et les acteurs y trouvaient pour

l'exercice de leur profession un élément de succès: ils s'étudiaient

continuellement à les acquérir, et parvenaient sous ce rapport à

égaler leurs modèles. Enfin, la plupart d'entre eux étaient sortis de

la bourgeoisie, et quelques-uns même de la noblesse. Ces derniers ne

dérogeaient pas alors en montant sur les planches. Floridor, le

meilleur acteur de cette époque, était de ce nombre. Le fisc voulut

lui contester son titre, et le priver des priviléges et exemptions

qu'il tenait de sa naissance; mais la justice prononça en sa

faveur[289], et le rétablit dans ses droits, sans que pour cela il fût

obligé de renoncer au théâtre. Plus tard, Le Noir de La Thorillière

quitta la glorieuse profession des armes, et le grade de capitaine de

cavalerie, pour se faire acteur; et ce fut avec le consentement et

l'approbation du roi qu'eut lieu ce changement d'état[290].

Ainsi Poquelin, ce fils d'un tapissier du roi sous les Piliers des

halles[291], n'avait pas, autant qu'on l'a cru, trompé l'espoir de sa

famille en mettant de côté la soutane du séminariste[292] et la robe

d'avocat, pour devenir acteur et chef de troupe, surtout depuis que,

par la protection du prince de Conti et de MONSIEUR, il eut obtenu la

permission de s'établir dans la capitale. Sa profession ne parut

nullement incompatible avec la charge de valet de chambre du roi,

qu'il tenait de son père, et avec l'honneur qu'il avait, lorsqu'il

était de service, de faire quelquefois le lit de Sa Majesté[293]. Mais

si Molière était favorisé par l'opinion, les mœurs et les besoins de

son temps[294] pour l'établissement d'un nouveau théâtre à Paris, il

trouvait de grands obstacles dans les deux autres théâtres, qui depuis

longtemps étaient en possession d'attirer la foule. Les acteurs qui y

jouaient, déjà en faveur auprès du public, avaient une grande

supériorité sur ceux du sien; aucun auteur en réputation ne voulait

consentir à confier ses pièces à ces comédiens de province, si peu

habiles. Tous moyens de succès leur étaient donc ravis, hors un seul:

le génie de celui qui était leur chef. Instruits par lui, inspirés par

lui, les camarades de Molière, médiocres dans les pièces des autres,

jouaient les siennes avec un ensemble, une verve, un naturel, qui ne

laissaient rien à désirer. Pour que la nouvelle troupe réussît et

l'emportât sur les deux autres, il fallait donc que Molière composât

des pièces pour elle, et que ces pièces fussent supérieures à celles

que l'on jouait aux autres théâtres: c'est ce qu'il fit, du moins pour

les comédies. Déjà _les Étourdis_ et _le Dépit amoureux_ avaient

commencé à attirer le public à son théâtre, et lui avaient fait

entrevoir la possibilité de réussir; lorsqu'une simple farce en prose,

en un seul acte, composée en quelques jours, dont l'intrigue ou la

conduite, misérable en elle-même, ne lui appartenait pas[295], lui

procura un succès prodigieux[296], et lui acquit tout à coup une

réputation qui ne fit que s'accroître depuis, mais que les deux

comédies en cinq actes et en vers qu'il avait déjà fait jouer

n'avaient pu lui faire obtenir. Dans cette parade bouffonne, Molière

faisait ressortir les ridicules du langage affecté et des manières

composées de la haute classe, en montrant ce qu'ils devenaient

lorsqu'ils étaient singés par la bourgeoisie et les gens de bas étage.

Ces ridicules avaient déjà été signalés, mais personne n'avait

soupçonné qu'ils fussent aussi comiques. Ces scènes sans liaison

étaient une suite de peintures admirables par cet air de vérité auquel

l'exagération même donne plus de relief; c'était une satire mordante,

spirituelle et comique des folies les plus extravagantes, et des

travers les plus saillants, de la société de cette époque. Personne ne

put s'empêcher d'en rire; les plus grandes précieuses et leurs

sectateurs s'en amusèrent comme les autres, tant était contagieuse

cette verve de gaieté qui animait les dialogues dans les endroits où

l'auteur avait placé ses traits les plus malins. «Qui ne sait pas

supporter la raillerie, dit Loménie de Brienne dans ses mémoires, ne

doit point vivre à la cour[297].» La raillerie fut à cette époque même

le sujet d'un ballet, où le roi représenta le principal

personnage[298]; la cour de Louis XIV était essentiellement railleuse

et moqueuse, et cette disposition générale des esprits contribua

beaucoup au succès de Molière et aux allures franches et hardies de

son génie. Non-seulement on ne lui en voulut point de ses piquants

sarcasmes sur les ruelles de la capitale et sur celles des provinces,

mais on lui en sut gré. C'est en vain que quelques envieux cherchèrent

à animer contre lui les courtisans, les grands seigneurs et les

grandes dames qu'il avait eu, disaient-ils, l'audace de traduire sur

le théâtre[299]; personne ne s'avisa de réclamer le privilége d'être

sot et ridicule par droit de naissance. Nous savons qu'à la réserve de

M. et de madame de Montausier, qui étaient dans leur gouvernement

d'Angoumois, toute la famille de madame de Rambouillet se trouvait à

la première représentation des _Précieuses_ de Molière; Ménage y vit

madame la marquise de Rambouillet, mademoiselle de Rambouillet, sa

fille, madame la marquise de Grignan, son autre fille, le marquis de

Grignan, son gendre, et leurs nombreux amis. Tous applaudirent à ces

réjouissantes caricatures, à ces scènes d'un comique si vrai, si

spirituel, si original surtout, et qui ne rappelaient en rien les

imitations des pièces anciennes ou des pièces espagnoles, dont on

était rassasié. On connaît le mot de Ménage et son espèce de

palinodie: «Dès cette première représentation, dit-il, on revint du

galimatias et du style forcé[300].» On connaît l'exclamation énergique

d'un vieil amateur: «Courage, Molière! voilà de la bonne comédie.»

Mais ce qui est ignoré, ce qui importe à notre objet, c'est que

probablement madame de Sévigné se trouvait aussi à cette première

représentation des _Précieuses ridicules_. Du moins est-il certain

qu'elle était alors à Paris: nous en avons la preuve par le récit de

Tallemant des Réaux sur l'affaire du marquis de Langey, dans lequel

madame de Sévigné figure au nombre des jeunes femmes vives et légères

qui ne voyaient que le côté plaisant de cette cause singulière,

devenue le sujet de tous les entretiens. Elle partageait l'attention

publique au point de faire oublier les succès prodigieux de la comédie

des _Précieuses ridicules_ et de la tragédie de _Bélisaire_ du sieur

de la Calprenède, et même les négociations de Saint-Jean du Luz[301].

L'étrange et scandaleuse accusation d'une jeune femme contre un mari,

si opposée à la réputation d'homme à bonnes fortunes qu'il s'était

acquise, avait forcément monté toutes les conversations sur un tel ton

de licence dans l'expression, qu'on doit peu s'étonner du propos que

Tallemant des Réaux dit avoir été tenu par madame de Sévigné au

marquis de Langey[302], pour exprimer à celui-ci qu'elle ne doutait

nullement des moyens victorieux qu'il avait de gagner sa cause.

Les vers énergiques de Boileau, l'absurde contradiction de deux

jugements contraires rendus pour et contre un seul homme, et le

plaidoyer de Lamoignon[303], amenèrent dans notre législation, à

l'égard du mariage, un changement qui, considéré sous le point de vue

religieux, n'était pas aussi fondé en raison que le pensent ceux qui

n'ont fait attention qu'aux circonstances scandaleuses de cette

affaire[304].

[277] BRIENNE, _Mém._, t. XXXVI, p. 244.

[278] DESORMEAUX, _Hist. de Louis de Bourbon, second du nom,

prince de Condé_, t. IV, p. 162.--MOTTEVILLE, t. XL, p. 39.

[279] LORET, liv. X, p. 190 (6 décembre 1659).--GUY-JOLY, _Mém._,

t. XLVII, p. 435.

[280] _Hist. de la Mon. fr._, 1697, t. II, p. 14.--_Mém._ de

RAIS, 1836, t. I, p. 584 de la collect. Michaud.

[281] Le 2 février 1661. Voy. LORET, liv. XI, p. 24 (_lettre_ du

7 février).

[282] LORET, liv. XI, p. 133-136.--LA FONTAINE, _OEuvres_, édit.

1827, t. VI, p. 458 à 467.

[283] LORET, _Muse historique_, liv. X, p. 23 (9 février), 28,

31, 35, 46, 53, 68, 70, 77, 83.--BENSERADE, _OEuvres_, p.

207.--MONTPENSIER, t. XLII, p. 407.

[284] _Journal contenant la relation véritable du voyage du Roi

et de son Éminence_, 1659, in-4º (12 décembre 1659).--_Suite du

Journal historique du Voyage._--_Journal historique_, 3e

partie.--_Traité de paix_ en 124 articles, signé le 7 novembre

1659; in-4º, 64 pages.--_Nouveau Journal historique, contenant la

relation véritable de ce qui s'est passé au voyage de Son

Éminence et aux cérémonies du mariage de Sa Majesté, célébrées à

Fontainebleau et à Saint-Jean de Luz_; 1660, in-4º (22

mai).--_Nouvelle Relation contenant l'entretien et le serment des

Rois_; 1660, in-4º.--_Suite de la nouvelle Relation contenant la

marche de Leurs Majestés_; 1660, in-4º, 8 pages (avec le portrait

de Marie-Thérèse, par Larmesin).--_Relation du Retour de Leurs

Majestés jusqu'à Fontainebleau_, 8 pages.--_Le triomphe de la

France pour l'entrée royale de Leurs Majestés_; 1660,

in-4º.--_Nouvelle Relation de l'Entrée royale_, le 26 août 1660;

in-4º de 24 pages.--_La véritable Explication en prose et en vers

des figures thermes, etc._; 1660, in-4º de 20 pages.

[285] Conférez _Lettres du cardinal_ MAZARIN, 2 vol., 1745,

in-12.

[286] LORET, _Muse historique_, lib. X, p. 97.--MOTTEVILLE,

_Mém._, t. XL, p. 6.

[287] CHAPUZEAU, _Hist. du Théâtre françois_, p. 139-185.

[288] Voyez CHAPUZEAU, _Hist. du Théâtre franç._, 1674, in-12, p.

121 et 156.--Les frères PARFAICT, _Hist. du Théâtre franç._, t.

XI, p. 284 à 326.

[289] Frères PARFAICT, _Hist. du Théâtre franç._, t. VIII, p. 18.

[290] _Ibid._, t. XI, p. 326.--AIMÉ MARTIN, _Hist. de la Troupe

de Molière_, dans son édition de Molière, t. I, p. CLXXXVI.

[291] DE LA MARINIÈRE, _Estat général des officiers de la maison

du Roy_, 1660, in-8º, p. 84: «TAPISSIERS, Jean Poquelin et Jean

son fils [c'est Molière], en survivance, 300 livres.»

[292] TALLEMANT DES RÉAUX, _Mém._, t. VI, p. 22, édit. in-8º, et

t. X, p. 51, édit. in-12.--_OEuvres de_ LA FONTAINE, t. VI, p.

509, édit. 1823.

[293] CHAPUZEAU, _Hist. du Théâtre franç._, 1678, in-12, p. 139.

[294] BEAUCHAMPS, _Recherches sur les Théâtres de France_, t.

III, p. 146 et 364.

[295] Conférez _le Cercle des Femmes, ou le Secret du lit

nuptial_, de CHAPUZEAU, 1656.

[296] LORET, liv. X, p. 192 (6 décembre 1659).

[297] LOMÉNIE DE BRIENNE, _Mém. inédits_.

[298] _OEuvres de_ BENSERADE, t. II, p. 207.

[299] BODEAU DE SOMAIZE, _les Véritables Précieuses_, 1660,

préface, p. 1.

[300] _Ménagiana_, t. II, p. 65.

[301] LORET, _Muse histor._, liv. X, p. 24, 109, 151, 297.--Les

frères PARFAICT, _Hist. du Théâtre franç._, t. VIII, p.

297.--FRANÇOIS DE NEUFCHATEAU, _Esprit du grand Corneille_, p.

254.

[302] TALLEMANT DES RÉAUX, _Mémoires_, t. VI, p. 189, 195, 205 de

l'édit. in 8º, ou t. X, p. 191, 196, 207.--Extraits des

_manuscrits de Pierre le Gouz_, dans BARRIÈRE, _La cour et la

Ville sous Louis XIV et Louis XV_, p. 53.

[303] BOILEAU, satire VIII, v. 143 à 146, t. I, p. 126, édit. de

Saint-Marc, 1747.--LORET, _Muse historique_, liv. IX, p. 199;

_ibid._, liv. X, p. 19, _lettre_ du 1er février 1659.

[304] _Journal du Palais_, 4e édition, 1755, in-fol., t. I, p.

780-789; LAMOIGNON, _Plaidoyer pour le Congrès_, 1680, in-18, p.

6; BOUCHER d'ARGIS, _Principes sur la nullité du mariage pour

cause d'impuissance_, 1756, in-8º, p. 5, 63.

Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal, (2/6) · 第 22 / 146 题