Le lendemain Rarahu quitta le service d'Ariitéa qui ne s'y opposa point.
Notre case sous les grands cocotiers, qui était restée déserte en mon
absence, se rouvrit pour nous. Le jardin était plus fouillis que jamais,
et tout envahi par les herbes folles et les goyaviers; les pervenches
roses avaient poussé et fleuri jusque dans notre chambre... Nous
reprîmes possession du logis abandonné avec une joie triste. Rarahu y
rapporta son vieux chat fidèle, qui était demeuré son meilleur ami et
qui s'y retrouva en pays connu.... Et tout fut encore comme aux anciens
jours...