occupé des apprêts de son prochain départ. Le printemps venu, il acheta
un navire norwégien qui se trouvait dans un fiord de la côte, se pourvut
de marchandises, et manda plusieurs de ses cobannis pour s'entendre avec
eux au sujet du voyage.
Kare cependant avait disparu de chez lui, et des voisins affirmaient
encore l'avoir vu se diriger vers le nord.
«Cette fois nous n'avons plus à le craindre; il doit être chez Gudmund
le Puissant, dit à ce propos Lambe à Flose.
--Eh! repartit ce dernier, je me méfie un peu de ces rumeurs. Prenez
garde, j'ai fait un rêve qui ne me pronostique rien de bon.»
Derechef Flose, en prenant congé de ses amis, leur recommanda de
cheminer en troupe et de ne point se relâcher de leur vigilance. Il les
embrassa ensuite en disant:
«Vous voilà seize au départ d'ici; j'ai peur que plusieurs d'entre vous
ne manquent au rendez-vous final.
--Quoi que l'homme fasse, il ne peut échapper à son sort,» répondit
Grane brièvement.
La troupe, contournant le jokul[50], s'arrêta pour coucher le premier
jour dans un boer appelé Thorsmark, où demeurait un certain Biorn, dont
la femme était parente de Gunnar. Celui-ci les reçut fort amicalement,
et comme ils lui demandaient des nouvelles de Kare:
«Je l'ai vu, dit-il; j'ai causé avec lui; mais il y a déjà longtemps de
cela, et il s'en allait vers le nord. Il m'a paru fort abattu, abandonné
de tous, et j'ai idée qu'il ne tient plus beaucoup à vous rencontrer.
--À merveille! s'écria Grane, nous voilà débarrassés de lui.
--Je n'en suis pas aussi sûr que toi, lui repartit Modolf, un de ses
compagnons, et Kare, même seul, est à redouter.»
* * *
Le gendre de Nial n'était point chez Gudmund le Puissant. Il se tenait
caché depuis longtemps dans une habitation toute voisine qui appartenait
également à Biorn. Celui-ci courut aussitôt le rejoindre et l'informer
de l'arrivée de ses ennemis dans cette partie supérieure du district.
«Eh bien, dit Kare, vite en route!»
Dans la nuit même ils montèrent tous deux à cheval et allèrent se placer
en embuscade près de la Skaptau, rivière située à peu près à mi-route
entre la Markar et Svinefield.
Le lendemain matin, les compagnons de Flose partirent à leur tour.
«Où donc est Biorn? dirent-ils à sa femme.
--Il a quelque argent à toucher là-bas dans l'est, et il a pris congé de
moi au petit jour.»
Nul ne conçut de soupçon, et la troupe se mit en chemin. Non loin de la
Skaptau ils se séparèrent, Glum et quatre hommes avec lui ayant affaire
à un boer plus à l'est; les autres s'assirent pour se reposer.
Quelques-uns sommeillaient déjà, quand un cri retentit tout près d'eux.
«C'est Kare!» dit Grane se redressant d'un bond.
Il n'avait pas achevé de parler, qu'un dard lancé par Biorn frappait le
manche de la hache de Modolf.
Immédiatement le combat s'engagea.
* * *
Modolf le premier fondit sur Kare l'épée haute; mais le gendre de Nial
para le coup, et d'une riposte prompte comme l'éclair fit sauter le
glaive de son adversaire, puis d'un second coup lui enleva le poignet.
Au même moment Grane décochait à Kare un javelot; mais de la main gauche
celui-ci réussit à le saisir au vol, et le lui renvoya d'une telle
force, que l'autre eut la poitrine transpercée. Une seconde de plus
néanmoins, et Hald, qui s'approchait en rampant, allait trancher les
deux jarrets de Kare, lorsque Biorn cloua l'agresseur par terre d'un
coup de sa hallebarde.
Le terrible Kare tua encore deux ennemis à lui seul, tandis que son ami
en blessait grièvement pareil nombre. Trois hommes seulement restaient
sains et saufs. Affolé d'épouvante, le reste de la troupe enfourcha au
plus vite ses chevaux, et, cette fois encore, les survivants coururent
d'une seule traite jusqu'à Svinefield.
«De tous les hommes qui vivent en Islande, dit Flose en apprenant
l'événement, je n'en connais pas beaucoup qui vaillent Kare... J'ai peur
décidément que bien peu d'entre vous me suivent en Norwège!»
* * *
Kare et Biorn cependant ne crurent pas devoir retourner à Thorsmark.
Après s'être consultés un instant, ils profitèrent de ce que trois
paysans passaient sur la route avec des chevaux de bât pour se diriger
ostensiblement vers le nord; mais à peine les hommes eurent-ils disparu
en amont derrière les hauteurs qui bordaient la Skaptau, qu'ils
obliquèrent vers un marécage environné de grands blocs de lave, et là
ils mirent pied à terre.
«Je n'en puis plus, dit Kare à Biorn; il faut que je me repose un
instant. Fais bonne garde.»
À peine était-il couché depuis un quart d'heure, qu'il se redressa en
disant:
«Ces cris de corbeaux m'empêchent de dormir.»
Son ami leva les yeux vers le ciel; de longs vols noirs d'oiseaux
croassants fendaient les airs au-dessus de la Skaptau.
Quelques instants après, on entendit hennir des chevaux. Biorn grimpa
sur une roche.
«C'est Glum, dit-il, et quatre autres. Ils ne nous voient pas;
laissons-les passer.»
Au même instant, la monture de Kare poussa un hennissement à son tour,
et se mit à gratter du pied le sol déclive, si bien que quelques scories
laviques dévalèrent avec fracas sur la pente.
«Ils nous voient maintenant, reprit Biorn. Alerte! les voici qui
s'approchent.»
Effectivement les amis de Flose venaient de sauter à bas de leurs
chevaux, et pénétraient dans l'enceinte rocheuse. Glum, qui marchait en
avant, fondit sur Kare avec sa hallebarde; mais Biorn eut le temps de
détourner l'arme, dont la pointe se brisa contre terre. Kare n'eut plus
qu'à lever son épée pour trancher le cou à son adversaire, qui tomba
expirant.
Deux autres ennemis, Skal et Röse, eurent successivement le même sort.
Le quatrième blessa à l'épaule le gendre de Nial; mais ce fut son
dernier exploit, car la hache de Biorn lui cassa les deux jambes.
Le cinquième et unique survivant de la troupe s'enfuit aussitôt: c'était
Hilde, fils de Thorstein.
«Et maintenant, dit Kare à son compagnon, en route pour de bon vers le
nord! Dès demain tous les gens du district seront sur pied, et il n'y a
que chez Gudmund le Puissant qu'on ne s'avisera pas de venir nous
chercher.»
Hilde, lui, regagna Svinefield, et Flose en le voyant s'écria:
«De tous les hommes qui vivent en Islande je n'en connais pas un qui
vaille Kare!»
Puis, le soir même, ce qui restait des cobannis, rassemblés auprès de
lui à son boer, reçurent l'avis de se tenir prêts à filer dès l'aurore
vers le fiord où attendait le navire norwégien.
Notes du chapitre:
[Note 50: Il s'agit ici du jokul de l'Ouest, un des plus hauts
sommets de l'île. On appelle en Islande _jokul_ (par opposition à
_fell_, montagne moins élevée), toute cime qui reste l'année entière
couverte de neige et de névés.]
CHAPITRE XXIII
DANS L'ILE DE ROWSA--CONCLUSION
À quelques jours de là, Flose levait l'ancre à destination de la
Norwège. La traversée fut d'abord heureuse, puis le temps ne tarda pas à
se gâter; il survint une violente tempête, accompagnée d'un brouillard
si épais, que l'on ne voyait plus à se conduire. Le bâtiment perdit sa
route, et finalement se trouva de nuit jeté à la côte. Toute la
cargaison fut engloutie, et vingt hommes périrent, parmi lesquels seize
des conjurés. Le reste put gagner le rivage.
Quand le jour parut, deux marins reconnurent le pays pour l'avoir
précédemment visité: c'était l'île de Rowsa, une des Orcades.
«Mieux eût valu que nous eussions atterri en quelque autre endroit, dit
Flose à ses hommes, car le comte Sigurd, qui gouverne céans, était un
chaud protecteur et ami pour les fils de Nial, et Helge lui était même
attaché par un lien de vassalité. Notre vie est à sa merci. Mais
n'importe, payons de résolution et d'audace.»
Après avoir fait quelques pas dans les terres, les naufragés
rencontrèrent des habitants de l'île, qui leur indiquèrent le chemin à
prendre pour gagner le palais du gouverneur. Arrivé en présence de
Sigurd, Flose déclina son nom.
Le comte était déjà informé des événements de Bergtorsvol.
«Quelles nouvelles m'apportes-tu d'Helge mon vassal? demanda-t-il au
nouveau venu.
--Je l'ai tué, répondit Flose.
--Qu'on l'empoigne, lui et tous les autres!» dit Sigurd à ses gens; ce
qui fut fait en un instant.
Mais sur l'entrefaite arriva un des vassaux du comte, un certain
Wörsten, qui était frère de la femme de Flose. En voyant celui-ci
prisonnier, il s'adressa au gouverneur, et lui offrit pour rançon de son
parent tout ce qu'il possédait. Le comte se montra d'abord inflexible;
mais Wörsten, qui était fort en crédit auprès de lui, ne se tint pas
pour battu; d'autres insulaires notables appuyèrent sa démarche, si bien
que finalement Flose obtint sa grâce.
Non seulement Sigurd lui rendit sa liberté, en relâchant du même coup
tous ses compagnons; mais, en prince magnanime qu'il était, il
l'installa à son service aux lieu et place d'Helge, fils de Nial, et le
combla bientôt de ses faveurs.
* * *
Quand il fut resté quelque temps chez Gudmund, Kare, informé du départ
de Flose, revint trouver son ami Asgrim.
«Que comptes-tu faire? lui dit ce dernier.
--M'embarquer à mon tour, et traquer partout le reste de la bande.
--Vraiment, repartit Asgrim, on a bien raison de dire que depuis que
Gunnar et Skarphédin ne sont plus, tu es le premier homme de l'Islande.»
Quinze jours plus tard Kare était en mer.
Il eut une excellente traversée et toucha terre à Fridaroe, entre le
Hialtland et les Orcades. Il avait là un ami intime, David le Blanc,
chez lequel il passa l'hiver, et durant ce séjour il fut mis au fait de
l'arrivée de Flose à Rowsa.
Or il advint que, vers la Noël, le comte Sigurd reçut la visite de son
beau-frère le jarl Gill, qui régissait les îles du Sud (les Hébrides),
et aussi celle d'un roi d'Irlande du nom de Sigtryg.
Le jour de la fête, le gouverneur et ses hôtes se trouvant à table, les
deux princes étrangers exprimèrent le désir d'entendre le récit de
l'incendie de Bergtorsvol. Ce fut Lambe, un des conjurés, celui-là même
à qui Skarphédin, avant de mourir, avait fait sauter un oeil de l'orbite,
qui fut chargé de retracer les détails de l'épique entreprise.
On lui avança un siège d'honneur, et il entama sa narration.
* * *
Le hasard voulut que, ce même jour, Kare, venant de Fridaroe, eût abordé
avec son ami David et quelques autres à l'île de Rowsa, et qu'il se
présentât au palais du comte à l'heure du festin.
Lambe était justement en train de raconter les faits à sa fantaisie.
Kare et ses compagnons, arrêtés au dehors, l'écoutaient parler.
«Et quelle figure faisait Skarphédin dans le brasier? demanda à un
moment le roi Sigtryg.
--Il se tint d'abord assez bien, répondit le conteur; mais à la fin il
se mit à pleurer.»
À ce mot, Kare ne put se maîtriser davantage.
[Illustration: Staffa, dans les Hébrides.]
«Tu en as menti!» cria-t-il de la porte, et, s'élançant au milieu de la
salle, l'épée à la main, il se précipita sur le rapsode, et lui trancha
le col d'un seul coup. La tête roula sur la table, devant les coupes des
nobles convives, et ceux-ci furent inondés de sang.
«C'est Kare! s'écria Sigurd, qui avait reconnu le gendre de Nial; qu'on
le saisisse et qu'on le mette à mort!»
Personne ne bougea; tous les gens de l'île avaient gardé de lui un
souvenir affectueux doublé de respect.
«Sigurd, répondit Kare, sache que ce que je viens de faire c'est pour
venger le meurtre d'un de tes féaux!
--C'est vrai, dit Flose à son tour, et Kare est en droit d'agir de la
sorte, puisqu'il a refusé, sur le ting, tout accommodement avec nous.»
Kare se retira sans que nul le poursuivît, et, remettant à la voile avec
ses amis, il regagna aussitôt Fridaroe.
* * *
Disons au lecteur que l'intention du roi Sigtryg, en venant trouver
Sigurd à Rowsa, était de réclamer son appui contre un autre prince
irlandais avec lequel il était en guerre. Après avoir longtemps hésité,
le comte finit par céder aux sollicitations de son hôte, et, au nombre
des auxiliaires qu'il mena lui-même en Irlande, se trouvèrent quinze des
compagnons de Flose. C'était tout ce qui restait de la troupe
incendiaire.
Flose, lui, n'avait pas voulu être de l'expédition. Son âme, lasse de
tant d'horreurs, inclinait de plus en plus vers la paix. Aussi Anschar,
un prêtre d'Écosse, étant venu sur l'entrefaite à Rowsa pour y achever
l'oeuvre d'évangélisation commencée avant lui par les moines allemands,
l'ennemi de Kare fut-il le premier à accepter la parole de pardon avec
le baptême selon tous les rites.
Peu de temps après il alla aux Hébrides, et là il apprit que dans une
grande bataille, tout récemment livrée en Irlande, le roi Sigtryg avait
été mis en déroute et le comte Sigurd tué avec les quinze conjurés à sa
suite.
À cette nouvelle Flose eut le coeur serré d'une telle affliction, qu'il
résolut de se rendre à Rome, comme faisaient alors tous les grands
pécheurs, pour y implorer le pardon de ses fautes. Ayant donc reçu du
jarl Gill un bon navire et une somme d'argent, il s'embarqua pour le
continent, et de là s'en fut à pied vers la Ville éternelle, où le pape
en personne, dit la chronique, voulut bien lui donner l'absolution.
Il s'en revint ensuite «par l'Est», c'est-à-dire par terre, vers le
Nord. L'hiver le retrouva en Norwège, près du jarl Éric, fils d'Hakon,
et enfin dans le cours de l'été suivant il cingla vers la terre
d'Islande, où il se réinstalla, le coeur soulagé, dans son habitation de
Svinefield.
* * *
Et Kare? On sut bientôt que, lui aussi, il s'était converti au dieu
blanc, et que le mérite de cette conversion revenait encore à Anschar
l'Écossais. Alla-t-il comme Flose en pèlerin jusqu'à Rome pour s'y faire
absoudre de ses péchés? C'est un point que l'histoire n'a pas éclairci.
Il paraît seulement qu'après un voyage dans diverses régions de
l'Angleterre et de l'Écosse, il revint passer encore un hiver chez David
le Blanc à Fridaroe, et qu'au printemps de la même année il se rembarqua
à son tour pour l'Islande.
La traversée fut longue et pénible; le navire se brisa en arrivant, et
peu s'en fallut que tout l'équipage ne pérît au port.
À terre, la tempête continuait de souffler, effroyable.
«De quel côté chercherons-nous un abri? demandèrent les gens de Kare.
--À Svinefield, répondit-il; c'est le point de refuge le plus proche de
la côte.»
Et il ajouta en lui-même:
«Je veux voir quel accueil Flose me fera.»
On se dirigea donc vers Svinefield. Flose se trouvait chez lui. Dès que
Kare parut sur le seuil, il le reconnut. Il alla à lui les mains
tendues, l'embrassa, et, le faisant asseoir sur le siège d'honneur, il
le pria de passer l'hiver avec lui; à quoi l'autre consentit de grand
coeur.
Bref, la réconciliation fut si bien scellée, que, la femme de Kare étant
venue à mourir, ce fut la propre nièce de Flose, Hildegunne, qui
remplaça au foyer conjugal la fille de Nial, soeur de Skarphédin.
Flose eut, dit-on, une fin assez mystérieuse. Il voulut, sur ses vieux
jours, s'en aller querir des bois de construction en Norwège. L'été
d'ensuite, sa cargaison prête, il se disposa à remettre à la voile. On
lui fit remarquer le mauvais état où se trouvait son navire.
«Oh! dit-il, il est assez bon pour un vieillard que la mort prendra
demain!»
Et il s'embarqua.
Depuis lors on n'entendit plus jamais parler de lui ni de son bâtiment;
mais bien des fois, à Bergtorsvol, le boer des Nial étant rebâti à neuf,
on vit Kare pleurer silencieusement.
* * *
Notre histoire se trouve ainsi conduite à sa fin. Kare et Flose furent,
à vrai dire, les deux premiers grands chefs islandais ralliés à la
religion des papas. Ils furent aussi longtemps les seuls. Vainement les
bans de missionnaires se succédaient-ils dans la vieille Thulé, le
paganisme n'entendait point céder la place sans combat. Enfin le roi
Olaf de Norwège, le grand convertisseur de la fin du siècle, entreprit
de donner l'assaut décisif à la dernière citadelle du dieu Thor. Ses
prédicateurs, enhardis par quelques conversions de marque, osèrent
paraître sur le ting même, la croix d'une main et l'épée de l'autre.
Cette attitude résolue ne manqua pas d'influencer les barbares, dont
beaucoup se présentèrent au baptême. Bientôt deux camps se formèrent, et
un beau Jour,--c'était au commencement du XIe siècle,--une bataille
en règle se livra au pied du Logberg entre les païens et les chrétiens.
Cette solution à la mode islandaise pouvait seule trancher la question.
Les chrétiens ayant eu l'avantage, l'alting, sur la proposition de
Snorre le gode, le plus ardent des nouveaux convertis, déclara, à la
pluralité des suffrages, que le christianisme serait désormais la
religion officielle du pays.
Ajoutons que la première église fut bâtie à Tingvalla même, que le
premier évêché s'établit à Skalholt, entre les Geysirs et la mer,
c'est-à-dire dans la vallée de la Vita, et que le premier titulaire du
siège fut le propre fils du gode Gissur, qui avait été ordonné en
Allemagne.
Néanmoins l'influence du dogme nouveau ne transforma pas du jour au
lendemain les moeurs traditionnelles d'une contrée où tout l'édifice de
l'état social reposait sur une fausse idée de l'honneur et sur une sorte
de divinisation des vertus de la force brutale. Longtemps encore
l'antique culte se maintint, retranché dans les pratiques extérieures,
et son esprit survécut surtout dans cette soif de vengeance et de
meurtre, dans cette furie de guerres intestines qui devaient amener
l'extermination de plusieurs notables familles de l'île, et, vers le
milieu du XIIIe siècle, l'asservissement final de l'Islande.
FIN
COLLECTION FORMAT GRAND IN-8º.--2e SÉRIE
CHAQUE VOLUME EST ORNÉ DE DEUX GRAVURES
AGNÈS DE LAUVENS, ou MÉMOIRES DE SOEUR SAINT-LOUIS, par L. Veuillot.
BERTRAND DU GUESCLIN (HISTOIRE DE), comte de Longueville, connétable de
France; d'après Guyard de Berville.
CHARLES VIII, par Maurice Griveau.
CHATELAINES DE ROUSSILLON (LES), par Mme la Csse de la Rochère.
CORSE (HISTOIRE DE LA), par Louis Boell.
CRILLON (VIE DE), par M. H. Garnier, élève de l'École des chartes.
DAHOMÉ (LE), SOUVENIRS DE VOYAGE ET DE MISSION, par M. l'abbé Laffitte.
Carte de la côte des Esclaves et notice par M. Borghero, sup. de la
Mission.
DÉTROIT DE MAGELLAN (LE), Scènes, tableaux, récits de l'Amérique
australe, par Henri Feuilleret.
DUCHESSE-ANNE (LA), Histoire d'une frégate, par Olivier Le Gall.
ÉTATS-UNIS ET LE CANADA (LES), par M. Xavier Marmier.
GAULOIS NOS AIEUX (LES), par M. Moreau-Christophe, lauréat de
l'Institut.
GUNNAR ET NIAL, Scènes et moeurs de la vieille Islande, par J. Gourdault.
ILLUSTRATIONS D'AFRIQUE, par M. le comte de Lambel.
IMPRESSIONS ET SOUVENIRS D'UN VOYAGEUR CHRÉTIEN, par M. Xavier Marmier,
de l'Académie française.
JOSEPH HAYDN, Scènes de la vie d'un grand artiste; traduit de Franz
Seebourg, par J. de Rochay.
LOUIS XI ET L'UNITÉ FRANÇAISE, par Charles Buet.
LOUIS DE LA TRÉMOILLE, ou LES FRÈRES D'ARMES, par Théophile Ménard.
MES PRISONS, ou MÉMOIRES DE SILVIO PELLICO, traduction par M. l'abbé
J.-J. Bourassé, chanoine de Tours.
MUNGO PARK, sa vie et ses voyages, par Henri Feuilleret.
NAUFRAGÉS AU SPITZBERG (LES), par L. F.
ORPHELINE DE MOSCOU (L'), ou LA JEUNE INSTITUTRICE, par Mme Woillez.
PAIENS ET CHRÉTIENS, par le comte Anatole de Ségur.
PANTHÈRE NOIRE (LA), Aventures au milieu des Peaux-Rouges du Far-West;
adapté de l'anglais, par Bénédict-Henry Révoil.
PARAGUAY (LE), par M. le comte de Lambel.
PAUL ET VIRGINIE, par Bernardin de Saint-Pierre, édition revue.
PAYS DES NÈGRES (LE) ET LA CÔTE DES ESCLAVES, par M. l'abbé Laffitte.
PERDUS EN MER, imité de l'anglais, par Mme la Csse Drohojowska.
PROMENADES ET ESCALADES DANS LES PYRÉNÉES: LOURDES,--LUZ,--BARÈGES,--PIC
DU MIDI,--CIRQUE DE GAVARNIE,--CAUTERETS,--LAC DE GAUBE,--MONT
PERDU,--MONT CANIGOU, par M. Jules Leclercq.
PUPILLE DE SALOMON (LA), par Mlle Marthe Lachèse.
RÉCITS SUR L'HISTOIRE DE LORRAINE, par Auguste Lepage.
ROBINSON CATHOLIQUE (LE), par Marie Guerrier de Haupt.
SAINTE MAISON DE LORETTE (LA), par M. l'abbé A. Grillot.
SAINT VINCENT DE PAUL (VIE DE), par Jean Morel.
SANCTUAIRES DES PYRÉNÉES (LES), PÈLERINAGES D'UN CATHOLIQUE IRLANDAIS,
traduit de l'anglais de Lawlor. esq., par Mme la Csse L. de
L'Écuyer.
SERMENT (LE), ou l'Ambition stérile, épisode de la guerre d'Amérique
(1861-1865), imité de l'anglais, par Adam de l'Isle.
VENGEANCE DU FARMER (LA), Souvenirs d'Amérique, par Karl May, traduit
par J. de Rochay.
VIE DES BOIS ET DU DÉSERT (LA), Récits de chasse et de pêche, par
Bénédict-Henry Révoil, avec deux histoires inédites, par Alex. Dumas
père.
VIEUXBOURG, ou la Petite ville; imité de l'anglais, par Adam de l'Isle.
VOYAGE AU PAYS DES KANGAROUS, adapté de l'anglais, par B.-H. Révoil.
17386.--Tours, Impr. Mame.