Paris, 6 août, 1925.
La comtesse de Kerninon, condamnée à huit ans de réclusion par la Cour
d’Assises de Saint-Brieuc, pour le meurtre de son mari, s’était pourvue
en cassation. Elle invoquait trois moyens: la signature du Président sur
la feuille contenant la réponse du jury placée en marge du document et
non au bas de la page; une traduction insuffisante de l’interprète pour
les témoins bretons, et un refus de la Cour de donner acte de la lecture
de la déposition de Bernardine Nédellec, avant son audition.
La Chambre criminelle, conformément aux conclusions de l’avocat général
Mornet, a rejeté le pourvoi.