--L'union libre est en effet, théoriquement, le plus beau des contrats.
Mais Blanchet a raison: il y a les enfants. Le mariage du moins les
garantit. L'union libre, à l'heure actuelle, les sacrifie.
Boisselot fonça, tête basse:
--Eh bien! changez vos lois, puisque le calcul au compte-gouttes des
individus est en raison inverse de celui de l'Etat. Le plus d'enfants
possible, naturellement!
Il cligna de l'oeil:
--Pour la prochaine guerre.
--Vous savez bien, jeta Blanchet, qu'en France les lois ne changent
qu'après les moeurs.
--Alors nous serons tous crevés, d'ici là!