Michel m'a remis Plutarque, et je t'en remercie; il m'a dit que, par une
autre occasion, tu m'enverrais quelque autre livre; pour le moment, je
n'en ai pas besoin. Avec le divin Plutarque, je pourrai me consoler des
crimes et des malheurs de l'humanité en tournant les yeux sur cette
petite quantité d'hommes illustres qui, comme les élus du genre humain,
ont survécu à tant de siècles et à tant de nations. Je crains bien
cependant qu'en les dépouillant de leur magnificence historique et du
voile respectueux qui couvre l'antiquité, je n'aie décidément à me louer
ni des anciens, ni des modernes, ni de moi-même plus que des autres...
Race humaine!