21 septembre 1912.

Priez aussi pour tous les musulmans de notre empire nord-ouest africain,

maintenant si vaste. L’heure présente est grave pour leurs âmes comme

pour la France. Depuis quatre-vingts ans qu’Alger est à nous, on s’est

si peu occupé du salut des âmes des musulmans, qu’on peut dire qu’on ne

s’en est pas occupé. Si les chrétiens de France ne comprennent pas qu’il

est de leur devoir d’évangéliser leurs colonies, c’est une faute dont

ils rendront compte, et ce sera la cause de la perte d’une foule d’âmes

qui auraient pu être sauvées. Si la France n’administre pas mieux les

indigènes de sa colonie qu’elle ne l’a fait, elle la perdra, et ce sera

un recul de ces peuples vers la barbarie, avec perte d’espoir de

christianisation pour longtemps.

A un ami,

Écrits spirituels de Charles de Foucauld · 第 128 / 139 题