Que Régis ait toujours sa place dans les conversations de famille;
pensez tous à lui; qu’il ne soit ni oublié de ses frères et sœurs, ni
passé sous silence; qu’on en parle souvent, comme d’un vivant; il est
plus vivant que nous tous qui sommes sur cette terre; il est le seul
parfaitement vivant de tes enfants, car, seul, il a la vie éternelle que
nous tous, nous pouvons perdre, hélas! comme tant d’autres la perdent,
mais que ce cher Régis nous aidera à obtenir... Je le prie souvent et
avec fruit... Je lui demande de m’apprendre à prier; demande-le-lui
aussi, et apprends à tes enfants à s’adresser à lui dans leurs besoins,
il les aime tant, et il est puissant!
Non, ma chérie, je ne suis pas attristé des persécutions religieuses,
mais je demande à Dieu, pour les autres et pour moi, le courage et les
vertus, de manière à les supporter avec le profit que Jésus veut que
nous en tirions, car Il ne les permet, Lui tout puissant et qui nous
aime tant, que pour le bien des âmes... «_Bienheureux_ ceux qui sont
persécutés pour la justice!» Comment nous attrister quand Jésus nous
appelle «bienheureux»? Ne sait-Il pas mieux que nous ce qui nous est
bon? Jésus qui nous aime permet cela, comme Il a permis Sa propre mort
et les persécutions qui L’ont poursuivi de la crèche à la croix, comme
Il a permis le martyre de Ses apôtres et d’une infinité de saints, comme
Il permet toutes les épreuves des Justes, non pour la mort, mais pour
que Dieu en soit glorifié et que les âmes s’épurent par la souffrance,
aient l’occasion de pratiquer les grandes vertus, et entrent dans le
royaume céleste par la voie royale de la Croix, qui, depuis Jésus, est
la seule qui conduise au triomphe... Prions donc, demandons humblement
la force, la vertu, l’amour, l’amour surtout qui contient tout et
enseigne tout, et, loin de nous attrister, réjouissons-nous. Jésus nous
l’ordonne: «Quand on vous calomniera et qu’on vous persécutera, quand on
vous chassera à cause de Moi, alors, réjouissez-vous, votre récompense
est grande dans les cieux»... Elle est grande même ici-bas, car cette
seule conformité avec Jésus persécuté et souffrant est joie profonde,
dont on jouit dans la mesure de l’amour qu’on a pour Jésus. _L’amour a
besoin d’imitation._