JÉSUS, SA RÉSURRECTION, SON ASCENSION

Vous ressuscitez et Vous montez aux cieux!... Vous voici dans Votre

gloire! Vous ne souffrez plus, Vous ne souffrirez plus jamais, Vous êtes

heureux et Vous le serez éternellement... Mon Dieu, si je Vous aime,

comme je dois être heureux! Si c’est de Votre bien que j’ai soin avant

tout, comme je dois jouir, comme je dois être satisfait, bienheureux!...

Mon Dieu, Vous êtes bienheureux pour l’Éternité, rien ne Vous manque,

Vous êtes infiniment et éternellement heureux!... Moi aussi je suis

heureux, mon Dieu, puisque c’est Vous que j’aime avant tout.

Je puis dire qu’il ne me manque rien... que je suis au ciel, que, quoi

qu’il arrive et quoi qu’il m’arrive, je suis bienheureux, à cause de

Votre béatitude!...

_Résolution._--_Quand nous sommes tristes, découragés de nous-mêmes, des

autres, des choses, pensons que Jésus est glorieux, assis à la droite du

Père_, bienheureux pour jamais, et que, si nous L’aimons comme nous

devons, le bonheur de l’Être infini doit l’emporter infiniment dans nos

âmes sur les tristesses provenant d’être finis et que, par conséquent,

devant la vision du bonheur de notre Dieu, notre âme doit entrer dans la

jubilation, et les peines qui la pressent disparaître comme les nuages

devant le soleil: notre Dieu est bienheureux. Réjouissons-nous sans fin,

car tous les maux des créatures sont un atome à côté du bonheur du

Créateur!... Il y aura toujours des tristesses dans notre vie, et il

doit y en avoir, à cause de l’amour que nous portons et devons porter à

nous-mêmes et à tous les hommes; à cause aussi de l’amour que nous

portons à Jésus et du souvenir de Ses douleurs; à cause du désir que

nous devons avoir de la justice, c’est-à-dire de la gloire de Dieu et de

la peine que nous devons éprouver en voyant l’injustice, et Dieu

insulté... mais ces douleurs, toutes justes qu’elles sont, ne doivent

pas durer dans notre âme, elles ne doivent y être que passagères; ce qui

doit durer et _être notre état ordinaire, ce à quoi nous devons revenir

sans cesse, c’est la joie de la gloire de Dieu, la joie de voir que,

maintenant, Jésus ne souffre plus et ne souffrira plus, mais qu’Il est

heureux, pour toujours à la droite de Dieu._

Écrits spirituels de Charles de Foucauld · 第 40 / 139 题