Ce fut dans ce conflit de molles circonstances,

Mûri par vos sonnets, préparé par vos stances,

Qu'un soir, ayant flairé le livre et son esprit,

J'emportai sur mon cœur l'histoire d'Amaury.

Tout abîme mystique est à deux pas du doute.--

Le breuvage infiltré lentement, goutte à goutte,--

En moi qui, dès quinze ans, vers le gouffre entraîné,

Déchiffrais couramment les soupirs de René,

Et que de l'inconnu la soif bizarre altère[34],

--A travaillé le fond de la plus mince artère.--

J'en ai tout absorbé, les miasmes, les parfums,

Le doux chuchotement des souvenirs défunts,

Les longs enlacements des phrases symboliques,

--Chapelets murmurants de madrigaux mystiques,

--Livre voluptueux, si jamais il en fut.--

Et depuis, soit au fond d'un asile touffu,

Soit que, sous les soleils des zones différentes,

L'éternel bercement des houles enivrantes,

Et l'aspect renaissant des horizons sans fin,

Ramenassent ce cœur vers le songe divin,--

Soit dans les lourds loisirs d'un jour caniculaire

Ou dans l'oisiveté frileuse de frimaire,--

Sous les flots du tabac qui masque le plafond,--

J'ai partout feuilleté le mystère profond

De ce livre si cher aux âmes engourdies

Que leur destin marqua des mêmes maladies,

Et, devant le miroir, j'ai perfectionné

L'art cruel qu'un démon, en naissant, m'a donné,

--De la douleur pour faire une volupté vraie,--

D'ensanglanter son mal et de gratter sa plaie.

Poète, est-ce une injure ou bien un compliment?

Car, je suis vis-à-vis de vous comme un amant,

En face du fantôme, au geste plein d'amorces,

Dont la main et dont l'œil ont, pour pomper les forces,

Des charmes inconnus.--Tous les êtres aimés

Sont des vases de fiel qu'on boit les yeux fermés,

Et le cœur transpercé, que la douleur allèche,

Expire chaque jour en bénissant sa flèche.

[1844.]

*

* *

Noble femme au bras fort, qui durant les longs jours[35],

Sans penser bien ni mal, dors ou rêves toujours

Fièrement troussée à l'antique.

Toi que depuis dix ans qui pour moi se font lents

Ma bouche bien apprise aux baisers succulents

Choya d'un amour monastique.

Prêtresse de débauche et ma sœur de plaisir,

Qui toujours dédaignas de porter et nourrir

Un homme en tes cavités saintes.

Tant tu crains et tu fuis le stigmate alarmant

Que la vertu creusa de son soc infamant

An flanc des matrones enceintes.

[Élégie Refusée aux Jeux Floraux[36].]

Mes bottes, pauvres fleurs, sur leurs tiges fanées,

Dans un coin, tristement, gisaient, abandonnées,

Veuves des soins du décrotteur.

Les jours étaient passés où mon âme ravie

Les voyait recouvrer leur éclat et leur vie

Sous le pinceau réparateur.

Et moi, je contemplais avec sollicitude

Le spectacle émouvant de leur décrépitude!

Puis, un de ces soupirs qu'on ne peut étouffer

S'échappa malgré moi de ma gorge oppressée,

Et mon cœur, encor plein de leur grandeur passée,

Se mit à les apostropher.

O bottes! leur disais-je, ô bottes infidèles,

Vous êtes, vous aussi, comme les hirondelles,

Des oiseaux légers, inconstants!

Vous aimez le ciel pur et les brises amies;

Aussi d'un vol léger, vous vous êtes enfuies

Quand est venu le mauvais temps.

Ainsi, durant les jours pluvieux de novembre,

Me voilà donc contraint de rester dans ma chambre,

Appelant, mais en vain, les beaux jours d'autrefois,

Car la dent des pavés en grosses cicatrices

A gravé sur vos fronts vos états de services,

Et vous n'entendez plus ma voix.

Le ciel, dont la bonté s'étend sur la nature,

Refuse ses bienfaits à la littérature.

Peut-être, hélas! l'hiver entier,

Traînant cette existence absurde et malheureuse,

J'attendrai vainement d'une âme généreuse

Un crédit chez quelque bottier.

Oh! si pareil bienfait vient à tomber des nues,

Je jure de marcher au travers de nos rues

Avec un légitime orgueil.

Et vous, dont je n'ai plus qu'une triste mémoire,

O mes bottes! rentrez au fond de cette armoire

Qui va vous servir de cercueil.

[1851.]

*

* *

Hélas! qui n'a gémi sur autrui, sur soi-même[37]?

Et qui n'a dit à Dieu: «Pardonnez-moi, Seigneur,

Si personne ne m'aime et si nul n'a mon cœur;

Ils m'ont tous corrompu; personne ne vous aime!»

Alors lassé du monde et de ses vains discours,

Il faut lever les yeux aux voûtes sans nuages,

Et ne plus s'adresser qu'aux muettes images

De ceux qui n'aiment rien consolantes amours.

Alors, alors, il faut s'entourer de mystère,

Se fermer aux regards, et sans morgue et sans fiel,

Sans dire à vos voisins: «Je n'aime que le ciel»,

Dire à Dieu: «Consolez mon âme de la terre!»

Tel, fermé par son prêtre un pieux monument,

Quand sur nos sombres toits la nuit est descendue,

Quand la foule a laissé le pavé de la rue,

Se remplit de silence et de recueillement.

[1852.]

*

* *

Quant à moi, si j'avais un beau parc planté d'ifs[38],

Si, pour mettre à l'abri mon bonheur dans l'orage,

J'avais, comme ce riche, un parc au vaste ombrage,

Dédale s'égarant sous de sombres massifs;

Si j'avais des bosquets, ô rossignols craintifs,

O cygnes, vos bassins; votre sentier sauvage,

Vers luisants qui, le soir, étoilez le feuillage;

Vos prés au grand soleil, petits grillons plaintifs;

Je sais qui je voudrais cacher sous mes feuillées,

Avec qui secouer dans les herbes mouillées

Les perles que la nuit y verse de ses doigts,

Avec qui respirer les odeurs des rivières,

Ou dormir à midi dans les chaudes clairières,

Et tu le sais aussi, belle aux yeux trop adroits.

AUTRE MONSELET PAILLARD[39]

Vers destinés a son Portrait

On me nomme le _petit chat_;

Modernes petites-maîtresses,

J'unis à vos délicatesses

La force d'un jeune pacha.

La douceur de la voûte bleue

Est concentrée en mon regard;

Si vous voulez me voir hagard,

Lectrices, mordez-moi la queue!

SONNET[40]

Lorsque de volupté s'alanguissent tes yeux,

Tes yeux noirs flamboyants de panthère amoureuse,

Dans ta chair potelée, et chaude, et savoureuse,

J'enfonce à belles dents les baisers furieux.

Je suis saisi du rut sombre et mystérieux

Qui jadis transportait la Grèce langoureuse,

Quand elle contemplait, terre trois fois heureuse,

L'accouplement sacré des Hommes et des Dieux.

Puis, sur mon sein brûlant, je crois tenir serrée

Quelque idole terrible et de sang altérée,

A qui les longs sanglots des moribonds sont doux,

Et j'éprouve, au milieu des spasmes frénétiques,

L'atroce enivrement des vieux Fakirs hindous,

Les extases sans fin des Brahmes fanatiques.

[Sur l'album de Mme Émile Chevalet.]

Au milieu de la foule, errantes, confondues,

Gardant le souvenir précieux d'autrefois,

Elles cherchent l'écho de leurs voix éperdues,

Tristes comme le soir deux colombes perdues

Et qui s'appellent dans les bois.

*

* *

Je vis, et ton bouquet est de l'architecture[41]:

C'est donc lui la beauté, car c'est moi la nature;

Si toujours la nature embellit la beauté,

Je fais valoir tes fleurs... me voilà trop flatté.

[Footnote 26: Cette pièce avait été communiquée par Louis Ménard à

Charles Cousin, qui la cita dans _Charles Baudelaire, souvenirs,

correspondances, biographie suivie de pièces inédites_ (Paris, chez

René Pincebourde, 1872).]

[Footnote 27: Cités par M. Hignard, qui avait été le condisciple de

Baudelaire au collège de Lyon. (_Le Midi hivernal_, 17 mars 1892.)]

[Footnote 28: _Le Monde illustré_, 4 novembre 1871; communication de M.

Antony Bruno, auquel Baudelaire avait donné ce sonnet en 1840.]

[Footnote 29: Cette pièce a paru pour la première fois dans un numéro

de _Paris à l'eau-forte_ (17 octobre 1875), — moins les vers 19 à

24, qui ont été rétablis par _la Jeune France_ (janvier-février

1884).

Une note de la rédaction de _Paris à l'eau-forte_ mentionne qu'elle

figure sur l'album de M. A. Buchon. (Note du collecteur des _Œuvres

posthumes_, MCMV.)]

[Footnote 30: Jacques Crépet, _Charles Baudelaire._ Lib. Varnier, A.

Messein, succ., Paris, MCMVII.]

[Footnote 31: Publiée par le prince A. Ourousof dans _Le Tombeau de

Charles Baudelaire_, 1890, avec cette note: «Chanson inédite de

Baudelaire communiquée par M. Hoctes. Cette pièce était destinée au

drame intitulé _L'Ivrogne_: «Le Chat Noir», n° 288 du 31 juillet

1886.»]

[Footnote 32: Eugène Crépet, _Charles Baudelaire, Œuvres posthumes_,

etc. Cette pièce était incluse dans la première lettre de Baudelaire

à Sainte-Beuve (V. _Lettres_, 1844)--signée Baudelaire-Dufays.]

[Footnote 33: C'est «longueurs» qu'on lit chez M. E. Crépet, mais le

contexte exige évidemment «langueurs». Note du collecteur des

_Œuvres posthumes_, MCMV.]

[Footnote 34: Dans le texte original, ce mot est orthographié _alterre._]

[Footnote 35: _La Renaissance latine_, 15 décembre 1902. Ces vers,

signés B. D., et publiés par le docteur M. Laffont, sont écrits «au

verso d'une feuille d'album où se trouve une poésie de Pierre Dupont,

également inédite, que le grand chansonnier de Lyon dédie, le 18

octobre 1844, comme «essai de plume», à Edward Hanquet, le

philosophe». (Note du collecteur des _Œuvres posthumes_, MCMV). Il

s'agit sans doute de M. Henkey, riche amateur anglais.]

[Footnote 36: _La Gironde littéraire_, 15 avril 1888.]

[Footnote 37: _Le Midi hivernal_, 24 mars 1892. Remis par Baudelaire à

M. Hignard.]

[Footnote 38: _Le Monde illustré_, 2 décembre 1871, sous ce titre:

Sonnet inédit de Charles Baudelaire (_sic_) et la signature Charles

Baudelaire. (Note du collecteur des _Œuvres posthumes_, MCMV.)]

[Footnote 39: _Nouveau Parnasse satyrique du XIXe siècle_, 2e édit.

(Bruxelles, 1881). Ce portrait est ainsi intitulé, dans ce recueil,

parce qu'il y succède à trois autres pièces sur Monselet. (Note du

collecteur des _Œuvres posthumes_, MCMV.)]

[Footnote 40: _Les frères Lionnet_, souvenirs et anecdotes, Paris,

1888.]

[Footnote 41: _Œuvres posthumes_, MCMV, et accompagné de la note

suivante du collecteur: Collection Gustave Kahn. Ce quatrain est écrit

de la main de Baudelaire au bas d'un billet à lui évidemment adressé,

et non signé, dont voici le texte:

«Mardi 3 novembre.

«Vous m'avez envoyé des vers sans papillon, permettez-moi de vous

offrir des fleurs sans vers, et pour me prouver que mon goût a su

comprendre le vôtre, mettez-les ce soir à votre boutonnière,

«Car toujours la nature embellit la beauté.»]

AMŒNITATES BELGICÆ[42]

VENUS BELGE[43]

[_En faisant l'ascension de la rue Montagne de la Cour, à Bruxelles._]

Ces mollets sur ces pieds montés

Qui vont sous ces cottes peu blanches

Ressemblent à des troncs plantés.

Dans des planches.

Les seins des moindres femmelettes

Ici pèsent plusieurs quintaux

Et leurs membres sont des poteaux

Qui donnent le goût des squelettes.

Il ne me suffit pas qu'un sein soit gros et doux;

Il le faut un peu ferme, ou je tourne casaque,

Car, sacré nom de Dieu! je ne suis pas cosaque,

Pour me soûler avec du suif et du saindoux.

LA PROPRETÉ DES DEMOISELLES BELGES

Elle puait comme une fleur moisie.

Moi, je lui dis (mais avec courtoisie):

«Vous devriez prendre un bain régulier

Pour dissiper ce parfum de bélier.»

Que me répond cette jeune hébétée?

«Je ne suis pas, moi, de vous dégoûtée!»

--Ici pourtant on lave le trottoir

Et le parquet avec du savon noir.

UNE EAU SALUTAIRE

Joseph Delorme a découvert

Un ruisseau si clair et si vert

Qu'il donne aux malheureux l'envie

D'y terminer leur triste vie.

--Je sais un moyen de guérir

De cette passion malsaine

Ceux qui veulent ainsi périr:

Menez-les aux bords de la Senne.

UN NOM DE BON AUGURE

Sur la porte je lus: «Lise Van Swieten.»

(C'était dans un quartier qui n'est pas un Éden.)

--Heureux l'époux, heureux l'amant qui la possède,

Cette Ève qui contient en elle son remède!

Cet homme enviable a trouvé,

Ce que nul n'a jamais rêvé,

Depuis le pôle nord jusqu'au pôle antarctique,

Une épouse prophylactique!--

OPINION DE M. HETZEL SUR LE FARO[44]

«Buvez-vous du faro?» dis-je à monsieur Hetzel.

Je vis un peu d'horreur sur sa mine barbue.

«Non, jamais! le faro (je dis cela sans fiel),

C'est de la bière deux fois bue.»

Hetzel parlait ainsi dans un café flamand,

Par prudence sans doute, énigmatiquement.

Je compris que c'était une manière fine

De me dire: «_Faro, synonyme d'urine!_»

LES BELGES ET LA LUNE[45]

On n'a jamais connu de race si baroque

Que ces Belges. Devant le joli, le charmant,

Ils roulent de gros yeux et grognent sourdement;

Tout ce qui réjouit nos cœurs mortels les choque.

Dites un mot plaisant, et leur œil devient gris

Et terne comme l'œil d'un poisson qu'on fait frire;

Une histoire touchante: ils éclatent de rire,

Pour faire voir qu'ils ont parfaitement compris.

Comme l'esprit, ils ont en horreur les lumières;

Parfois, sous la clarté calme du firmament,

J'en ai vu qui, rongés d'un bizarre tourment,

Dans l'horreur de la fange et du vomissement,

Et gorgés jusqu'aux dents de genièvre et de bière,

Aboyaient à la lune, assis sur leur derrière!

Épitaphe pour L'atelier de M. Rops,

Fabriquant de Cerceuils a Bruxelles

Je rêvais, contemplant ces bières

De palissandre et d'acajou,

Qu'un habile ébéniste orne de cent manières;

Quel écrin, et pour quel bijou!

Les morts ici sont sans vergogne.

Un jour des cadavres flamands

Souilleront ces cercueils charmants.

Faire de tels étuis pour de telles charognes!

L'ESPRIT CONFORME

Les Belges poussent, ma parole!

L'imitation à l'excès,

Et s'ils attrapent la vérole,

C'est pour ressembler aux Français.

LA CIVILISATION BELGE

Le Belge est très civilisé:

Il est voleur, il est rusé,

Il est parfois syphilisé,

Il est donc très civilisé.

Il ne déchire pas sa proie

Avec ses ongles; met sa joie

A montrer qu'il sait employer

A table fourchette et cuiller;

Il néglige de s'essuyer,

Mais porte paletot, culottes,

Chapeau, chemise même et bottes;

Fait de dégoûtantes ribotes;

Dégueule aussi bien que l'Anglais;

Met sur le trottoir des engrais;

Rit du ciel et croit au progrès

Tout comme un journaliste d'_outre_--

_Quiévrain_[46];--de plus, il peut f....,

Debout, comme un singe avisé;

Il est donc très civilisé.

[Footnote 42: Le recueil des _Amœnitates belgicæ_, formé par

Poulet-Malassis, est passé pour la dernière fois en vente, à notre

connaissance, quand fut dispersée la collection J. Noilly (1886).

Composé de 23 pièces autographes, il comprenait, outre les neuf qu'on

trouve ici: _La Propreté belge.--L'Amateur des Beaux-Arts en

Belgique.--La Nymphe de la Senne.--Le Rêve belge.--L'Inviolabilité de

la Belgique.--Épitaphe pour Léopold Ier.--Épitaphe pour la

Belgique.--L'Esprit conforme_ (une autre pièce).--_Les Panégyriques du

Roi.--Le Mot de Cuvier.--Au Concert de Bruxelles.--Une Béotie

belge.--La Mort de Léopold Ier_ (2 pièces). Nous n'avons pu, à notre

vif regret, retrouver la trace de ce recueil. (Note du collecteur des

_Œuvres posthumes_, MCMV.)]

[Footnote 43: A la différence des huit qui la suivent ici, _Vénus

belge_, la première des _Amoenitates belgicæ_, fut publiée du vivant

de l'auteur. (_Nouveau Parnasse satyrique du XIXe siècle_, Bruxelles,

1866.) Les huit autres ont été insérées dans la 2e édition de cet

ouvrage (1881), sauf la cinquième et la sixième, publiées en 1872.]

[Footnote 44: Insérée pour la première fois en 1872, dans le _Charles

Baudelaire_, publié chez René Pincebourde, _op. cit._]

[Footnote 45: Ibid.]

[Footnote 46: Les gens d'_outre-Quiévrain_: c'est sous ce nom qu'en

Belgique on désigne communément les Français.

(Note de Baudelaire.)]

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

Dédicace à Théophile Gautier. [Première version]

LES FLEURS DU MAL

1857

Au lecteur

SPLEEN ET IDÉAL

Bénédiction

Le Soleil

Élévation

Correspondances

_J'aime le soutenir de ces époques nues_

Les phares

La Muse malade

La Muse vénale

Le mauvais moine

L'ennemi

Le guignon

La vie antérieure

Bohémiens en voyage

L'homme et la mer

Don Juan aux Enfers

Châtiment de l'orgueil

La beauté

L'idéal

La géante

Les bijoux (_Pièce condamnée_)

Parfum exotique

_Je t'adore à l'égal de la voûte nocturne_

_Tu mettrais l'univers entier dans ta ruelle_

Sed non satiata

_Avec ses vêtements ondoyants et nacrés_

Le serpent qui danse

Une charogne

De profundis clamavi

Le Vampire

Le Léthé (_Pièce condamnée_)

_Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive_

Remords posthume

Le chat

Le balcon

_Je te donne ces vers afin que si mon nom_

Tout entière

_Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire_

Le flambeau vivant

A celle qui est trop gaie (_Pièce condamnée_)

Réversibilité

Confession

L'aube spirituelle

Harmonie du soir

Le flacon

Le poison

Ciel brouillé

Le chat

Le beau navire

L'invitation au voyage

L'irréparable

Causerie

L'Heautontimoroumenos

Franciscæ meæ laudes

A une dame créole

Mœsta et errabunda

Les chats

Les hiboux

La cloche fêlée

Spleen.--_Pluviôse_

Spleen.--_J'ai plus de souvenirs_

Spleen.--_Je suis comme le roi_

Spleen.--_Quand le ciel bas et lourd_

Brumes et pluies

L'irrémédiable

A une mendiante rousse

Le jeu

Le crépuscule du soir

Le crépuscule du matin

_La servante au grand cœur_

_Je n'ai pas oublié_

Le tonneau de la haine

Le revenant

Le mort joyeux

Sépulture

Tristesses de la lune

La musique

La pipe

FLEURS DU MAL

La destruction

Une martyre

Lesbos (_Pièce condamnée_)

Femmes damnées.--_A la pâle clarté_ (_Pièce condamnée_)

Femmes damnées.--_Comme un bétail pensif_

Les deux bonnes sœurs

La fontaine de sang

Allégorie

La Béatrice

Les métamorphoses du vampire (_Pièce condamnée_)

Un voyage à Cythère

L'amour et le crâne

RÉVOLTE

[Avertissement] Parmi les morceaux suivants

Le reniement de saint Pierre

Abel et Caïn

Les litanies de Satan

Prière

LE VIN

L'âme du vin

Le vin des chiffonniers

Le vin de l'assassin

Le vin du solitaire

Le vin des amants

LA MORT

La mort des amants

La mort des pauvres

La mort des artistes

PROJETS D'UNE PRÉFACE

POUR LA SECONDE ÉDITION DES «FLEURS DU MAL»

Première version

Deuxième version

Troisième version

_Tranquille comme un sage_

PIECES AJOUTÉES DANS LA SECONDE ÉDITION

1861

L'albatros

Le masque

Hymne à la beauté

La chevelure

Duellum

Le possédé

Un fantôme.--I. Les ténèbres

Un fantôme.--II. Le parfum

Un fantôme.--III. Le cadre

Un fantôme.--IV. Le portrait

Semper eadem

Chant d'automne

A une Madone

Chanson d'après-midi

Sisina

Sonnet d'automne

Une gravure fantastique

Obsession

Le gout du néant

Alchimie de la douleur

Horreur sympathique

L'horloge

Paysage

Le cygne

Les sept vieillards

Les petites vieilles

Les aveugles

A une passante

Le squelette laboureur

Danse macabre

L'amour du mensonge

Rêve parisien

La fin de la journée

Le rêve d'un curieux

Voyage

PIÈCES EXTRAITES DES «ÉPAVES»

1866

Le coucher de soleil romantique

Le jet d'eau

Les yeux de Berthe

Hymne

Vers pour le portrait de M. Honoré Daumier

Lola de Valence

Sur le _Tasse en prison_

La voix

L'imprévu

La rançon

A une Malabaraise

PIÈCES EXTRAITES DE L'ÉDITION POSTHUME

DITE «DÉFINITIVE»

1868

A Théodore de Banville

Le calumet de paix

La prière d'un païen

Le couvercle

L'examen de minuit

Madrigal triste

L'avertisseur

Le rebelle

Bien loin d'ici

Le gouffre

Les plaintes d'un Icare

Recueillement

La lune offensée

Épigraphe pour un livre condamné

Ordre de l'édition définitive

ORDRE DE L'ÉDITION DÉFINITIVE

PIÈCES EXTRAITES DES «ÉPAVES» (1866) ET NON INSÉRÉES

DANS LES «FLEURS DU MAL»

GALANTERIES

Les promesses d'un visage

Le monstre ou le paranymphe d'une nymphe macabre

BOUFFONNERIES

Sur les débuts d'Amina Boschetti

A M. Eugène Fromentin

Un cabaret folâtre

AUTRES POÉSIES PUBLIÉES DU VIVANT DE L'AUTEUR

_N'est-ce pas qu'il est doux_

_Il aimait à la voir_

Hymne sentimental

Sonnet burlesque

Sapho

Chanson

Épilogue

Vers laissés chez un ami absent

Sonnet pour s'excuser de ne pas accompagner un ami à Namur

POÉSIES PUBLIÉES APRÈS LA MORT DE L'AUTEUR

Incompatibilité

_Tout à l'heure_

_Vous avez, compagnon, dont le cœur est poète_

_Je n'ai pas pour maîtresse_

_Ci-gît_

Chanson du scieur de long

_Tous imberbes alors_

_Noble femme au bras fort_

Élégie refusée aux jeux floraux

_Hélas! qui n'a gémi_

_Quant à moi_

Autre Monselet Paillard

Sonnet, _Lorsque de volupté_

Sur l'album de Mme Émile Chevalet

_Je vis, et ton bouquet_

AMŒNITATES BELGICÆ

Vénus belge

La propreté des demoiselles belges

Une eau salutaire

Un nom de bon augure

Opinion de M. Hetzel sur le faro

Les Belges et la lune

Épitaphe pour l'atelier de M. Rops

L'esprit conforme

La civilisation belge

L'Oeuvre Poètique de Charles Baudelaire: Les Fleurs du Mal · 第 10 / 10 段