[1: Jean-Ignace de La Ville, né en 1701, mort le 15 avril 1774, évêque
_in partibus_ de Triconie, abbé commendataire de
Saint-Quentin-lès-Beauvais et de Lessay, ancien ministre du roi près des
Provinces-Unies, directeur général du département des affaires
étrangères, élu en 1746 membre de l'Académie française, en remplacement
de Mongin, évêque de Bazas. Il eut Suard pour successeur.]
[2: Un _Noël_ satirique, attribué au chevalier de l'Isle, et imprimé
dans les _Mémoires secrets_ à la date du 31 décembre 1763, renferme sur
Dubois le couplet suivant:
_Un homme d'importance,
C'étoit monsieur Dubois,
Tout bouffi d'arrogance
Dit en haussant la voix:
«De ma visite ici, Seigneur, tenez-moi compte,
Car à ma porte plus d'un grand
Vient se morfondre en attendant,
Sans en rougir de honte!»_
]
[3: Jules-David Cromot du Bourg, conseiller d'État et surintendant de la
maison de Monsieur, comte de Provence, père de Cromot de Fougy, qui lui
succéda dans ses charges.]
[4: Marie-Catherine-Irène du Buisson de Longpré, femme de
Charles-François Filleul, écuyer, secrétaire du roi, mère de Mme de
Marigny, dont Louis XV serait, dit-on, le père (Ch. Nauroy, _le
Curieux_, tome II, p. 177 et 205), et de Mme de Flahaut, qui fut mariée
en secondes noces au comte de Souza.]
[6: Je n'ai pu retrouver nulle part de renseignements précis sur ce
personnage, dont la famille était peut-être alliée à celle d'un M. de
Maleseigne, chargé de réprimer, en 1790, les troubles de Nancy, et dont
la famille était originaire de la Franche-Comté.]
[7: Élisabeth de Varanchan avait épousé, à Versailles, le 22 septembre
1751, Geoffroy Chalut de Vérin, écuyer, trésorier de Madame la Dauphine.
(_Mercure de France_, décembre 1751, 2e vol., p. 201.)]
[8: Marie-Thérèse-Antoinette-Raphaëlle, infante d'Espagne, fille de
Philippe V, née le 11 juin 1726, morte le 22 juillet 1746.]
[9: Marie-Josèphe de Saxe, fille d'Auguste II, électeur de Saxe et roi
de Pologne, née le 4 novembre 1741, morte le 13 mars 1767.]
[10: _Vers sur la maladie et la convalescence de Monseigneur le
Dauphin_, par M. Marmontel: Paris, Sébastien Jorry, 1752, in-4°, 21 p.;
p. 15, envoi à M. Chalut de Vérin, trésorier général de Madame la
Dauphine. Le permis d'imprimer est signé par Crébillon père, comme
censeur.]
[11: _Essai sur l'amélioration des terres_: Paris, Durand, 1758, in-12,
3 pl. L'_Épître dédicatoire_, signée Pattulo, est ornée d'un fleuron aux
armes de Mme de Pompadour, gravé par Patte.]
[12: Élisabeth-Charlotte Huguet de Sémonville, veuve du comte
d'Estrades, tué à la bataille de Dettingen, le 19 juillet 1743, fils de
Charlotte Lenormand, soeur de Lenormand d'Étioles et de Lenormand de
Tournehem. Mme d'Estrades se remaria à Séguier, comte de Saint-Brisson.]
[13: François-Martial, comte de Choiseul-Beaupré, cousin germain de M.
de Stainviile (plus tard premier ministre), marié le 27 avril 1751 à
Charlotte-Rosalie de Romanet, nièce de Mme d'Estrades. À l'occasion de
ce mariage, Choiseul-Beaupré fut honoré du titre de menin honoraire du
Dauphin et sa femme de dame surnuméraire de Mesdames. Elle mourut à
vingt ans, le 2 juin 1753. Choiseul-Beaupré épousa, au mois d'avril
1756, Mlle Thiroux de Mauregard, soeur de Mme de Pracomtal.]
[14: Élisabeth-Josèphe de Laborde, née en 1731, mariée en 1747 à Gérard
Binet, baron de Marchais, gouverneur du Louvre, maîtresse de Ch.-Claude
de Flahaut de La Billarderie, comte d'Angiviller, qu'elle épousa en
1781, morte à Versailles le 14 mars 1808. D'Angiviller s'éteignit,
dit-on, dans un couvent d'Allemagne, en 1810.]
[15: Jean-Potentien d'Arboulin, administrateur général des postes de
1759 à 1777, secrétaire du cabinet du roi en 1769, mort le 25 décembre
1784. Il était oncle des deux Bougainville. Les Mémoires de Mme du
Hausset et de Dufort de Cheverny renferment quelques particularités sur
ce personnage, que Mme de Pompadour appelait familièrement _Boubou_.]
[16: Suivant Bernis lui-même (_Mémoires inédits_, publiés par M.
Frédéric Masson, Plon, 1878, 2 vol. in-8), le mot fut dit en 1741 au
cardinal de Fleury, qui le trouva plaisant et qui le répéta.]
[17: Bernis était chanoine du chapitre de Brioude depuis 1739. Quant au
bénéfice simple que Marmontel place à Boulogne-sur-Mer, il y a
certainement confusion avec celui que Bernis obtint en 1749 en Bretagne,
dit-il, sans le désigner autrement. Il fut de plus pourvu, en 1755, de
l'abbaye de Saint-Arnould de Metz.]
[18: Selon M. Masson, Bernis occupa au Louvre, de 1746 à 1751, un
logement dont l'emplacement n'est pas déterminé, et reçut, en février
1757, celui du comte d'Argenson.]
[19: Il fallait, pour être admis dans ce chapitre, faire la preuve de
seize quartiers de noblesse d'épée. La promotion de Bernis est relatée
dans la _Gazette de France_ du 19 avril 1748.]
[20: Les insignes des comtes de Lyon consistaient en une croix à huit
pointes émaillées de blanc et bordées d'or, suspendue à un cordon rouge
liséré de bleu.]
[21: Marie-Sophie de Courcillon de Dangeau, née le 6 août 1713, morte le
4 avril 1756, mariée en premières noces (1729) à François d'Albert
d'Ailly, duc de Pecquigny, et en 1732 à Hercule-Mériadec de Rohan, duc
de Rohan-Rohan, prince de Soubise et de Maubuisson (1669-1746). M.
Masson, à qui j'emprunte cette note, ajoute que l'on conserve dans la
famille de Bernis, au château de Salgas (Lozère), un beau portrait de la
duchesse de Rohan peint par Nattier.]
[22: Le 31 octobre 1751.]
[23: Le 1er mai 1756.]
[24: Le 29 juin 1757.]
[25: Le 2 octobre 1758.]
[26: _Épître à Son Excellence M. l'abbé comte de Bernis, ambassadeur
auprès de Leurs Majestés Impériales, sur la conduite respective de la
France et de l'Angleterre_, par M. Marmontel. Paris, Cl. Hérissant,
1756, in-8°, 1 f. et 18 p.
«Il y a beaucoup de beaux vers dans cet ouvrage, écrit le duc de Luynes
(17 septembre 1756). La conduite des Anglois y est bien dépeinte. On a
remarqué que l'auteur auroit pu parler de M. de La Galissonnière.»]
[27: Le texte de ce manifeste avait été rédigé par le comte de
Hertzberg, ministre d'État de Frédéric II. Il a été réimprimé dans le
tome Ier du _Recueil des déductions, manifestes, déclarations, traités
et autres actes et écrits publics qui ont été rédigés et publiés pour la
cour de Prusse_, par ce même ministre (Berlin, 1790, 3 vol. in-8). Il y
porte le titre suivant: _Mémoire raisonné sur la conduite des cours de
Vienne et de Saxe et sur leurs desseins dangereux contre Sa Majesté le
roi de Prusse, avec les pièces originales et justificatives qui en
fournissoient les preuves_ (Berlin, 1756). Selon une note de l'éditeur,
Frédéric aurait ajouté de sa main sur le titre le mot _raisonné_.]
[28: Malgré les plus diligentes recherches, il n'a pas été possible de
retrouver le titre exact de ce mémorandum qui manque aux archives des
Affaires étrangères et dont aucun autre contemporain n'a parlé. Il n'est
pas trace non plus de la date d'impression dans les papiers de la
Direction de la librairie, appartenant aujourd'hui à la Bibliothèque
nationale.]
[29: Armand Baschet, en citant ce passage (_Histoire du dépôt des
archives des Affaires étrangères_, p. 308), a fait observer que, durant
son court passage au ministère, Bernis eut à se débattre au milieu des
conjonctures les plus graves, et qui suffiraient à excuser
l'indifférence dont se plaint Marmontel.]
[30: La réplique est citée en termes presque identiques dans la
_Correspondance littéraire_ de Grimm (éd. Garnier frères, tome VI, p.
64) et dans un des passages les plus connus des _Mémoires_ de Mme
d'Épinay, le récit, authentique ou supposé, de son second souper chez
Mlle Quinault (1re partie, chap. VIII); là, les interlocuteurs sont
Rousseau et un médecin désigné sous ce sobriquet d'_Akakia_ que les
plaisanteries de Voltaire sur Maupertuis avaient mis à la mode. Que
faut-il en conclure? Non pas que le mot de Malouin a été inventé, mais
que Marmontel, comme Mme d'Épinay, a cédé au plaisir de conserver une
repartie qu'ils n'avaient peut-être entendue ni l'un ni l'autre.]
[31: Charles-Antoine Le Clerc de La Bruère, né à Crépy-en-Valois en
1714, mort à Rome en 1754, secrétaire du duc de Nivernais, ambassadeur
de France, qui l'avait, en raison de son humeur, surnommé _Malagrazia_,
disgracieux. (Lucien Perey, _Un petit-neveu de Mazarin_, C. Lévy, 1890,
in-8.)]
[32: À cause de son roman satirique et allégorique: _les Amours de
Zéokinizul_ (Louis XV), _roi des Kofirans_ (François), 1740; souvent
réimprimé au siècle dernier.]
[33: Le brevet en faveur de Louis de Boissy, daté du 12 octobre 1754,
est transcrit dans les registres du secrétariat de la Maison du roi
(Archives nationales, Oi 98, folios 314-317), et renferme la liste des
pensions que le titulaire devait servir à partir du 1er janvier 1755,
savoir: 2,000 livres à Cahusac, auquel elles étaient accordées depuis
1744 «en considération de ses services et de ses travaux littéraires»;
2,000 livres à l'abbé Raynal, «chargé de la composition du _Mercure_
depuis plusieurs années et qui a perfectionné cet ouvrage par son
attention et son travail»; 2,000 livres à M. de Lironcourt, «ci-devant
consul de France au Caire, et que S. M., satisfaite de ses services, a
nommé au consulat de Lisbonne»; 2,000 livres à Ph. Bridard de La Garde;
1,200 livres à Piron; 1,200 livres à Marmontel; 1,200 livres à Séran de
La Tour; 1,200 livres au chevalier de La Négerie, frère de feu M. de La
Bruère. Faut-il supposer, comme Marmontel le dit quelques lignes plus
bas, qu'il avait été oublié dans une première distribution et que son
nom fut rajouté à la liste définitive?]
[34: Le texte du brevet délivré à Marmontel, le 27 avril 1758, figure,
comme celui de L. de Boissy, dans les registres du secrétariat de la
Maison du roi (Oi 102, folios 231-235). Les pensions de Cahusac, de
Raynal, de Bridard de La Garde, de Séran de La Tour et de La Négerie, y
sont maintenues au même taux, mais celle de Piron est portée à 1,800
livres, et celle de M. de Lironcourt avait été attribuée, par un brevet
du 19 mai 1755, à Mlle de Lussan. Marmontel avait en outre à servir
2,400 livres à la veuve de Boissy et à son fils, 2,000 livres à
Crébillon père, 2,000 livres à Gresset, 1,500 livres à Saint-Foix et
1,200 livres à Saint-Germain. Le 30 juillet suivant, sur la pension de
Mlle de Lussan qui venait de mourir, deux autres brevets de 200 et de
800 livres furent attribués à l'abbé Guiroy «pour récompenser le zèle
qu'il a fait paraître dans différents ouvrages littéraires», restés
aussi inconnus que l'auteur à tous les bibliographes.]
[35: Julien-David Le Roy (1724-1803), quatrième fils du célèbre horloger
Julien Le Roy, auteur, entre autres ouvrages, des _Ruines des plus beaux
monuments de la Grèce_ (1758, in-folio, 60 pl., ou 1770, in-folio, 71
pl.).]
[36: _La Dissertation sur l'effet de la lumière dans les ombres
relativement à la peinture_, par M. C***, ornée d'une charmante planche
dessinée et gravée par l'auteur, a été imprimée avec pagination continue
et jointe au volume intitulé: _Recueil de quelques pièces concernant les
arts, extraites de plusieurs Mercures de France_. Paris, Ch.-A. Jombert,
1757, in-12. La seconde dissertation ne semble pas avoir été tirée à
part, ni réimprimée.]
[37: Ce compte rendu parut dans le _Mercure_ d'octobre 1759, 1er volume,
p. 183-192.]
[38: _Éloge de Maurice, comte de Saxe, duc de Sémigalle et de Courlande,
maréchal général des armées de S. M. T. C. Discours qui a remporté le
prix de l'Académie françoise en 1759_, par M. Thomas, professeur en
l'Université de Paris au collège de Beauvais. Paris, B. Brunet, 1759,
in-8°, 1 f. et 42 p.]
[39: _Portrait de Mme Geoffrin_, par M. L. M. (l'abbé Morellet).
Amsterdam et Paris, Pissot, 1778, in-8°. Réimp. en 1812, avec la
_Lettre_ et l'_Éloge_ que d'Alembert et Thomas ont également écrits en
l'honneur de leur bienfaitrice.]
[40: Le P. Dominique Parrenin (1655-1742) avait adressé de Pékin à
Mairan diverses lettres dont quelques-unes ont été imprimées dans un
petit volume (1759, in-12) et réimp. à l'Imprimerie royale, 1770, in-8°.
On voit par la date de la mort du savant astronome que Marmontel ne
pouvait parler que par ouï-dire de la joie de Mairan lorsqu'il recevait
ces fameuses lettres.]
[41: Jacques-André Portail, à qui ses délicats _crayons_, longtemps
confondus avec ceux de Watteau et de Lancret, ont conquis aujourd'hui
une place d'honneur chez les raffinés. Ce passage, souvent cité, est à
peu près tout ce que les contemporains nous ont laissé sur ce petit
maître, dont la date et le lieu de naissance (Nantes, selon les uns;
Brest, selon les registres de l'Académie royale) ne sont même pas encore
exactement connus.]
[42: Cette esquisse, qui n'a figuré, que je sache, à aucune exposition
rétrospective, avait dû, comme tant d'autres, rester de longues années
entre les mains du peintre, puisqu'il s'en dessaisit seulement à la fin
de 1783. Par une lettre datée du 19 décembre de cette année, Marmontel
le remercie d'un présent «qui lui sera précieux toute sa vie», et il
ajoute: «Je souhaite bien vivement que l'état de vos yeux vous permette
bientôt de finir cette belle esquisse; mais, telle quelle, je la préfère
au tableau le plus achevé qui ne seroit pas de votre main.» (_Catalogue
de la collection d'autographes Lucas de Montigny_, n° 1969; Aug.
Laverdet, expert.) Quand Marmontel reçut son portrait, l'esprit du
peintre était irrémédiablement ébranlé; il quitta peu après Paris, et se
survécut quatre ans encore à Saint-Quentin.]
[43: Louise-Charlotte de Grammont, épouse de Charles-Louis de Lorraine,
comte de Brionne.]
[44: Louise-Henriette-Philippine de Noailles, épouse de
Emmanuel-Céleste-Augustin, marquis, puis duc de Duras, alors brigadier
d'infanterie.]
[45: Jeanne-Sophie-Élisabeth-Louise-Armande Septimanie (1740-1773),
épouse de Casimir Pignatelli, comte d'Egmont.]
[46: Le futur cardinal qui devait jouer dans l'affaire du Collier le
rôle que l'on sait, et qu'on désignait alors d'ordinaire sous le simple
titre du _prince Louis_.]
[47: Chennevières-lès-Louvre (Seine-et-Oise), hameau du canton de
Luzarches, qu'il ne faut pas confondre avec Chennevières-sur-Marne.]
[48: Voyez ce que l'auteur dit du jeu de Le Kain, sans le nommer, dans
ses _Élémens de littérature_, article _Déclamation_.]
[49: Barthélémy-Augustin Blondel de Gagny (1695-1776), trésorier de la
Caisse des amortissements, possesseur de l'un des plus curieux et des
plus riches cabinets du XVIIIe siècle; voir les appendices du
_Livre-Journal_ de Lazare Duvaux, publié par M. L. Courajod pour la
Société des bibliophiles français (1873, 2 vol. in-8), et _les Amateurs
d'autrefois_, par Clément de Ris (1877, in-8).]
[50: Mlle Saint-Hilaire débuta dans _Amadis_ le 30 décembre 1759. Voir
le compte rendu de Marmontel, _Mercure_, année 1760, page 197.]
[51: Garches (Seine-et-Oise). Clément de Ris assurait (en 1868) qu'une
partie du pavillon de Blondel de Gagny subsistait encore.]
[52: Georges-Nicolas Baudard de Vaudesir, fils du receveur des tailles
de l'élection d'Angers, à qui il avait succédé, puis trésorier général
des colonies françaises. Son fils Claude reçut, lorsque cette dernière
charge fut supprimée, le titre de trésorier général de la marine, qu'il
perdit en 1780. Mêlé comme témoin à l'affaire du Collier, il mourut en
1787 à la Bastille, après une banqueroute de vingt millions. Il avait
bâti au bois de Boulogne la Folie _Saint-James_, dont le nom est resté à
un quartier de Neuilly (C. Port, _Dictionnaire du Maine-et-Loire_). Il
sera question plus loin d'une visite que fit Marmontel au château de
Baudard de Vaudesir.]
[53: Louis Coste de Pujolas, né à Toulouse en 1719, mort à Paris le 25
juin 1777, longtemps directeur des _Affiches, Annonces et Avis divers_,
connus sous le nom d'_Affiche de province_ (1752-1784, 33 vol. in-4°).
Le _Nécrologe_ de 1778 contient une notice anonyme sur Coste de Pujolas
par un de ses amis; dans une note autographe que je possède, Meusnier de
Querlon, véritable rédacteur de l'_Affiche de province_, conteste les
titres de son chef de file aux éloges que lui prodiguait le
_Nécrologe_.]
[54: _Choix des anciens Mercures, avec un extrait du Mercure françois_.
Paris, Chaubert, 1757-1764, 108 vol. in-12 et une _Table générale_,
1765, in-12.]
[55: Les documents sur cet épisode capital de l'existence de Marmontel
ne manquent pas, mais ils sont singulièrement dispersés. Dès 1829, J.
Delort, dans son _Histoire de la détention des gens de lettres à la
Bastille et à Vincennes_, faisait connaître quelques lettres provenant,
semble-t-il, des archives de la Bastille et relatives à l'entrée et à la
sortie de Marmontel. En 1835, Mommerqué communiqua au _Bulletin de la
Société de l'histoire de France_ un dossier beaucoup plus important,
extrait, selon toute apparence, de ces mêmes archives, entassées alors
dans les caves et dans les combles de l'Arsenal, et qui, depuis, n'y a
pas fait retour. Ce dossier renfermait la lettre de Marmontel au duc
d'Aumont (30 novembre 1759) à laquelle il fait allusion plus haut;
diverses lettres à Sartine, par Saint-Florentin, d'Abadie, gouverneur de
la Bastille, et Marmontel; le rapport d'un exempt sur Durand, «vieil
homme vivant de son bien», dont le sort tourmentait si vivement le
prisonnier, ainsi que le prouve une nouvelle lettre au lieutenant de
police; un désaveu formel de Cury, daté de Clichy, 5 janvier 1760, et
adressé à Saint-Florentin; l'avis de mise en liberté de Marmontel, 7
janvier 1760, et une note de la main de Sartine sur le revenu que
celui-ci était menacé de perdre. Il existe un tirage à part de ces
documents sous le titre de: _Détention à la Bastille de Marmontel et de
Morellet_ (imp. Crapelet, 1835, in-8, 16 p.). M. Cocheris a publié en
fac-similé dans le _Bibliophile français illustré_ (t. II, p. 184 et
191) la lettre de cachet et l'ordre de mise en liberté de Marmontel,
reliés dans un registre de la Bastille appartenant à la Bibliothèque
Mazarine.]
[56: D'après une note que veut bien me communiquer M. Fernand Bournon,
François-Jérôme d'Abadie (appelé quelquefois de L'Abadie), lieutenant de
roi à la Bastille, fut nommé gouverneur à la mort de Baisle, le 8
décembre 1758. Il mourut subitement le 18 mai 1761.]
[57: Mlle Sau..., dit la table des matières de l'édition de 1821.
J'ignore qui elle entend désigner.]
[58: C'est-à-dire de Madeleine-Céleste Fieuzal, dite Durancy, dont il a
été question tome Ier, livre IV, et qui débuta le 19 juillet 1759 dans
les rôles de Dorine de _Tartufe_ et de Marinette du _Florentin_.
L'arrestation de Marmontel étant du 27 décembre 1759, il ne saurait être
question dans ce passage du début de Durancy père, qui, selon une note
assez obscure de de Manne (_Troupe de Voltaire_, p. 202), aurait eu lieu
le 15 novembre de la même année.]
[59: Philippe Bridard de La Garde fort décrié en effet pour ses moeurs,
et longtemps le _chaperon_,--pour ne pas dire pis,--de Mlle Le Maure;
auteur d'un roman agréable et trop peu connu, les _Lettres de Thérèse_
(1737, 6 parties in-12).]
[60: Colin, homme d'affaires de Mme de Pompadour, mort en 1775, à peu
près ruiné. Sa bibliothèque, dont on a le catalogue, dénotait un curieux
et un homme de goût. Il est souvent question de Colin dans la
correspondance de Falconet avec Diderot et avec Catherine II.]
[61: Catherine-Suzanne Jossel, veuve de Charles Gaulard, était aussi la
mère de Mme Bouret de Villaumont, dont il sera question plus loin.]
[62: La famille Gradis compte actuellement encore des représentants à
Bordeaux.]
[63: Le nom d'Ansely ne figure ni sous cette forme, ni sous aucune
autre, dans les répertoires locaux de l'époque, et il ne semble pas qu'à
l'exception de Marmontel, ses contemporains aient apprécié les qualités
que celui-ci se plaît à lui reconnaître. La romance de _Pétrarque_ et
l'_Épître aux poètes_ ont été recueillies dans l'édition des _Oeuvres_ de
l'auteur donnée par lui-même (1787).]
[64: Jean de Barbot, président à la cour des Aides de Guyenne, passait,
à tort ou à raison, auprès de ses contemporains pour avoir fourni à
Montesquieu le canevas de quelques-unes des _Lettres persanes_.]
[65: Selon l'_Almanach du Languedoc_ (1755), M. de Saint-Amand était
receveur général du tabac à Toulouse.]
[66: M. Gaston Boissier a publié dans la _Revue des Deux-Mondes_ du 15
avril 1871 une étude sur Jean-François Séguier, naturaliste et
antiquaire, dont une partie des papiers a été transportée à la
Bibliothèque nationale, à la suite de la mission bibliographique de
Chardon de La Rochette et de Prunelle dans les départements du Midi.]
[67: Honoré-Armand, duc de Villars (1702-1770), membre de l'Académie
française et l'un des correspondants de Voltaire. Grimm, en rappelant
l'épitaphe proposée pour son tombeau: _Ci-gît l'ami des hommes_, ajoute:
«Je ne connais que M. de Mirabeau en droit de protester contre la
profanation d'un titre qu'il s'est réservé exclusivement.» (_Corresp.
litt._, octobre 1770.)]
[68: J.-P.-Fr. de Ripert de Monclar (1711-1773), procureur général au
parlement d'Aix, célèbre par son mémoire en faveur du mariage des
protestants (1756) et par son _Compte rendu des constitutions des
Jésuites_ (1763).]
[69: Le Tilloy, commune de Corbeilles-Gâtinais, arrondissement de
Montargis, canton de Ferrières (Loiret).]
[70: Jacques-Annibal Claret de Fleurieu (1692-1776), seigneur de La
Tourette, terre située à Éveux, près de l'Arbresle (Rhône), prévôt des
marchands de Lyon, et Marc-Antoine-Louis Claret de Fleurieu (1729-1793),
secrétaire perpétuel de l'Académie de Lyon, ami de J.-J. Rousseau et de
Voltaire.]
[71: Mme Lobreau-Destouches fut longtemps directrice du théâtre de Lyon.
En 1776, Voltaire sollicitait de La Tourette, de Vasselier et de Turgot,
le renouvellement du bail qu'elle exploitait depuis 1752, et qui devait
expirer deux ans plus tard.]
[72: J.-B.-François de Montullé, ancien conseiller au Parlement,
secrétaire des commandements de la reine (charge achetée, dit le duc de
Luynes, 140,000 livres à Rossignol, son prédécesseur), associé libre de
l'Académie royale de peinture et de sculpture. Montullé avait épousé la
fille du fermier général Audry-Neveu. Exécuteur testamentaire du fameux
amateur Jean de Jullienne, il lui avait consacré une notice dans le
_Nécrologe_ de 1767. Ses propres collections furent dispersées en 1783
sous les initiales M*** T***, et après sa mort (29 novembre 1787). Ses
plus beaux dessins de l'École française provenaient de M. de Jullienne.]
[73: Sur les soupçons d'empoisonnement qu'éveilla la mort du Dauphin et
de la Dauphine, voir _l'Espion dévalisé_, p. 81-97, et la _Vie privée de
Louis XV_, t. IV p. 36.]
[74: L'_Éloge de d'Alembert_ a été imprimé dans le tome XVII des
_Oeuvres_ de Marmontel publiées en 1787.]
[75: Ce n'est pas ici le lieu de résumer, même sommairement, le débat
qui, depuis tantôt un siècle, divise les admirateurs et les adversaires
de Rousseau touchant ses procédés à l'égard de Mme d'Épinay, de Mme
d'Houdetot et de Diderot; les documents mis au jour par MM. Lucien Perey
et G. Maugras, dans la _Jeunesse_ et les _Dernières années de Mme
d'Épinay, ont montré avec quelle légitime méfiance devaient être lues
les pages des _Confessions_ qui la concernent. On ne lira pas avec moins
de profit une remarquable étude de M. Lucien Brunel sur _la Nouvelle
Héloïse et Mme d'Houdetot_, extraite des _Annales de l'Est_
(Berger-Levrault, 1888, in-8°, 63 p.). Enfin, j'ai publié dans les
_Appendices de la _Correspondance littéraire_ de Grimm (tome XVI, p. 218
et suiv.) les _Tablettes de Diderot_, cahier de notes où sont énumérées
ce qu'il appelle «les sept scélératesses» de Rousseau contre lui et ses
amis.]
[76: Voyez tome I, livre IV.]
[77: Dufort de Cheverny (I, 196), qui visita aussi (en 1757) le ministre
exilé, lui fait dire, au contraire, que sa seule consolation était de
venir tous les jours voir son maître; mais d'Argenson se flattait sans
doute encore que sa disgrâce serait de courte durée. Selon le président
Hénault (_Mémoires_, p. 251), cette statue de Louis XV (en pied) était
celle que Pigalle avait modelée pour les jardins de d'Argenson à
Neuilly. Vendue en 1792 avec le château des Ormes, elle aurait été
chargée, à cette époque, sur un bateau à destination de Nantes; depuis
lors, on perd sa trace. (Tarbé, _la Vie et les Oeuvres de J.-B. Pigalle_,
1859, p. 234.)]
[78: Le véritable nom de cette terre est Sainte-Gemmes-sur-Loire (canton
des Ponts-de-Cé, arrondissement d'Angers). Le château, échu par contrat
à d'Autichamp (1788), fut ravagé en 1793 par les Bleus et les gendarmes,
et repris par les Vendéens sous les ordres de d'Autichamp lui-même. (C.
Port, _Dictionnaire de Maine-et-Loire_.)]
[79: Une communication bénévole de M. C. Port, membre de l'Institut,
archiviste de Maine-et-Loire, me permet de donner quelques indications
sur ce personnage resté inconnu à toutes les biographies, et pour cause,
car, s'il a écrit quelque chose, il n'a rien fait imprimer. L'abbé
Roussille, prieur de Champigné-sur-Sarthe et chanoine de l'église
cathédrale (Saint-Maurice), fut élu membre de l'Académie d'Angers le 16
mars 1729. Il en était chancelier en 1760, lors de la réception de M. de
Contades (13 août), et c'est alors qu'il dut prononcer sa fameuse
harangue, mais le procès-verbal de cette séance manque précisément au
registre. L'abbé Roussille mourut vers 1782, car son nom figure jusqu'à
cette époque dans l'_Almanach d'Anjou_. Il avait également le titre
d'associé de l'Académie de Lyon.]
[80: Le _Calendarium medicum_ de 1764 et de 1767 donne à Noël-Marie de
Gevigland les titres d'ancien médecin des hôpitaux militaires durant la
guerre de Sept ans, et de _utriusque pharmaciæ professor_, qui auraient
dû lui épargner la qualification dédaigneuse dont Marmontel a payé ses
services. Gevigland demeurait rue Saint-Honoré, vis-à-vis les Jacobins.
La Bibliothèque nationale possède de lui cinq thèses latines et
françaises restées inconnues à Quérard.]
[81: Cette estampe, gravée par J.-L. Bosse, porte le titre suivant:
_Bélisaire, général de l'armée des Romains sous le règne de l'empereur
Justinien. Dédiée aux vertueux militaires_. (Paris, Rosselin, rue
Saint-Jacques, au Papillon.) H. Walpole et Smith ont émis des doutes sur
l'authenticité de ce tableau, qui fit, au siècle dernier, partie de la
galerie du duc de Devonshire.]
[82: Karl-Wilhelm, duc de Brunswick-Wolfenbuttel (1735-1806), si fameux
depuis par le rôle qu'il joua dans la campagne de 1792.]
[83: J.-Fr. Georgel (1731-1813), d'abord jésuite, puis secrétaire et
chargé d'affaires de France à la cour de Vienne, grand vicaire du
cardinal Louis de Rohan à Strasbourg, et de M. de La Fare à Nancy,
auteur de volumineux _Mémoires_ (1817 et 1820, 6 vol. in-8), dont, selon
Quérard, la rédaction aurait été remaniée par divers écrivains.]
[84: Christophe de Beaumont (1703-1781).]
[85: _Les Trente-sept Vérités opposées aux Trente-sept Impiétés de
Bélisaire_, par un bachelier ubiquiste. (Paris, 1777, in-4° et in-8°.)
Cette réfutation ironique a été prise au sérieux par un savant allemand,
J.-A. Eberhard, dans deux passages de son _Examen de la doctrine
touchant le salut des païens_ (trad. par Ch.-Guill.-Fréd. Dumas, Amst.,
1773, in-8°), plaisante méprise signalée pour la première fois par
Ant.-Alex. Barbier.]
[86: Ces témoignages furent imprimés sous le titre de _Lettres écrites à
M. Marmontel au sujet de Bélisaire_ (in-8°, 17 p.). Les _Mémoires
secrets_ (12 décembre 1767) prétendent que Marmontel avait fait insérer
dans les _Affiches, Annonces et Avis divers_, une note sur la perte de
son portefeuille, afin de mettre «sa modestie à couvert», et qu'il avait
prévenu, par la même voie, que ce portefeuille lui avait été restitué.]
[87: Charles de Broglie (1733-1777), évêque, comte de Noyon, pair de
France et abbé de l'abbaye des Bernardins d'Ourscamp.]
[88: Yves-Alexandre de Marbeuf, ministre de la feuille des bénéfices
(1771) prédécesseur de Talleyrand au siège épiscopal d'Autun
(1767-1789).]
[89: Le _Discours en faveur des paysans du Nord_ est imprimé au tome
XVII des _Oeuvres_ de l'auteur publiées par lui-même (1787).]
[90: Une tache.]
[91: Françoise-Adélaïde de Noailles, née en 1704, mariée en 1717 à
Charles, comte d'Armagnac (1684-1753), dit _le prince Charles_, grand
écuyer de France. Séparée de corps et de biens au bout de quelques
années, elle prit, après la mort de son mari, le titre de princesse
douairière d'Armagnac.]
[92: Le fils de Bassompierre avait épousé, selon _la France
protestante_, la fille du célèbre pastelliste genevois, Jean-Étienne
Liotard. Ce passage de Marmontel a été cité dans le _Bulletin du
bibliophile belge_ (II, 393) sans indications de références
biographiques sur cet audacieux ou naïf contrefacteur.]
[93: Gabriel-François-Joseph de Verhulst (et non Vérule, comme le
portent les éditions précédentes), dont le cabinet fut dispersé aux
enchères publiques à Bruxelles, le 16 août 1779 et jours suivants. Le
catalogue indique trois paysages de Berghem, mais ne mentionne pas le
tableau de Rubens auquel Marmontel fait allusion. Il est à peine
nécessaire d'ajouter que le grand peintre fut marié deux fois, et non
pas trois.]
[94:_ Le Huron_, comédie en deux actes et en vers, mêlée d'ariettes
(Théâtre-Italien, 20 août 1768). Marmontel n'avait pas voulu être nommé,
mais personne ne fut dupe de cette feinte modestie.]
[95:_ Lucile_, comédie en un acte et en vers libres, mêlée d'ariettes
(Théâtre-Italien, 5 janvier 1769). Cette fois encore Marmontel avait
gardé l'anonyme.]
[96:_ Sylvain_, comédie en un acte et en vers libres, mêlée d'ariettes
(Théâtre-Italien, 19 février 1770).]
[97:_ L'Ami de la maison_, comédie en trois actes et en vers libres,
représentée pour la première fois sur le théâtre de la cour, à
Fontainebleau, le 26 octobre 1771.]
[98:_ Zémire et Azor_, comédie-ballet en quatre actes et en vers libres,
mêlée d'ariettes, représentée pour la première fois sur le théâtre de la
cour, à Fontainebleau, le 14 octobre 1771, et à Paris, au
Théâtre-Italien, le 16 décembre suivant.]
[99: Gustave, roi sous le nom de Gustave III (1746-92).]
[100: Loménie de Brienne, reçu le 6 septembre 1770, en présence de
Gustave et de son frère, le prince Charles. La réponse de Thomas, en
qualité de directeur, ne put être imprimée à raison des allusions à un
réquisitoire de Séguier contre les écrits philosophiques que le public
crut y saisir. Voir sur cette affaire la _Correspondance_ de Grimm,
octobre 1770.]
[101: Mort le 26 mars 1772.]
[102: Mme d'Houdetot disait plaisamment que Mme La Ruette avait de la
pudeur «jusque dans le dos». (_Corresp. litt._ de Grimm, XI, 443.)]
[103: _La Fausse Magie_, comédie en deux actes et en vers libres, mêlée
d'ariettes (Théâtre-Italien, 31 janvier 1775). Les auteurs modifièrent
le dénouement l'année suivante.]
[104: _La Voix des pauvres, épître sur l'incendie de l'Hôtel-Dieu_,
réimprimée, ainsi que l'_Ode à la louange de Voltaire_, au tome XVII des
_Oeuvres_ de Marmontel (1787), revues par lui.]
[105: Marmontel a daté du château de La Tour des vers reproduits au tome
XVII de ses _Oeuvres_ (1787).]
[106: Je n'ai pu découvrir quel nom cachent ces initiales.]
[107: Jean-Armand de Bossuejouls, comte de Roquelaure, plus tard
archevêque de Malines (1721-1818). Il avait succédé à Moncrif.]
[108: L'hôtel d'Angiviller et la rue à laquelle il avait donné son nom
(entre l'Oratoire Saint-Honoré et la rue des Poulies) ont disparu en
1854, lors de l'achèvement de la rue de Rivoli.]
[109: _Lettre de Marmontel à M***_ sur la cérémonie du sacre de Louis
XVI (Reims, le 11 juin 1775). _S. l. n. d._, in-8°, 7 p.]
[110: Charles-Juste de Beauvau, né à Lunéville le 10 novembre 1720,
maréchal de France en 1783, mort le 19 mai 1793, au château du Val, près
Saint-Germain-en-Laye. Il avait remplacé, en 1771, le président Hénault
à l'Académie française.]
[111: Marie-Charlotte de Rohan-Chabot, née le 12 décembre 1720, mariée
en 1749 à J.-B. de Clermont d'Amboise, lieutenant général, et remariée
en 1764 au prince de Beauvau; morte le 26 mars 1807.]
[112: Voir dans les _Mémoires_ de l'abbé Morellet (1821, tome II, p. 49)
une lettre de Mme de Beauvau à la princesse de Poix, où elle proteste,
en ce qui la concerne, contre ce portrait «ou plutôt cet éloge», et
surtout contre celui que Marmontel trace de son mari. Elle avait voué à
sa mémoire un véritable culte, ainsi qu'en témoigne chaque page de ses_
Souvenirs_, publication posthume de Mme Standish, née de Noailles. (L.
Techener, 1872, in-8°.) Marmontel avait adressé en 1793 à Mme de Beauvau
une lettre de condoléance dont Morellet a également cité un passage, et
que les_ Souvenirs _ont reproduite, en la datant par erreur d'Abbeville
(pour Abloville).]