J'ai reçu ce matin une lettre de Roumana. Comme c'est étonnant de
penser qu'à des milliers de kilomètres il reste un peu de moi dans cet
Orient que j'ai tant aimé.
«Merci à chère Paule pour les nouvelles.
«Il fai chaud et les lilas sont mort parce que chère Paule n'étai pas
là, mon cœur est mort aussi.
«Heureux toi dont les jours est dans ce pay où les vents frais de
l'aube (comment a-t-elle pu retenir ces mots de Samain?)... et les
petites filles sortent avec leur figure. La petite Marie a été mal aux
yeux et le hakim est venu et grâce à Dieu est guéri. Je dis à la
petite Marie: pense à chère Paule qui reviendra quens les orges seront
nouveau. Tu a promi et j'ai soif de chère Paule qui est la source. Que
tu trouve toujours l'eau et l'arbre sur ton chemin et l'amitié dans le
cœur de Roumana.
«ROUMANA.»