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Mais revenons aux salons littéraires; ils sont partout le signe

d'une civilisation exubérante; ils sont aussi le signe de l'heureuse

influence des femmes sur l'esprit humain. De Périclès et de Socrate

chez Aspasie, de Michel-Ange et de Raphaël chez Vittoria Colona, de

l'Arioste et du Tasse chez Éléonore d'Est, de Pétrarque chez Laure

de Sade, de Bossuet et de Racine chez madame de Rambouillet, de

Voltaire chez madame du Deffant ou chez madame du Châtelet, de J.-J.

Rousseau chez madame d'Épinay ou chez madame de Luxembourg, de

Vergniaud chez madame Rolland, de Chateaubriand chez madame

Récamier, partout c'est du coin du feu d'une femme lettrée,

politique ou enthousiaste, que rayonne un siècle ou que surgit une

éloquence. Toujours une femme, comme une nourrice du génie, au

berceau des littératures. Quand ces salons se ferment, craignons les

orages civils ou les décadences littéraires. Ils sont fermés.

Cours familier de Littérature - Volume 09 · 第 107 / 215 题