demandait ce qu'il adviendrait des Belges en âge de porter les armes
ou qui arriveraient à cet âge avant la fin de l'occupation. Les
supplications des pères et mères de famille me déterminèrent à
interroger M. le Gouverneur d'Anvers, le Baron von Huene, qui eut
l'obligeance de me rassurer et de m'autoriser à rassurer les parents
angoissés. Le bruit s'était répandu à Anvers, cependant, qu'à Liège, à
Namur, à Charleroi, des jeunes gens avaient été saisis et emmenés de
force en Allemagne. Je priai donc M. le Gouverneur von Huene de vouloir
me confirmer par écrit la garantie qu'il m'avait donnée verbalement, que
rien de pareil ne s'effectuerait à Anvers. Il me répondit tout de suite
que les bruits relatifs aux déportations étaient sans fondement, et sans
hésiter, me remit par écrit, entre autres déclarations, la suivante:
"Les jeunes gens n'ont point à craindre d'être emmenés en Allemagne,
soit pour y être enrôlés dans l'armée, soit pour y être employés à des
travaux forcés."
Cette déclaration écrite et signée fut communiquée publiquement
au clergé et aux fidèles de la province d'Anvers, ainsi que Votre
Excellence pourra s'en assurer par le document ci-inclus, en date du 16
octobre 1914, qui fut lu dans toutes les églises.
Douter de l'autorité de pareils engagements, c'eût été faire injure
aux personnalités qui les avaient souscrits, et je m'employai donc
à raffermir, par tous les moyens de persuasion en mon pouvoir, les
inquiétudes persistantes des familles intéressées.
Or, voici que votre Gouvernement arrache à leurs foyers des ouvriers
réduits malgré eux au chômage, les sépare violemment de leurs femmes
et de leurs enfants et les déporte en pays ennemi. Nombreux sont les
ouvriers qui ont déjà subi ce malheureux sort; plus nombreux ceux que
menacent les mêmes violences.
Au nom de la liberté de domicile et de la liberté de travail des
citoyens belges; au nom de l'inviolabilité des familles; au nom
des intérêts moraux que compromettrait gravement le régime de la
déportation; au nom de la parole donnée par le Gouverneur de la province
d'Anvers et par le Gouverneur général, représentant immédiat de la plus
haute autorité de l'Empire allemand, je prie respectueusement Votre
Excellence de vouloir retirer les mesures de travail forcé et de
déportation intimées aux ouvriers belges et de vouloir réintégrer dans
leurs foyers ceux qui on déjà été déportés.
Votre Excellence appréciera combien me serait pénible le poids de la
responsabilité que j'aurais à porter vis-à-vis des familles, si la
confiance qu'elles vous ont accordée par mon entremise et sur mes
instances était lamentablement déçue.
Je m'obstine à croire qu'il n'en sera pas ainsi.
Agréez, Monsieur le Gouverneur général, l'assurance de ma très haute
considération.
Signé: D.-L. Cardinal MERCIER, Archevêque de Malines.
_A la lettre du primat de Belgique, le général von Bissing répondit,
le 26 octobre, par un long plaidoyer où il prétendait démontrer que le
Gouvernement allemand, en déportant les ouvriers belges, se bornait à
user d'un droit et à remplir un devoir dans l'intérêt même du peuple
belge. Boche jusqu'au bout, le gouverneur du Kaiser, après avoir ergoté
sur la portée des engagements pris jadis, allait même jusqu'à oser
écrire qu'il avait lui-même à coeur plus que personne le haut idéal des
vertus familiales compromises par la paresse!_
_A toutes ces tartuferies, le cardinal Mercier a répondu par me lettre
où il défend les ouvriers belges contre les calomnies du gouverneur
allemand et où il démontre que le plaidoyer de celui-ci n'est fait que
de contre-vérités et de misérables arguties._
_En voici des extraits:_
Malines, le 10 novembre 1916.
Monsieur le Gouverneur Général,
Ma lettre du 19 octobre rappelait à Votre Excellence l'engagement pris
par le baron von Huene, gouverneur militaire d'Anvers, et ratifié,
quelques jours plus tard, par le baron von der Goltz, votre prédécesseur
au gouvernement général de Bruxelles. L'engagement était explicite,
absolu, sans limite de durée: "Les jeunes gens n'ont point à craindre
d'être emmenés en Allemagne, soit pour y être enrôlés dans l'armée,
_soit pour être employés à des travaux forcés_."
Cet engagement est violé tous les jours des milliers de fois, depuis
quinze jours.
Le baron von Huene et feu le baron von der Goltz n'ont pas dit
conditionnellement, ainsi que le voudrait faire entendre votre dépêche
du 26 octobre: "Si l'occupation ne dure pas plus de deux ans, les hommes
aptes au service militaire ne seront pas mis en captivité"; ils ont dit
catégoriquement: "Les jeunes gens, et à plus forte raison les hommes
arrivés à l'âge mûr, ne seront, _à aucun moment de la durée de
l'occupation, ni emprisonnés, ni employés à des travaux forcés."_
Pour se justifier, Votre Excellence invoque "la conduite de l'Angleterre
et de la France qui ont, dit-elle, enlevé sur les bateaux neutres tous
les Allemands de 17 à 50 ans, pour les interner dans les camps de
concentration".
Si l'Angleterre et la France avaient commis une injustice, c'est sur les
Anglais et les Français qu'il faudrait vous venger et non sur un peuple
inoffensif et désarmé. Mais y a-t-il eu injustice? Nous sommes mal
informés de ce qui se passe au delà des murs de notre prison, mais
je suis fort tenté de croire que les Allemands saisis et internés
appartenaient à la réserve de l'armée impériale; ils étaient donc des
militaires que l'Angleterre et la France avaient le droit d'envoyer dans
des camps de concentration.
L'occupant s'est emparé d'approvisionnement considérables de matières
premières destinées à notre industrie nationale: il a saisi et expédié
en Allemagne les machines, les outils, les métaux de nos usines et de
nos ateliers. La possibilité du travail national ainsi supprimée, il
restait à l'ouvrier une alternative: travailler pour l'empire allemand,
soit ici, soit en Allemagne, ou chômer. Quelques dizaines de milliers
d'ouvriers, sous la pression de la peur ou de la faim, acceptèrent, à
regret pour la plupart, du travail de l'étranger; mais quatre cent mille
ouvriers ou ouvrières préférèrent se résigner au chômage, avec ses
privations, que de desservir les intérêts de la patrie; ils vivaient
dans la pauvreté, à l'aide du maigre secours que leur allouait le Comité
national de secours et d'alimentation contrôlé par les ministères
protecteurs d'Espagne, d'Amérique, de Hollande.
Calmes, dignes, ils supportaient sans murmure leur sort pénible. Nulle
part, il n'y eut ni révolte ni apparence de révolte. Patrons et ouvriers
attendaient avec endurance la fin de notre longue épreuve. Cependant,
les administrations communales et l'initiative privée essayaient
d'atténuer les inconvénients indéniables du chômage. Mais le pouvoir
occupant paralysa leurs efforts. Le Comité national tenta d'organiser
un enseignement professionnel à l'usage des chômeurs. Cet enseignement
pratique, respectueux de la dignité de nos travailleurs, devait leur
entretenir la main, affiner leurs capacités de travail, préparer le
relèvement du pays. Qui s'opposa à cette noble initiative, dont nos
grands industriels avaient élaboré le plan? Qui? Le pouvoir occupant.
.................................................
Mais l'Allemagne, par divers procédés, notamment par l'organisation
de ses "Centrales", sur lesquelles ni les Belges, ni les ministres
protecteurs ne peuvent exercer aucun contrôle efficace, absorbe une part
considérable des produits de l'agriculture et de l'industrie du pays.
Il en résulte un renchérissement considérable de la vie, cause de
privations pénibles pour ceux qui n'ont pas d'économies. La "communauté
d'intérêts" dont la lettre vante pour nous l'avantage n'est pas
l'équilibre normal des échanges commerciaux, mais la prédominance du
fort sur le faible.
Cet état d'infériorité économique auquel nous sommes réduits, ne nous le
présentez donc pas, je vous prie, comme un privilège qui justifierait
le travail forcé au profit de notre ennemi et la déportation de légions
d'innocents en terre d'exil.
L'esclavage, et la peine la plus forte du code pénal après la peine de
mort, la déportation! La Belgique, qui ne vous fit jamais aucun mal,
avait-elle mérité de vous ce traitement qui crie vengeance au ciel?
Il y a deux ans, entend-on répéter, c'était la mort, le pillage,
l'incendie, mais c'est la guerre! Aujourd'hui, ce n'est plus la guerre,
c'est le calcul froid, l'écrasement voulu, l'emprise de la force sur le
droit, l'abaissement de la personnalité humaine, un défi à l'humanité.
Il dépend de vous, Excellence, de faire taire ces cris de la conscience
révoltée. Puisse le bon Dieu, que nous invoquons de toute l'ardeur de
notre âme pour notre peuple opprimé, vous inspirer la pitié du bon
Samaritain!
Agréez, Monsieur le Gouverneur général, l'hommage de ma très haute
considération.
Signé: D.-J. Cardinal MERCIER,
Archevêque de Malines.
_Le gouverneur von Bissing ne répondit pas autrement que la première
fois. Évitant toute discussion directe, il se borna à reprendre les
arguments exposés le 26 octobre. Cela lui valut, de la part du cardinal,
une nouvelle protestation pleine de coeur et de dignité:_
Malines, le 29 novembre 1916.
Monsieur le Gouverneur Général,
La lettre (1.11254) que Votre Excellence me fait l'honneur de m'écrire,
sous la date du 23 novembre, est pour moi une déception. En plusieurs
milieux, que j'avais lieu de croire exactement renseignés, il se disait
que Votre Excellence s'était fait un devoir de protester devant les plus
hautes autorités de l'empire, contre les mesures qu'Elle est contrainte
d'appliquer à la Belgique. J'escomptais donc pour le moins un délai dans
l'application de ces mesures, en attendant qu'elles fussent soumises à
un examen nouveau, et un adoucissement aux procédés qui les mettent à
exécution.
Or, voici que, sans répondre un mot à aucun des arguments par lesquels
j'établissais, dans mes lettres du 19 octobre et du 10 novembre, le
caractère antijuridique et antisocial de la condamnation de la classe
ouvrière belge aux travaux forcés et à la déportation, Votre Excellence
se borne à reprendre dans sa dépêche du 23 novembre le texte même de sa
lettre du 26 octobre. Ses deux lettres du 23 novembre et du 26 sont, en
effet, identiques dans le fond et presque dans la forme.
D'autre part, le recrutement des prétendus chômeurs se fait, la plupart
du temps, sans aucun égard aux observations des autorités locales.
Plusieurs rapports que j'ai en mains, attestant que le clergé est
brutalement écarté, les bourgmestres et conseillers communaux réduits
au silence; les recruteurs se trouvent donc en face d'inconnus parmi
lesquels ils font arbitrairement leur choix.
Les exemples de ce que j'avance abondent; en voici deux très récents
parmi une quantité d'autres que je tiens à la disposition de Votre
Excellence. Le 21 novembre, le recrutement se fit dans la commune de
Kersbeek-Miseom. Sur les 4,323 habitants que compte la commune, les
recruteurs en enlevèrent 94, en bloc, sans distinction de condition
sociale ou de profession, fils de fermiers, soutiens de parents âgés et
infirmes, pères de famille laissant femme et enfants dans la Misère,
tous nécessaires à leur famille comme le pain de chaque jour. Deux
familles se voient ravir chacune quatre fils à la fois. Sur les 94
déportés, il y avait deux chômeurs.
Dans la région d'Aerschot, le recrutement se fit le 23 novembre: à
Rillaer, à Gelrode, à Rotselaer, des jeunes gens, soutiens d'une mère
veuve; des fermiers à la tête d'une nombreuse famille, l'un d'entre eux
qui a passé les 50 ans, a dix enfants, cultivant des terres, possédant
plusieurs bêtes à cornes, n'ayant jamais touché un sou de la charité
publique, furent emmenés de force, en dépit de toutes les protestations.
Dans la petite commune de Rillaer, on a pris jusqu'à 25 jeunes garçons
de 17 ans.
Votre Excellence eût voulu que les administrations communales se fissent
les complices de ces recrutements odieux. De par leur situation légale
et en conscience, elles ne le pouvaient pas. Mais elles pouvaient
éclairer les recruteurs et ont qualité pour cela. Les prêtres, qui
connaissent mieux que personne le petit peuple, seraient pour les
recruteurs des auxiliaires précieux. Pourquoi refuse-t-on leur concours?
A la fin de sa lettre, Votre Excellence rappelle que les hommes
appartenant aux professions libérales ne sont pas inquiétés. Si l'on
emmenait que des chômeurs, je comprendrais cette exception. Mais si l'on
continue d'enrôler indistinctement les hommes valides, l'exception est
injustifiée.
Il serait inique de faire peser sur la classe ouvrière seule la
déportation. La classe bourgeoise doit avoir sa part dans le sacrifice,
si cruel soit-il et tout juste parce qu'il est cruel, que l'occupant
impose à la nation. Nombreux sont les membres de mon clergé qui m'ont
prié de réclamer pour eux une place a l'avant-garde des persécutés.
J'enregistre leur offre et vous la soumets avec fierté.
Je veux croire que les autorités de l'Empire n'ont pas dit leur dernier
mot. Elles penseront à nos douleurs imméritées, à la réprobation du
monde civilisé, au jugement de l'histoire et au châtiment de Dieu.
Agréez, Excellence, l'hommage de ma très haute considération.
D.-J. Cardinal MERCIER,
Archevêque de Malines.
Après cette lettre cinglante, le gouverneur général ne dit plus rien.
Du moins, à l'heure où s'imprime cette brochure, on ignore encore s'il
trouva quelque réponse à y faire.
EXTRAITS DE LA Protestation publique rédigée par le Cardinal au nom de
l'Épiscopat.
Malines, le 7 novembre 1916.
................................................ La vérité toute nue est
que chaque ouvrier déporté est un soldat de plus pour l'armée allemande.
Il prendra la place d'un ouvrier allemand dont on fera un soldat. De
sorte que la situation que nous dénonçons au monde civilisé se réduit
à ces termes: Quatre cent mille ouvriers se trouvent malgré eux, et en
grande partie à cause du régime d'occupation, réduits au chômage. Fils,
époux, pères de famille, ils supportent sans murmure, respectueux de
l'ordre public, leur sort malheureux; la solidarité nationale pourvoit
à leurs plus pressants besoins; à force de parcimonie et de privations
généreuses, ils échappent à la misère extrême et attendent, avec
dignité, dans une intimité que le deuil national resserre, la fin de
notre commune épreuve.
Des équipes de soldats pénètrent de force dans ces foyers paisibles,
arrachent les jeunes gens à leurs parents, le mari à sa femme, le père à
ses enfants; gardent à la baïonnette les issues par lesquelles veulent
se précipiter les épouses et les mères pour dire aux partants un dernier
adieu; rangent les captifs par groupes de quarante ou de cinquante, les
hissent de force dans des fourgons; la locomotive est sous pressions;
dès que le train est fourni un officier supérieur donne le signal du
départ. Voilà un nouveau millier de Belges réduits en esclavage et, sans
jugement préalable, condamnés à la peine la plus forte du Code pénal
après la peine de mort, à la déportation. Ils ne savent ni où ils vont,
ni pour combien de temps. Tout ce qu'ils savent, c'est que leur travail
ne profitera qu'à l'ennemi. A plusieurs, par des appâts ou sous la
menace, on a extorqué un engagement que l'on ose appeler "volontaire".
Au reste, on enrôle des chômeurs, certes, mais on recrute aussi en
grand nombre--dans la proportion d'un quart, pour l'arrondissement de
Mons,--des hommes qui n'ont jamais chômé et appartenant aux professions
les plus diverses: bouchers, boulangers, patrons tailleurs, ouvriers
brasseurs, électriciens, cultivateurs; on prend même de tout jeunes
élèves de collèges, d'universités ou d'autres écoles supérieures.
Nous, pasteurs de ces ouailles que la force brutale nous arrache,
angoissés à l'idée de l'isolement moral et religieux où elles vont
languir, témoins impuissants des douleurs et de l'épouvante de tant de
foyers brisés ou menacés, nous nous tournons vers les âmes croyantes ou
non croyantes, qui, dans les pays alliés, dans les pays neutres, même
dans les pays ennemis ont le respect de la dignité humaine.
Lorsque le cardinal Lavigerie entreprit sa campagne anti-esclavagiste,
le Pape Léon XIII bénissant sa mission lui dit: "L'opinion est, plus
que jamais la reine du monde; c'est sur elle qu'il faut agir. Vous ne
vaincrez que par l'opinion."
Daigne la divine Providence inspirer à quiconque a une autorité, une
parole, une plume, de se rallier autour de notre humble drapeau belge,
pour l'abolition de l'esclavage européen!
Puisse la conscience humaine triompher de tous les sophismes, et
demeurer obstinément fidèle à la grande parole de saint Ambroise:
L'honneur au-dessus de tout!
Au nom des évêques belges:
Signé: D.-J. Cardinal MERCIER,
Archevêque de Malines.
Table des matières
AVANT PROPOS.
Chapitre I.--"C'est la guerre!"
Chapitre II.--Le buvetier boche et, la Brabançonne.
Chapitre III.--"Thank You."
Chapitre IV--A l'hôpital.
Chapitre V.--La Prise d'Anvers.
Chapitre VI--L'Exode.
Chapitre VII.--Dans les transes.
Chapitre VIII.--L'Allemand est là!
Chapitre IX.--Un hôte allemand.
Chapitre X.--Parole d'Allemand.
Chapitre XI.--Citoyen britannique.
Chapitre XII.--Ça se corse.
Chapitre XIII.--Un major désolé.
Chapitre XIV.--En Allemagne.
Chapitre XV.--La Stadvogtei.
Chapitre XVI.--La vie en prison.
Chapitre XVII.--Où il est parlé de menu.
Chapitre XVIII.--En ma qualité de médecin.
Chapitre XIX.--Quelques prisonniers intéressants.
Chapitre XX.--Maclinks et Kirkpatrick.
Chapitre XXI.--Un Suisse et un Belge.
Chapitre XXII.--Évasions.
Chapitre XXIII.--Espoir déçu.
Chapitre XXIV.--Un colloque.
Chapitre XXV.--Incidents et remarques.
Chapitre XXVI.--Question d'échange.
Chapitre XXVII.--Vers la liberté.
Chapitre XXVIII.--En pensant à l'Allemagne.
Chapitre XXIX.--D'autres réminiscences.
Chapitre XXX.--Un sous-officier alsacien.
Chapitre XXXI--En Hollande et en Angleterre.
Chapitre XXXII--Le Militarisme et le Militarisé.
Appendice
Extraits de la lettre du Cardinal Mercier: "Patriotisme et endurance".
Le voyage à Rome et la lettre pastorale: "A notre retour de Rome".
Démêlés du Cardinal avec les autorités allemandes.
Allocution du Cardinal Mercier.
Les protestations du Cardinal.
Extraits de la protestation publique.