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Le Pays (_3 novembre 1880_).
Le pays bleu, c'est l'Algérie avec son beau ciel. Rien n'y ressemble à
ce que nous voyons dans nos contrées changeantes sous les diverses
températures qui les éprouvent. A peindre les moeurs et les amours
étranges de ce pays qu'il a habité, M. France a déployé beaucoup
d'habileté; s'il cherche à passionner ses lecteurs, suivant son
habitude, il se tient pourtant dans une mesure convenable et qui le met
à l'abri des reproches que lui ont attirés quelques-uns de ses premiers
livres.
Pellerin.
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Le Panthéon de l'Industrie (_14 novembre 1880_).
Voici une oeuvre charmante et originale, roman algérien sauvage et
poétique, d'un style moitié biblique, moitié moderne, très châtié et
très imagé.
C'est l'histoire d'un débauché, Mansour, espèce de Don Juan arabe qui,
après avoir séduit la belle Meryem, la jeune femme de son propre père,
poursuit jusque dans sa vieillesse l'idéal d'amour, et en vient à
adopter une petite fille, Afsia, dont il se réserve la virginité...
Toute cette narration, écrite plutôt à la manière d'un poème que d'un
roman, est entremêlée de descriptions ravissantes, quelquefois un peu
risquées, mais dont l'audace est voilée d'un mysticisme oriental qui les
rend pleines de charme.
En tout cas, on préférera cette littérature tout idéale aux plates et
écoeurantes élucubrations de l'école naturaliste.