difficiles à traiter aujourd'hui. Il est clair, par exemple, que,
recherchant les secrets de la toilette, je ne pouvais passer sous
silence la coutume de l'épilation; que voulant reconstituer les règles
du savoir-vivre, j'étais bien forcé de rappeler qu'au seizième siècle
le meilleur monde autorisait sur beaucoup de points un laisser aller
qui révolterait notre société actuelle[300].
Afin de concilier le respect des bienséances avec mes devoirs
d'écrivain consciencieux, j'ai pris le parti de réserver pour un
Appendice facile à détacher du volume, les renseignements qui
s'adressent surtout aux érudits. On y trouvera aussi certaines pièces
que notre pruderie moderne,—pruderie dans les mots, s'entend,—ne m'eût
pas pardonné de produire au trop grand jour.
A tort ou à raison, nos pères n'y regardaient pas de si près. Ainsi,
au seizième siècle, les vers de Pierre Broë étaient répandus dans
toutes les écoles, et on les faisait apprendre par cœur aux enfants;
ils n'ont même été composés que pour cela. Et qu'on ne suppose pas
que ce soit là un fait isolé. En veut-on une preuve? Le vertueux
Mathurin Cordier, le pédagogue le plus accompli du seizième siècle,
celui qui avait pris pour devise: _Pietas et boni mores cum litterarum
elegantia_, publia vers 1563 des entretiens destinés à former les
mœurs des enfants, en même temps qu'à les familiariser avec la
langue latine. Le livre eut un immense succès, les éditions s'en
multiplièrent, et deux ou trois amis de la jeunesse se chargèrent de
le traduire en français.
J'ai sous les yeux une de ces traductions, donnée en 1672 sous ce
titre: _Nouvelle traduction des colloques de Mathurin Cordier.
Corrigée d'un grand nombre de fautes, et mise dans la pureté des deux
langues, pour la plus grande facilité des enfans_. J'en extrait trois
passages, qui suffiront pour donner une idée de l'ensemble.
LE MAISTRE.—D'où venez-vous?
L'ENFANT.—Je viens d'en bas.
LE MAISTRE.—Quelle affaire aviez-vous en bas?
L'ENFANT.—J'estois allé pour pisser[301].
Livre I, colloque 23, page 33.
ROSSET.—Je vous diray encore un autre usage du papier, et
très-fréquent au collége.
LE MOINE.—Quel?
ROSSET.—Je n'oserois pas le dire sans compliment[302].
LE MOINE.—Qu'est-il besoin de faire des compliments entre amis,
car les paroles ne puent pas.
ROSSET.—Je le diray donc, puisque vous le voulez.
LE MOINE.—Dites librement.
ROSSET.—Pour torcher son derrière au privé[303].
Livre I, colloque 27, page 41.
LE MAISTRE.—A quelle heure vous êtes-vous éveillé ce matin?
L'ENFANT.—Avant le jour; je ne sçay à quelle heure.
LE MAISTRE.—Qui vous a éveillé?
L'ENFANT.—Le réveilleur de la semaine est venu avec sa lanterne,
il a heurté fort à la porte de ma chambre...
LE MAISTRE.—Dites moy par ordre tout ce que vous avez fait depuis
ce temps-là. Vous autres, enfans, écoutez avec soin des oreilles
et de l'esprit, afin que vous appreniez à imiter vostre compagnon.
L'ENFANT.—Estant éveillé, je me suis levé du lit, j'ay mis ma
camisole avec mon pourpoint... je me suis bien peigné, j'ay
mis mon chapeau, j'ay mis ma robe; ensuite je suis sorty de
ma chambre, j'ay descendu en bas, et j'ay pissé contre la
muraille[304].
Livre II, colloque 54, page 210.
C'est ainsi qu'au seizième siècle, et même à la fin du dix-septième,
on entendait l'éducation des enfants. Nous en sommes revenus, et un
peu trop peut-être. A une si grande licence, innocente en somme, a
succédé une pudeur exagérée qui explique l'oubli dans lequel ont été
laissés les usages et la vie privée d'autrefois. L'histoire s'est
faite trop chaste et trop fière pour s'occuper de pareils détails.
Laissez-moi en citer un curieux exemple. Vers 1828, un homme de
talent, M. F. Barrière, découvre et publie les très intéressants
_Mémoires_ de Louis-Henri de Loménie, comte de Brienne. Il y rencontre
cette phrase: «Sa Majesté, me voyant entrer si matin dans sa chambre,
dont toutes les entrées m'étoient permises, même de sa garde-robe, où
j'entrois à toute heure, sans avoir eu besoin de brevet d'affaires,
_même quand elle étoit sur sa chaise percée_...» Ces derniers mots
révoltent M. Barrière, qui les supprime. Il en éprouve pourtant
quelque remords, et, dans une note perdue à la fin du volume, il
avoue qu'il n'a pas reproduit cette ligue parce qu'elle «figurait
assez mal dans une scène d'amour». Mais, barbare, notre littérature
n'est que trop riche en scènes d'amour; ce qui importait, c'était
de nous montrer dans quelle position, en dépit de l'étiquette, le
grand roi consentait à recevoir ses secrétaires d'État. Saint-Simon,
heureusement, a été moins réservé.
En voici assez, j'espère, pour excuser mon éditeur et moi. Les
lecteurs sont donc prévenus que je ne reculerai devant aucune des
exigences de mon sujet. C'est, d'ailleurs, une nécessité que je
subirai, n'ayant aucune envie de courir au-devant des occasions, et,
dans les moments difficiles, je m'effacerai autant que possible
pour laisser parler les documents contemporains. A cet égard, les
Appendices me seront d'une grande utilité. J'aurai soin, cependant,
de n'y insérer que des pièces historiques ayant directement trait
à la question et susceptibles de l'éclaircir. Quant aux gens qui y
chercheraient autre chose, je les avertis qu'ils chercheront en vain.
I
EXTRAIT DE LA _Civilité_ DE JEAN SULPICE[305],
_imitée en français par_ PIERRE BROË _en 1552_.
Sur toute chose amonester te veux
Que tu n'aies point le nez ord ne mourveux,
Car trop seroys à moquer et reprendre
S'on te voioyt distiler ou descendre
Du nez en bas la roupie ou morveau,
Qui te feroyt estre estimé pour veau.
D'un autre point aussi je t'amoneste:
Garde toy bien de te grater la teste
Devant les gens tant qu'à table seras.
Puces et poux aussy ne chasseras,
Ni autre beste ou meschante vermine,
Quoyqu'en ton doz ou en ton col chemine.
* * * * *
Mais de peter garde qu'il ne t'eschappe,
Retiens ce vent et en dedans l'atrappe,
Ferme le trou, joins les fesses ensemble
Et serre fort, encores qu'il te semble
Que la douleur te deust tant tormenter
Comme une femme approchant d'enfanter:
Car pour un pet ord, puant et infame
Fait à la table, il n'est homme ne femme
Qui ne te dist que tu es à outrance
L'un des plus grands archevilains de France.
J'en dis autant sur ce propos ici
Si tu avoys ocultement vessi:
Car quelque cas que die le stoïque[306],
Le rot, le pet et la vesse impudique
Sont reprouvez en bonne compaignie.
Il n'est celui qui sans honte le nie.
Nous avons vu plus haut[307] qu'Érasme prêchait une doctrine contraire
à celle qui est si poétiquement exposée ici, et qu'en 1613 encore on
enseignait aux enfants à NE PAS _retenir la ventosité du ventre_. Il
faut dire, à la louange de nos mœurs, qu'au milieu du dix-septième
siècle cette théorie n'était plus en faveur. Je n'en veux pour preuve
que les vers suivants, attribués à Saint-Évremont, et que j'extrais
d'un petit volume rare publié en 1661[308].
SUR UN PET QU'UN AMANT FIT EN PRÉSENCE DE SA MAISTRESSE.
Unique objet de mes désirs,
Philis, faut-il que mes plaisirs
Pour rien se changent en supplices,
Et qu'au mépris de vostre foy
Un pet efface les services
Que vous avez receu de moy?
Je sçay bien, ô charmant objet,
Que vous avez quelque sujet
D'estre pour moy toute de glace;
Et je confesse ingénûment,
Puisque mon cul fait ma disgrâce,
Qu'elle n'est pas sans fondement.
Si pourtant cet extrême amour
Dont j'eus des preuves chaque jour
Pour un pet s'est changé en haine,
Vous ne pouviez jamais songer
A rompre une si forte chaisne
Pour aucun sujet plus léger.
Mon cœur outré de déplaisirs
Estoit gros de tant de soûpirs,
Voyant votre amour si farouche,
Que l'un d'eux se trouva réduit,
Ne pouvant sortir par ma bouche,
A chercher un autre conduit.
S'il est vray qu'on n'ose nier
La porte à chaque prisonnier
Alors que la Princesse passe,
Ce pet pouvoit avec raison
Vous demander la mesme grâce,
Puisqu'il se voyoit en prison.
S'il ne s'est pas fort bien conduit,
Qu'il ait fait quelque peu de bruit
Lors qu'il se fraya cette voye,
C'est qu'il estoit si transporté
Qu'il fit en l'air un cry de joye
En recouvrant sa liberté.
Hélas! quand je viens à songer
A ce sujet foible et léger
Qui cause mon malheur extrême,
Je m'écrie en ma vive ardeur:
Falloit-il me mettre moy-même
Près de vous en mauvaise odeur?
Si pour un pet fait par hazard,
Vostre cœur où j'ay tant de part
Pour jamais de moy se retire,
Voulez-vous que d'oresnavant
Vous me donniez sujet de dire
Que vous changez au moindre vent?
II
SUR L'ÉPILATION.
Clément Marot raille ainsi les barbiers réduits au rôle d'épileurs:
Povres barbiers, vous estes morfonduz
De veoir ainsi gentilzhommes tonduz
Et porter barbe. . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . Plus comtes ne ducz
Ne peignerez; mais comme gens perduz
Vous en irez besongner chaudement
En quelque estuve, et là gaillardement
Tondre maujoinct et raser priapus[309].
Parmi les talents variés que prétend posséder le _Varlet à tout faire_
de Christophe de Bordeaux[310], figure l'art de manier dextrement le
rasoir:
Je suis fort bon barbier d'estuves
Pour raser et tondre maujoint.
La _Chambrière à tout faire_[311] est prête à rendre le même service
aux dames plus réservées. Je suis, dit-elle,
Fort bonne barbière d'estuves
Pour raser et tondre le cas.
L'auteur du _Banquet des chambrières_[312] nous introduit dans des
étuves où viennent d'entrer trois jeunes servantes délurées, Perrette,
Alizon et Ysabeau, conduites par une vieille commère, servante comme
elles. Les quatre femmes ont apporté de quoi déjeuner, mais on les
invite à se baigner auparavant:
Filles, montés sans babiller;
Si vous voulez deshabiller,
Le baing est désormais trop chaud.
Après le bain, la vieille se rendit dans un petit cabinet où
Quelque chambrière ou varlet
Luy ratissa d'ung vieil cousteau
Le ventre jusques à la peau.
Elle fut remplacée par Perrette, puis par Alizon,
Ausquelles on faucha leur prez.
Mais Ysabeau avait peur, et refusait de se laisser raser. Elle finit
cependant par céder:
La vieille ratissa en sorte
Que Babeau cuydoit estre morte.
Mais en fin elle fut moult fière
D'avoir ung si mignon derrière.
Le poëte, qui n'a pas eu tort de garder l'anonyme, nous apprend
ensuite que Babeau, ayant remis sa chemise, le repas commença:
La nappe fut près du baing mise,
Le petit banquet appresté.
Au chapitre des redevances curieuses, Sauval raconte que la comtesse
d'Auge recevait chaque année de ses vassaux un rasoir[313], dont
l'usage n'est d'ailleurs pas indiqué. Il est certain que, dans le
peuple et la bourgeoisie, la mode de l'épilation disparut en même
temps que l'habitude d'aller aux étuves. Un passage des _Facétieuses
paradoxes de Bruscambille_[314], passage que je ne veux pas
reproduire, montre bien qu'au seizième siècle la plupart des femmes
y avaient renoncé. Mais parmi les recherches de la coquetterie à
cette époque, il faut mentionner la coutume de s'épiler les sourcils,
de manière à ne conserver au-dessus des yeux qu'une ligne à peine
visible[315].
Dans le grand monde, l'épilation resta en honneur jusqu'à la fin du
dix-huitième siècle. En 1766, quand le duc d'Orléans épousa madame
de Montesson, l'époux reçut la chemise, le soir des noces, avec le
cérémonial usité à la cour. Le marquis de Valençay la présenta, et
le prince, se dépouillant de celle qu'il portait, offrit à tous les
assistants le spectacle d'une épilation complète, suivant les règles
de la plus brillante galanterie du temps. «Les princes et les grands,
ajoute Soulavie[316], ne consommaient des mariages ou ne recevaient
les premières faveurs d'une maîtresse qu'après cette opération
préalable.»
III
Voici le passage auquel je fais allusion, page 121:
«Le lendemain, j'entrai chez elle en même temps que sa femme de
chambre; elle fit tirer les rideaux et se leva. Tandis que ma sœur
préparait une chemise, madame, qui se trouvait debout vis à vis de
moi, laissa subitement couler celle qu'elle avait sur le corps, et
resta nue comme une statue de marbre. J'étais interdit et n'osais
lever les yeux sur elle... Quand je fus seul avec ma sœur, je lui
demandai si madame du Châtelet changeait ainsi de chemise devant tout
le monde; elle me dit que non, mais que devant ses gens elle ne se
gênait nullement, et elle m'avertit qu'une autre fois, quand pareille
chose arriverait, je ne fisse pas semblant de m'en apercevoir.
«Cependant, quelques jours après, au moment où elle était, dans
son bain, elle sonna. Je m'empressai d'accourir dans sa chambre;
ma sœur, occupée ailleurs, ne s'y trouvait point alors. Madame du
Châtelet me dit de prendre une bouilloire qui était devant le feu, et
de lui verser de l'eau dans son bain, parce qu'il se refroidissait.
En m'approchant, je vis qu'elle était nue, et qu'on n'avait point
mis d'essence dans le bain, car l'eau en était parfaitement claire
et limpide. Madame écartait les jambes, afin que je versasse plus
commodément et sans lui faire mal l'eau bouillante que j'apportais. En
commençant cette besogne, ma vue tomba sur ce que je ne cherchais pas
à voir. Honteux et détournant la tête autant qu'il m'était possible,
ma main vacillait et versait l'eau au hasard: «Prenez donc garde, me
dit-elle brusquement d'une voix forte, vous allez me brûler.» Force
me fut d'avoir l'œil à mon ouvrage, et de l'y tenir, malgré moi, plus
longtemps que je ne voulais.
«Cette aventure me parut encore plus singulière que le changement de
chemise. Je n'étais pas encore familiarisé avec une telle aisance de
la part des maîtresses que je servais... J'ai été à même de juger
que les grandes dames ne regardaient leurs laquais que comme des
automates. Je suis convaincu que madame du Châtelet dans son bain,
en m'ordonnant de la servir, ne voyait pas même en cela une ombre
d'indécence, et que mon individu n'était alors à ses yeux ni plus ni
moins que la bouilloire que j'avais à la main[317].»
Soulavie[318], de son côté, raconte le fait suivant, bien
invraisemblable de toute manière, et qui ne se concilie guère avec ce
que madame Campan nous dit de la réserve que montra toujours sur ce
point Marie-Antoinette: «Un ecclésiastique remarquable par son âge,
ses vertus et sa réputation dans une des parties de l'art de guérir,
appelé auprès de la Reine, la trouva nue, étendue dans un bain. Le
vieillard recule, elle le rappelle, et il est obligé de lui répondre
et de rester dans une situation où il pouvait admirer le plus beau
corps qu'eût jamais produit la nature.»
IV
J'ai parlé des colères de l'Église contre l'usage des faux cheveux et
les autres artifices de la coquetterie féminine. Mais les théologiens
s'exprimaient alors en tel style qu'il est difficile, même ici, de
citer la plupart d'entre eux, et en particulier les sermons de Menot
et de Maillard. J'emprunte l'extrait suivant à un moraliste plus
réservé, le brave père Arnoux, chanoine de Riez:
«Les filles vaines, les femmes hautaines, les veuves mignardes,
les damoiselles pompeuses et les dames superbes, pour punition de
l'ornement débordé qu'elles font à leurs cheveux et déguisement de
leurs sourcilleuses perruques, elles auront la teste pelée, car là
on ne verra plus ces belles perruques, ces cheveux blonds en forme
de casamate sur la teste esparpillez et ondoyans sur ces fronts
emperlez... Et pour punition du desbordement de vos superbes habits,
en enfer vous serez toutes nuës à vostre grande honte et confusion, de
quoy les diables feront de très grandes risées, vous reprochant haut
et clair devant tous toutes vos lubricitez, crimes et paillardises,
et tout ce que vous aurez fait de plus voluptueux et deshonneste, et
découvrant ignominieusement à la veuë de tous tout ce qu'en vostre
corps vous aurez de plus honteux, vous traînant toutes nuës par tout
l'enfer, à la veuë d'un chacun.
«Ha femmes! ha filles! ha damoiselles! ha mes dames que ne pensez-vous
à cela? Hélas, vous estes si vergongneuses et craignez tant la honte,
que pour rien au monde vous ne voudriez permettre qu'un homme vous
vist nuës une seule fois, et fut-il celuy que vous estimez qui vous
ayme le plus; et cependant vous n'avisez pas que pour punition de vos
vanitez et débordemens, mille et autres mille fois on vous traînera
nuës par tout l'enfer, non devant un homme, mais devant cent mille qui
à gorge déployée se mocqueront et riront de vous, voyant vos hontes
et vergongnes. De quelle confusion serez-vous saisies quand vous vous
verrez ainsi traînées toutes nuës, monstrant à découvert tout ce que
vous aurez de plus honteux, et menées en tel équipage par tout l'enfer
mille et mille fois le jour, avec le fanfare des trompettes que les
diables sonneront avec grandes risées et mocqueries, et criant:
Voyez, voyez, voicy la paillarde, voicy la p....n, voicy telle dame de
tel lieu, la nommant par son propre nom et surnom, laquelle tant et
tant de fois a paillardé, disant le nombre, avec un tel, et tant avec
un tel, et plusieurs fois avec beaucoup d'autres; voicy la paillarde,
voicy la p....n, venez, venez la voir!
«Et alors, cent mille et autres cent mille, qui très bien te
cognoistront, puis tous tes parens, ton père, ta mère, ton mary, et
tous tes voisins passionnez d'une haine mortelle à l'encontre de toy,
accourront te voir pour se rire et se mocquer de toy, disant l'un à
l'autre, la voilà la p....n! la voilà! Puis, s'accordans avec les
diables pour entièrement te confondre, tous ensemble crieront: Voicy
la paillarde, voicy la p....n, qu'elle soit donc tourmentée; sus, sus
les diables! sus démons, sus! sus furies infernales! jetez-vous sur
cette p....n, et qu'on luy rende autant de tourmens et de supplices
qu'elle a eu de plaisirs en sa vie!
«Femmes, ce n'est pas moy, mais c'est sainct Jean l'Évangéliste, qui
dit en son Apocalypse cela estre très véritable[319].»
NOTES:
[1] LARIVEY, _Les tromperies_, scène 4.
[2] «Sanis autem, et maxime juvenibus, tardius concedatur.»
[3] Dom CALMET, _Commentaire sur la règle de saint Benoît_, t. I, p.
563.
[4] Dom CALMET, _Commentaire sur la règle de saint Benoît_, t. II, p.
260.
[5] Dom CALMET, _Commentaire sur la règle de saint Benoît_, t. II, p.
236.
[6] «Lotis manibus et facie, cum tria manutergia pendeant simul
in claustro, non tergit ad aliud quam quod suis similibus est
deputatum, quia unum est pueris, alterum cantoribus, tertium idiotis.»
_Antiquiores consuetudines Cluniacensis monasterii_, lib. II, cap. X,
p. 62.
[7] _Commentaire_, etc., t. II, p. 275 et 276.
[8] CLAUDE DE VERT, _Explication des cérémonies de l'Église_, t. II,
p. 370.
[9] Voy. les _Mémoires de la duchesse de Mazarin_, dans les Œuvres de
SAINT-RÉAL, t. III, p. 578.
[10] Tome I, p. 487.
[11] Voy. J.-B. ALEGIANI, _Abrégé de la vie de B. Labre_, p. 48.—
MARCONI, _Vie de B. Labre_, p. 127.
[12] JAILLOT, _Recherches sur Paris_, quartier de la Cité, p. 26.
[13] Archives de Saint-Martin des Champs, citées par JAILLOT, quartier
Saint-Martin, p. 15.
[14] JAILLOT, quartier Saint-Jacques-la-Boucherie, p. 65.
[15] JAILLOT, quartier Saint-Denis, p. 37.
[16] JAILLOT, quartier Sainte-Opportune, p. 10.
[17] JAILLOT, quartier Saint-Benoît, p. 103.
[18] JAILLOT, quartier Saint-André, p. 46.
[19] JAILLOT, quartier Saint-André, p. 48.
[20] JAILLOT, quartier Saint-Martin, p. 15.
[21] _Lévitique_, chap. XV.
[22] Censier, cité par JAILLOT, quartier de la Cité, p. 155.
[23] Alors _rue des Estuves_.
[24] Alors _rue de Vernueil_.
[25] Alors _rue Aussel d'Argenteuil_.
[26] Jour.
[27] Sans différer.
[28] Voy. dans cette collection le volume intitulé: _L'annonce et la
réclame_.
[29] Titre LXXIII.
[30] Article 1.
[31] Article 2.
[32] Article 4.
[33] Manuscrit du fonds de Saint-Germain, cité par V. GAY, _Glossaire
archéologique_, p. 105.
[34] Serment.
[35] Article 4.
[36] Il se trouve seulement dans le manuscrit le moins ancien du
_Livre des métiers_.
[37] Article 4.
[38] Article 6.
[39] Article 5.
[40] _Les cent et sept cris, que l'on crie journellement à Paris_,
etc., 1545, in-12.
[41] _Chroniques_, liv. II, chap. CLXIII; édit. Buchon, t. II, p. 215.
[42] Voy. le _Glossaire archéologique_ de GAY, p. 104.
[43] DOUËT-D'ARCQ, _Comptes de l'hôtel_, p. 353 et 390.
[44] DOUËT-D'ARCQ, _Comptes de l'argenterie_, p. 230 et 350.
[45] Inventaire publié par J. Labarte, p. 75, 184 et 199.
[46] Firent grande chère.
[47] Maîtresse du Roi.
[48] _Chronique_, édit. MICHAUD, 1re série, t. IV, p. 280 et 281.
[49] Voy. entre autres, dans les _Cent nouvelles nouvelles_, les
contes I et III.
[50] Il ne faut pas oublier que la Cité finissait alors à peu près à
l'endroit où s'élève aujourd'hui le grand escalier du Palais, sur la
rue de Harlay.
[51] _Antiquités de Paris_, t. II, p. 273, 274 et 280.
[52] Édition de 1731, t. VI, p. 257.
[53] Voy. TALLEMANT DES RÉAUX, _Historiettes_, t. I, p. 147.
[54] _La ruelle mal assortie_, dans le _Nouveau recueil des pièces les
plus agréables de ce temps_, p. 114.
[55] _La contenance de la table_, in-8º goth. de 8 pages.
[56] «Si quid in solum dejectum est, emuncto duobus digitis naso, mox
pede proterendum est.» _De civilitate morum_, p. 12.
[57] _Historiettes_, t. I, p. 493.
[58] _Le voyageur à Paris, tableau pittoresque et moral de cette
capitale_, t. II, p. 95.
[59] «Subinde scabere caput apud alios parum decet.» P. 22.
[60] Page 44.
[61] Page 26.
[62] _Journal de Jean Héroard_, t. I, p. 386.—Sur ce sujet, voy. aussi
TALLEMANT DES RÉAUX, t. I, p. 37, et le _Journal de la santé de Louis
XIV_, p. 329.
[63] _Historiettes_, t. I, p. 8.
[64] _Aventures du baron de Fæneste_, liv. IV, chap. VII.
[65] Sœur.
[66] Aurez.
[67] Mal couverte.
[68] Querelleuse.
[69] Tome I, p. 171.
[70] _Le procès des femmes et des pulces_. Paris, in-8º goth.
[71] Paris, 1539, in-32, p. 18.
[72] Voy. B. DE MONTFAUCON, _Monumens de la monarchie françoise_, t.
V, p. 314.
[73] Dans le _Nouveau recueil des pièces les plus agréables de ce
temps_, p. 1 et suiv.
[74] Pages 15 à 17.
[75] Les actes officiels les nomment dans la suite _Barbiers_,
_Perruquiers_, _Baigneurs_, _Étuvistes_.
[76] Bibliothèque nationale, manuscrits Delamarre, Arts et métiers, t.
II, fº 112.
[77] J. B. DE LA SALLE, _Les règles de la bienséance et de la civilité
chrétienne_, p. 11.
[78] _Mémoires_, édition PETITOT, t. XXXVI, p. 354, et t. XXXIX, p.
384.
[79] _Journal de la santé de Louis XIV_, p. 320.
[80] TALLEMANT DES RÉAUX, t. I, p. 112, et t. IX, p. 370.
[81] Pages 10 à 15.
[82] _Nouveau traité de la civilité qui se pratique en France parmi
les honnestes gens_, par Ant. DE COURTIN, 1675, in-12. Je cite la
huitième édition, imprimée en 1695.
[83] Page 75.
[84] Page 263.
[85] Voy. aussi l'_Histoire de la coiffure des dames en France_, par
G. D'ÈZE et A. MARCEL, qui vient de paraître chez Ollendorff.
[86] _Galonner_ la barbe ou les cheveux, c'était les diviser en
plusieurs touffes autour desquelles on enroulait des fils d'or ou
d'argent. Le sens actuel du mot galonner est venu de là. On nommait
_gallon_ l'instrument employé pour galonner la barbe ou la chevelure.
[87] TALLEMANT DES RÉAUX, t. II, p. 246.
[88] Dans Éd. FOURNIER, _Variétés historiques_, t. X, p. 29.
[89] Tome VII, p. 164.
[90] Tome II, p. 23.
[91] Voy. MÉNAGE, _Dictionnaire étymologique_, édit. de 1750, au mot
_Cadenette_; et TALLEMANT DES RÉAUX, t. Ier, p. 399.
[92] Page 17.
[93] _Vers à la Fronde sur la mode des hommes._
[94] _La pompe funèbre de Voiture_, dans les _Œuvres_ de Sarazin,
édit. de 1696, p. 259.
[95] C'était là un usage déjà ancien, car on lit dans la _Description
de l'isle des Hermaphrodites_: «Quand cela estoit parachevé, il en
venoit un autre (_un homme_) ayant en la main un petit pinceau de fer,
duquel il se servoit pour tirer l'abondance des poils des sourcils, et
n'y laisser qu'un traict fort délié pour faire l'arcade.» Page 10.
[96] _Dictionnaire de Trévoux_, édit. de 1771.
[97] _Diverses leçons_ [1625], liv. Ier, chap. XXI; t. II, p. 141 et
148.
[98] Voy. _Les hommes illustres_ de PERRAULT, édit. de 1696.
[99] CLÉMENT d'Alexandrie, _Pædagogus_, lib. III, cap. XI.
[100] TERTULLIEN, _De cultu feminarum_, lib. II, cap. VII.—M.
Quicherat, qui traduit inexactement ce passage, en tire la conclusion
inexacte que l'exploitation des têtes vivantes n'était pas alors
pratiquée. Voy. son _Histoire du costume_, p. 189.
[101] Édit. Lalanne, t. VIII, p. 35.
[102] Édit. Téchener, t. I, p. 148.