Il a été fait en 1902 un total de 25.728 mariages, exactement, à Paris.
Comme l'on connaît l'âge de chacun des conjoints, il est facile de
savoir à quelle période de la vie les gens entrent le plus fréquemment
dans les liens conjugaux. Tout d'abord, il faut indiquer les limites
extrêmes. Elles sont fort distantes l'une de l'autre: on commence à se
marier à 16 ans et même un peu avant, et l'on continue à 70 ans et même
après. En 1902 se sont mariées 41 Parisiennes de moins de seize ans et 4
de 70 ans et plus. Il ne s'est point marié de Parisiens de moins de 16
ans, mais on en compte 113 ayant de 16 à 19 ans qui sont entrés dans la
vie conjugale. L'âge où l'homme se marie le plus à Paris, c'est de 25 à
29 ans. Pour cette période nous comptons plus de 11.000 mariés, alors
qu'aux périodes immédiatement précédente et suivante (20 à 24 et 30 à
34), le chiffre est très inférieur: 4.000 environ. L'âge d'élection de
mariage des femmes est moins caractérisé. Il y a bien un maximum pour la
période de 20 à 24 ans; mais on se marie encore beaucoup à la période
suivante. De 20 à 24 ans, nous comptons 9.621 mariages; de 25 à 29,
6.267. A mesure que l'on considère des âges plus avancés, la proportion
des hommes l'emporte de plus en plus sur celle des femmes. Dans les
mariages tardifs, la proportion des hommes âgés est nettement supérieure
à celle des femmes âgées. Il faut remarquer que si l'on considère la
différence d'âge des époux, il y a à Paris une forte proportion de
mariages où l'épouse est plus âgée que l'époux pour les unions où le
mari est le plus âgé.
En 1902, il a été célébré 25.728 mariages, avons-nous dit. Or, dans
18.073 cas, le mari était le plus âgé; mais dans 7.155 cas il était le
plus jeune. C'est dans les XVIIe et XVIIIe arrondissements que la
proportion des mariages à mari plus jeune est le plus élevée. La
différence d'âge peut être considérable. Elle varie de 1 à 25 ans et
plus; dans 73 unions, la différence d'âge était de plus de 20 ans à
l'avantage de la femme, «Avantage» est une forme de langage qui pourrait
se discuter.
[Illustration: A VALESCURE.--Une fontaine de Théodore Rivière. Phot.
Bandieri.
_La colonie étrangère qui hiverne a Valescure, sur la Côte d'Azur, a eu
la généreuse idée de doter ce joli faubourg de Saint-Raphaël d'une
fontaine artistique et en a confié l'exécution au sculpteur Théodore
Rivière: notre photographie permet d'apprécier la conception fantaisiste
de l'artiste. Cette fontaine a été inaugurée le 27 février._]
[Illustration: A ROME.--Un cyprès historique abattu par un orage. _Phot.
Abeniacar._
Au musée des Thermes, à Rome, il y avait, au milieu du cloître des
chartreux, édifié par Michel-Ange, des cyprès qui, d'après la légende,
étaient contemporains du génial artiste et qu'on entourait d'une pieuse
vénération. L'avant-dernier de ces arbres vient de s'abattre, miné par
les ans et achevé par un violent orage.]