Heureux habitants de Stockholm et que leur sort nous apparaît enviable!
[Illustration: Kiosque téléphonique public à Stockholm.]
Alors que, chez nous, pour téléphoner à notre femme que nous ne rentrons
pas dîner, à un ami que nous venons dans une demi-heure le surprendre et
partager son brouet, il nous faut courir à la recherche d'un bureau de
poste, solliciter l'employé embusqué derrière son grillage, subir
l'interminable attente d'un tour problématique, si bien que le mieux que
nous ayons à faire est souvent de prendre une voiture,--ils ont, là-bas,
le long de promenades, de commodes cabines pas beaucoup plus
décoratives, évidemment, que les kiosques de nos boulevards, mais
ingénieusement disposées, avec leur partie inférieure à claire-voie,
pour qu'on puisse voir, en passant, si elles sont occupées. Et de là,
moyennant dix centimes glissés dans une fente semblable à celle de nos
distributeurs automatiques, on met en branle la sonnette d'appel
et,--qui sait,--peut-être a-t-on immédiatement, sans poser si peu que ce
soit, la communication demandée.